Un final en OR ?

  • Sam 02 mars 2013
Manu Portet sort la tête haute de ses premiers Mondiaux de SUP ISA ! by F.Debaecker. Manu Portet sort la tête haute de ses premiers Mondiaux de SUP ISA ! by F.Debaecker.

Jeudi, les SUP racers Eric Terrien et Yoann Cornelis avaient décroché leurs tickets pour la finale de la beach race (samedi matin, heure locale). Ce vendredi, Manu Portet, Caroline Angibaud, Antoine Delpero et Olivia Piana avaient une chance eux aussi de participer aux finales.

Heat piège. Deux Sud Af dans la même série. Un petit air de déjà vu l'année dernière avec la même configuration qui avait été fatale à Jérémy Massières dans les repêchages. Alors Manu Portet était averti. Et il avait décidé d'attaquer fort pour faire courir au score les deux Sud Africains et éviter de se faire bloquer au peak dans son choix de vague. Mais malheureusement, il commence par une petite vague et ne score que 5,0. La suivante est tombée et Bing fit bang avec deux longues vagues qui lui permettent de se mettre à l'abri et de vite prendre ses 13,77. Chris Bertish dans un style très lent est le maillon faible qu'il faut faire sauter. Manu s'y emploi et trouve enfin une belle rampe qu'il "masterise" fond bord en multipliant ses rollers backside qui font voler des gerbes d'eau et qui scrorent sur les feuilles des juges. Quand il repart au large, Thierry, le doc du staff français, l'encourage à s'époumoner dans son style si particulier. Nous attendons longtemps les notations. Quand elles arrivent, les juges délivrent 7,53 pour le basque et 7,90 pour un résidu de houle surfouillé par Chris Bertish. Le temps de remonter au peak, la messe est dite, Manu Portet est éliminé mais il aura montré l'étendu de son talent.

C'est donc avec inquiétude que nous avons observé le heat suivant : avec Jose Gomez, Sean Poynter et Beau Nixon l'australien, Antoine Delpero ne doit surtout pas s'endormir sur ses lauriers de champions du monde.
D'autant que dès le début du heat, le vice champion du monde du SUWT, Sean Poynter, travaille une longue droite (voir les faits du jour en vidéo en bas de page) à 9,17. Un super score enchainé avec une seconde vague à 7,10, l'américain soigne son choix de vague en étant patient au large pour ensuite dérouler ses moves et prendre les points. Une stratégie qu'il a respectée tout au long du championnat du monde ISA. Heureusement, Antoine Delpero va le marquer au score pour sortir une première vague à 5,93 et finalement se mettre à l'abri avec une seconde à 6,67. Il ne lui reste ensuite qu'à contrôler le péruvien Jose Gomez et Beau Nixon qui, fait surprenant, passe un peu à côté de son heat. Antoine Delpero et Sean Poynter en finale, il leur faut deux autres finalistes et c'est dans le tableau de repêchage qu'il faudra aller les trouver.
Cela va se jouer dans un premier temps entre Tamil Martino le péruvien, Justin Bing et Chris Bertish les Sud Af, et le bouillonnant australien Justin Holland. Alors que ce dernier et Tamil Martino emballent le heat, les deux Sud Af sont transparents, ils ne tiennent pas la comparaison d'autant que le jeune péruvien, transcendé par son public, envoit de gros rollers spectaculaires. S'il tourne parfois à plat, il sait aussi prendre des risques et pousser fort pour envoyer des moves. Avec 14,03 au compteur, il est en finale des repêchages. Holland et Martino, pour accéder à la grande finale, doivent encore défaire les deux perdants du heat d'Antoine Delpero et Sean Poynter, à savoir Gomez et Nixon.
Ce sera longtemps indécis entre tous les riders, Justin Holland y a longtemps cru. Mais Tamil Martino l'a encore surpris. Beau Nixon, que l'on voyait encore passer à côté de ce heat décisif, sort juste avant le coup de trompe une grosse vague à 8,87 qui le fait passer in-extrémiste en tête. Martino le péruvien et Nixon l'australien seront donc en finale avec Poynter et Delpero. Cette finale sera indécise et certainement pleine de rebondissements. Antoine pourra-t-il comme l'année dernière emballer cette ultime série et élever son niveau par exemple en plaçant quelques cutbacks reverse, move qu'il maitrise mais qu'il n'a pas pas encore sorti en série ? C'est la question du jour et certainement une des clefs d'une nouvelle médaille française.
A voir aussi si la houle baissera demain matin, chose qui pourrait perturber Sean Poynter ou Beau Nixon, qui ont toujours scorer sur de plus gros sets.

 

Chez les filles, dans le heat, Iballa Moreno, grande compétitrice et très sure dans ces moves, passe avec la brésilienne Nicole Pacelli au troisième round, obligeant ainsi Shakira Westdorp et Brissa Malaga à passer par les repêchages. Elles retrouvent Tammy Robarts et Caroline Angibaud. En toute logique, la française Angibaud et l'australienne Westdorp accèdent à la finale.

Les séries de surf étant ainsi "bâchées", l'organisation a basculée sur la qualification de la beach race féminine. Pas de surprise côté française, Olivia Piana, la française de la Ciotat engagée sur cette épreuve, se qualifie facilement et termine seconde derrière Angela Jackson. Les deux rideuses sont évidemment favorites, elles ont déjà été médaillées sur la longue distance.

Peu après cette qualification, Stéphane Corbinien, le team manager des français, a décidé d'engager Manu Portet et Serge Lougarot (conseiller technique national à la FFS) dans l'épreuve  de paddelboard dans les vagues et ce, afin de soigner le classement par équipe. Si Lincoln Dews, Brad Gaul et Ryan Butcher constituent le podium logique, le basque nous a simplement bluffé en collant aux meilleurs sur une planche prêtée qu'il ne connaissait évidemment pas.
Mais il a ramé à la perfection A l'arrivée, et même s'il a été un temps donné disqualifié pour une histoire de dossard non identifié, Manu décroche une belle 7ème place. Hallucinant ! En fin de journée, le team France (Caroline Angibaud, Olivia Piana, Yoann Cornelis et Eric Terrien) a aussi participé aux qualifications du relais (épreuve mixte de paddleboard et de SUP race). L'équipe termine troisième derrière l'Afrique du Sud et le Canada. Elle sera donc demain en finale.

Demain,  place donc aux finales, et comme le souligne le team manager de l'équipe de France, Stéphane Corbinien : "La France est la seule nation avec l'Australie à avoir un concurrent en finale dans les épreuves où elle est engagée." Ce qui prouve le niveau du stand up français au plus haut niveau.

Texte Franck Debaecker/Getupsupmag.com/FFS

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