Stéphane SISCO

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« Je suis impressionné par l'obéissance qu'ont les Portugais » - Maxime Castillo, N.11 mondial de bodyboard

Depuis bientôt trois semaines, nous publions les témoignages de nos surfeurs afin de savoir comment ils s'organisent, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire.
Aujourd'hui : Maxime Castillo, N.11 mondial de bodyboard

 

CASTILLO c9ecc4b4 f9de 4903 ab59 d8fbb4f5c2c1« Je suis au Portugal, à Nazaré, avec ma copine, dans mon appartement. Franchement, je vis plutôt bien ce confinement. Il faut dire que les règles sont plus cool au Portugal. On n'est pas en confinement total comme en France. C'est aussi parce que les Portugais sont très respectueux. Ils m'impressionnent sur la discipline qu'ils ont. Tout le monde est cloîtré chez soi, même si on peut sortir sans autorisation. Je peux ainsi sortir une à deux fois par jour sans avoir de papier à remplir, je peux aller voir la mer. Je fais évidemment attention à rester un maximum chez moi mais c'est un peu plus tranquille quand même.
Pour m'occuper, je fais des choses simples. Je ne vois pas trop le temps passer. Je fais des exercices physiques. Je bosse à fond en workout sur tous les à-côtés du sport. Je travaille sur pas mal de projets personnels. J'ai ouvert un compte Linkedin. Je vais bientôt sortir ma chaine YouTube. Je pense à une manière différente de proposer du contenu à ceux qui me suivent. Je fais du tri dans toutes les vidéos des derniers mois.
Le plus dur ? C'est de ne pas avoir une vie normale. Ne pas pouvoir surfer quand on en a envie. Ne pas pouvoir sortir au restaurant. Ne pas pouvoir voyager. Mais c'est un mal pour bien. On doit tous le faire. En tant que professionnel, ce n'est pas évident car toutes les compétitions sont annulées ou reportées dans le monde entier. On a tous des soucis personnels, on a aucune certitude sur rien.
Je suis surpris par l'obéissance des Portugais et a contrario par la désobéissance des Français. On est dans une période très difficile dans le monde entier. J'ai été choqué par le temps que ça a pris pour que les Français se rendent compte de la gravité du virus. Avant le confinement obligatoire, tout le monde est sorti en boite, a fait la fête. Personnellement, j'avais déjà limité mes sorties bien avant que l'on soit en confinement début mars.
J'espère que le message va enfin passer et être respecté. Restez chez vous ! Ne pensez pas qu'à vous mais aux autres. Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour les autres ! C'est ensemble que l'on va réussir à vaincre ce virus. »

 

Déjà parus
Vincent Duvignac, champion du monde par équipes de surf 
Amandine Chazot, championne du monde par équipes de Stand Up Paddle
Eric Dargent, vice-champion du monde de Para Surf
Jérémy Florès, n.10 mondial
Antoine Delpero, champion du monde de longboard
Michel Bourez, n.13 mondial
Justine Dupont, surfeuse de grosses vagues
Amaury Lavernhe, champion du monde de bodyboard
Caroline Angibaud, vice-championne du monde Sup surf
Maud Le Car et Joan Duru, surfeurs pros
Thomas Debierre, champion du monde juniors
Gaspard Larsonneur, champion de France 2019
Martin Vitry, champion d'Europe de Stand Up Paddle
Alice Lemoigne, championne du monde de longboard
Pierre-Louis Costes, champion du monde de bodyboard
Charly Martin, surfeur pro
Jorgann Couzinet, surfeur pro

 

« Le bon déroulement de la saison d’été sera déterminant pour l’avenir du club » Surfing Saint Gilles (Pays de la Loire)

  • Publié dans Surf
  • 08 avril 2020

Nous publions, depuis bientôt 3 semaines, les témoignages de dirigeants de clubs afin de savoir comment leur association s'organise, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire.

Aujourd'hui : Surfing Saint Gilles (Pays de la Loire)


« Nous avons pris les premières mesures dès l’instant où nous avons su que les établissements scolaires fermaient. Une initiative anticipée prise en concertation avec plusieurs structures locales. Dans un premier temps, nous avons décidé de suspendre la reprise des cours « club », qui devait avoir lieu le samedi 14 mars, ainsi que de fermer l’accès à nos vestiaires. En revanche, il était encore possible pour les licenciés d’avoir accès aux planches. Les mesures se sont finalement durcies et ont entrainé la fermeture totale du club. Nous restons cependant joignables par mail et assurons une veille quotidienne à distance. Il faut déjà essayer de préparer « l’après ». Nous avons bien entendu relayé tous les messages sanitaires à nos licenciés en leur rappelant qu’il était impératif de rester chez soi et de respecter le confinement. Tout le monde a vite pris conscience de la situation en adoptant un comportement raisonné et responsable.
Nous gardons le contact avec nos licenciés de différentes manières en publiant des articles et des vidéos sur notre site. N’hésitez pas à aller faire les curieux : il y a de récentes interviews de nos athlètes Tristan Guilbaud, Hina Conradi… Vice-Champion du monde Para-surf 2020, Philippe Naud sera prochainement mis à l’honneur. Nous avons des groupes de messagerie sur les réseaux sociaux avec les compétiteurs du club, mais aussi avec les différents cours loisirs. On les incite à regarder un maximum de vidéos de surf et à faire des exercices physiques quotidiens. On se lance des défis amusants. Cela permet de rester en contact, de rigoler, d’imaginer nos futures sessions… On se dit que, quand on retournera à l’eau, nous n’aurons plus les gants, ni les chaussons !
Cette crise intervient en pleine dynamique de reprise d’activité : nous avions juste recommencé les séances d’entraînements de la section surf du collège public Pierre Garcie-Ferrande. Nous devions aussi accueillir le collège privé des Épinettes pour des séances découvertes. La saison de compétition venait de reprendre avec la Coupe de Ligue de Saint-Jean-de-Monts. Les épreuves de Longeville-sur-mer et de Bretignolles, qui devaient se dérouler les week ends suivants ont été annulées. Du 10 au 13 avril, le club avait programmé un séjour sportif à Biarritz à l’occasion de la Quiksilver Maïder Arosteguy. Les jeunes ont été forcément déçus mais ce n’est que partie remise. Nous espérons pouvoir organiser les championnats départementaux prévus en mai, ainsi que notre traditionnelle journée 100% Filles et Mie Câline Day. Les plannings seront chamboulés mais nous ferons au mieux pour satisfaire l’ensemble de nos licenciés.
Les salariés et notre stagiaire en formation BP JEPS aux Sables d’Olonne sont en chômage partiel depuis le 15 mars. Ça serait mentir de dire que nous ne sommes pas inquiets. L’activité touristique est notre source de revenu principale pour payer nos salariés et faire fonctionner le club à l’année. Nous mettrons tout en œuvre pour maintenir le club avec le soutien de la municipalité et de nos partenaires. Mais il est évident que le bon déroulement de la saison d’été sera déterminant pour l’avenir du club.
Mais tout cela est secondaire. Des vagues, il y en aura toujours, alors patience ! Le plus important est que toute la population participe au respect des consignes de confinement. C’est forcément frustrant de rester cloitré chez soi et encore plus en période de vacances. Mais pensons à l’ensemble du personnel médical et à tous les travailleurs qui font preuve d’un engagement remarquable. Plus tôt les efforts seront faits, plus tôt nous pourrons retourner surfer ! En attendant prenez soin de vous et de vos proches. »

 

Déjà parus
Lacanau Surf Club (Gironde)
Cotentin Surf Club (Normandie)
Anglet Surf Club (Pyrénées atlantiques)
Comité Guadeloupe
Ocean Surf Club (St Jean de Monts, Vendée)
Hossegor Surf Club (Landes)
Ligue de Bretagne
Annecy Stand Up Paddle Club (Haute Savoie)
WSA (Guidel, Morbihan)
Ligue Nouvelle-Aquitaine
Cigale Surf Club (Ste Maxime, Var)
le Bascs ( Biarritz, Pyrénées atlantiques)
Surf Club Royan Atlantique (Royan Charente Maritime)
Ocean Roots (Arcachon, Gironde)

 

 

« Je prends du temps pour me remettre correctement de ma blessure au genou » - Jorgann Couzinet, surfeur pro

  • Publié dans Surf
  • 07 avril 2020

COUZINET ea7c11f3 4058 4dfc 8e15 6be64a4bdf08Depuis bientôt trois semaines, nous publions les témoignages de nos surfeurs afin de savoir comment ils s'organisent, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire.
Aujourd'hui : Jorgann Couzinet, surfeur pro

 

« Je suis à Capbreton avec ma copine et ma chienne. Ça se passe franchement plutôt pas mal. Je prends du temps pour me remettre correctement de ma blessure au genou et pour me reposer. Je m’occupe l’esprit, je fais des trucs que je n’ai pas souvent l’occasion de faire. Comme lire et me renseigner sur pas mal de choses, notamment en ce qui concerne l'alimentation. 
Le plus difficile est, évidemment pour moi, de ne pas pouvoir aller surfer, de ne pouvoir progresser et peaufiner mon surf pour la qualification sur le CT.
Ça fait bizarre de voir les plages et les rues totalement vides. Ça donne l’impression d'être dans un film de science fiction, genre Resident Evil (rires) !
J’espère simplement que tout le monde prend son mal en patience. Que personne ne prend ce fichu virus à la légère vu le nombre de personnes déjà parties là-haut. »

 

 

 

 

Déjà parus
Vincent Duvignac, champion du monde par équipes de surf 
Amandine Chazot, championne du monde par équipes de Stand Up Paddle
Eric Dargent, vice-champion du monde de Para Surf
Jérémy Florès, n.10 mondial
Antoine Delpero, champion du monde de longboard
Michel Bourez, n.13 mondial
Justine Dupont, surfeuse de grosses vagues
Amaury Lavernhe, champion du monde de bodyboard
Caroline Angibaud, vice-championne du monde Sup surf
Maud Le Car et Joan Duru, surfeurs pros
Thomas Debierre, champion du monde juniors
Gaspard Larsonneur, champion de France 2019
Martin Vitry, champion d'Europe de Stand Up Paddle
Alice Lemoigne, championne du monde de longboard
Pierre-Louis Costes, champion du monde de bodyboard
Charly Martin, surfeur pro

Informations gouvernementales au 6 avril 2020

Veuillez trouver ci-dessous l’actualisation de la FAQ gouvernement (les éléments nouvellement apportées sont surlignés).

Pour rappel, le ministère des Sports a mis en ligne une FAQ dédiée aux questions du périmètre SPORT.

 

http://sports.gouv.fr/accueil-du-site/a-savoir/article/foire-aux-questions-sports-covid19

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus

http://www.sports.gouv.fr/accueil-du-site/a-savoir/article/foire-aux-questions-sports-covid19


« Notre priorité est de maintenir nos emplois permanents » - Lacanau Surf Club (Gironde)

  • Publié dans Surf
  • 07 avril 2020

Nous publions, depuis bientôt 3 semaines, les témoignages de dirigeants de clubs afin de savoir comment leur association s'organise, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire. 

Aujourd'hui : Lacanau Surf Club (Gironde)


« Le club est fermé depuis le dimanche avant le confinement (soit le 15 mars, ndlr). Nous avions pris la décision de participer à la braderie de Lacanau, mais malheureusement la situation COVID-19 semblait prendre une ampleur telle, que nous avons décidé de fermer jusqu’à nouvel ordre. Deux jours plus tard, le Président de la République annonçait le confinement. Désormais, Raphaëlle, Lydie, Ludovic et Nicolas, nos quatre salariés sont au chômage partiel en attendant que la situation s’améliore.
Nous avons évidemment relayé les messages sanitaires à vos licenciés. Lydie, notre content manager, a relayé très rapidement les messages gouvernementaux et ceux de la FFSurf, via les réseaux sociaux. Cela était largement nécessaire vu le comportement de certains qui continuaient à aller à l’eau.
Ludo et Nico sont entrain de mettre en place des tutos techniques, environnementaux et physiques pour proposer à nos adhérents de s’occuper pendant cette période de confinement.
Nous devions accueillir les championnats UNSS et Open. Tout est en stand by. Le plus compliqué, c’est la période de vacance de printemps, avec l’embauche des premiers saisonniers. Il faut savoir que pour la plupart des grosses structures associatives en France, l’activité "école de surf" est la seule façon de faire vivre leur activité de club. La saison 2020 va être un sacré exercice de funambule à gérer.
Nous ne craignons absolument pas pour l'avenir du club. On fait face à une situation exceptionnelle et il faut s’y adapter. On va s’y adapter, et on fera face, quitte à faire des sacrifices dans les actions à mener cette année. Raphy, notre secrétaire administrative, travaille avec le conseil d’administration du club sur tous les scénarios possibles pour cette saison 2020. Notre priorité c’est de maintenir nos emplois permanents et assurer une activité club optimale malgré la situation.
Nous allons donner l’impression de radoter, mais il est vraiment important que tout le monde se protège et protège les autres. Le confinement, c’est une première, est la seule manière, en absence de traitement efficace, de stopper la propagation d’un virus. Le XXIe siècle connait son premier conflit mondial, contre un ennemi invisible. On est en guerre et par respect pour nos soldats (personnel médical de tous genres) il faut RESTER CHEZ NOUS.
Cette fois-ci, on se rend bien compte de la chance que l’on a de vivre de cette passion qu’est la glisse, en se voyant privé de sa pratique pour quelques semaines. Mais il faut garder à l’esprit que son retour sera une vrai délivrance, et on en sera qu’encore plus heureux de la vivre ! Bon confinement à toutes et tous ! »

 

Déjà parus
Cotentin Surf Club (Normandie)
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« J'évite tout déplacement inutile » Charly Martin, surfeur pro

  • Publié dans Surf
  • 06 avril 2020

Depuis plus de deux semaines, nous publions les témoignages de nos surfeurs afin de savoir comment ils s'organisent, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire.
Aujourd'hui : Charly Martin, surfeur pro


« Bonjour tout le monde. Je suis actuellement en Guadeloupe dans la commune du Moule, accompagné de ma Maman. Je pense que les choses sont un peu différentes ici. Même si j’évite tout déplacement inutile, j’ai la chance de vivre en face de la mer, au soleil. Vue la situation actuelle, j’ai de la chance. J’ai une micro salle de sport sur mon balcon donc j’y passe pas mal de temps. Pour m'occuper ,c'est de la lecture, backgammon, téléphone et je mange aussi beaucoup ! Je ne reprendrai au mieux le tour mondial qu'en juin, si tout se passe bien, donc je me fais plaisir.
Le plus dur c'est le manque de surf et de liberté de mouvement. Mais je n'ai pas souvent l’occasion d’être chez moi sans avoir une échéance en tête. Je prends donc les choses du bon côté. En tout cas tout est OK pour l’instant. Je suis surpris par le manque de dépistages, de moyens et d’actions concrètes de la part de nos dirigeants.
Mon message ? Soyons solidaires le plus possible et évitons tout comportement dangereux. Gardons le sourire et profitons de nos proches. Et puis un grand Merci et bon courage aux personnels hospitaliers dans ce moment difficile, ainsi qu’aux personnes enfermées dans de mauvaises conditions. »

 

Déjà parus
Vincent Duvignac, champion du monde par équipes de surf 
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Caroline Angibaud, vice-championne du monde Sup surf
Maud Le Car et Joan Duru, surfeurs pros
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Alice Lemoigne, championne du monde de longboard
Pierre-Louis Costes, champion du monde de bodyboard

 

« L'organisation des 20 ans du club est en stand by » - Cotentin Surf Club (Normandie)

  • Publié dans Surf
  • 06 avril 2020

Nous publions depuis plus de 15 jours les témoignages de dirigeants de clubs afin de savoir comment leur association s'organise, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire. 

Aujourd'hui : Cotentin Surf Club (Normandie)


« Le club est fermé depuis le 15 mars. Nous voulions trouver une solution pour maintenir certains entraînements en donnant rendez-vous aux licenciés directement sur les spots. Mais le durcissement des consignes de confinement du 17 mars nous ont obligé à abandonner cette idée. Depuis, il ne se passe pas grand chose. Nous proposons de temps en temps des idées de séances d'entretien physique à ceux qui le souhaitent. On essaie de maintenir le contact avec les membres du centre d'entraînement régional. Mais ce n'est pas facile, les jeunes ont déjà pas mal de boulot à faire avec les cours scolaires à distance. On ne veut donc pas trop charger.
Il est difficile de se projeter sur le reste de la saison. Le plus gros des effectifs licenciés devait reprendre l'entraînement le 28 mars. Pas mal de nouveaux adhérents et de débutants n'ont donc pas pu se lancer. Nous réfléchissons sur comment rattraper ce temps perdu. Peut-être un maintien des entraînements sur l'été, mais cela s'annonce compliqué avec une saison "école de surf" qu'il ne faudra pas louper.
La période avril/juin est une grosse période d'activité avec les particuliers sur les vacances et week-end, ainsi que les scolaires. Si nous ne pouvons pas travailler en mai/juin cela ne va pas mettre le club en péril mais cela va compliquer l'avenir. Nos trois salariés à l'année sont en chômage technique. Nous avons deux apprentis en cours de formation BPJEPS qui, pour le moment, ne peuvent pas faire leur stage sur le mois d'avril. Ils continuent tout de même leur formation mais à distance avec l'ISO des Sables d'Olonne. Le plus gros soucis est pour nos trois moniteurs CDD qui travaillent habituellement d'avril à octobre. Ils sont pour le moment en stand by, sans aucune idée de quand ils pourront travailler.
Tous les projets clubs sont annulés sur avril. Nous devons organiser le championnat de Normandie et une étape de la coupe de Normandie espoir en mai. Le 13 juin est prévu le Siouville Surf Open durant lequel le club doit fêter ses 20 ans d'existence. Là encore l'organisation est en stand by. Mais il n'y a rien de dramatique au regard du désastre qui a lieu dans certaines régions. Comme tout le monde, nous attendons patiemment et nous essaierons de faire au mieux quand l'activité pourra reprendre.
La priorité des priorités est de limiter la contamination pour nous débarrasser au plus vite de ce virus et ne pas compliquer la tâche des personnels soignants. C'est malheureusement tout ce que nous pouvons faire. »


Déjà parus
Anglet Surf Club (Pyrénées atlantiques)
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WSA (Guidel, Morbihan)
Ligue Nouvelle-Aquitaine
Cigale Surf Club (Ste Maxime, Var)
le Bascs ( Biarritz, Pyrénées atlantiques)
Surf Club Royan Atlantique (Royan Charente Maritime)
Ocean Roots (Arcachon, Gironde)

 

Les conseils de Thierry Durantel, médecin des équipes de France de surf

  • Publié dans Surf
  • 03 avril 2020

IMG 2357Médecin du sport, Thierry Durantel est le médecin des équipes de France de la Fédération Française de Surf depuis une quinzaine d'années. Il répond ici aux nombreuses questions que nous lui avons posées autour de la pratique d'une activité physique en période de confinement.

 


1 - Faire du sport chez soi

Il est important d'entretenir ses qualités physiques, son niveau physique. Il faut aussi bien différencier le sportif lambda et le sportif de haut niveau. Chacun ne sera pas apte à faire les mêmes efforts. Et chacun doit rester à sa place.
Le sportif lambda : il doit entretenir ses qualités physiques, quelles qu'elles soient. Ce sera donc du gainage et du cardio. Il y a énormément de choses à faire que l'on peut retrouver sur de nombreux sites (voir exercices FFS ou Ministère des Sports, Ndlr). L'essentiel est de ne pas monter dans l'intensité pour ne pas se mettre en danger sur le plan cardiologique. Le sportif lambda doit profiter de ce confinement pour bouger davantage que d'habitude. Je conseille à certains de mes patients non sportifs de se lever de leur siège 40 fois de suite, avec un appui sur la table puis sans appui. De tourner autour de la table du salon 50 fois à l'endroit, 50 fois à l'envers. De faire du pédalage les jambes en l'air allongé sur le lit ou le canapé. Il y a plein d'activités à faire. Encore une fois, il faut se maintenir en forme, maintenir ses qualités physiques. Et ne pas tenter de battre des records !
Le sportif de Haut niveau : il doit profiter de ce temps de repos obligatoire pour améliorer ses performances. Le temps que le sportif de haut niveau n'a plus pour son sport spécifique, il doit le remplacer par du temps à la préparation physique adaptée au sport qu'il pratique. Lui, il a le droit et même l'objectif de se mettre dans le rouge pour progresser. « No pain, no gain ! » Qui veut dire : « Pas de douleur, pas de bénéfice »; Que l'on traduira par : « On n'a rien sans rien ».

2 - Que peut faire le surfeur chez lui
Le surfeur doit bosser le cardio par rapport à son activité : monter au pic, ramer sur une vague, surfer une vague pendant 10 à 30 secondes, travailler les jambes pour être puissant, résistant. Travailler les obliques pour que toutes les manoeuvres soient complétées. Le travail à faire pendant cette période de confinement doit servir de préparation pour la fin du confinement qui sonnera la reprise. Le sportif doit entretenir ses points forts et progresser sur ses points faibles pour qu'il puisse être plus fort à la reprise. C'est exactement comme une blessure. Exactement comme de la rééducation. Le surfeur doit savoir ce qu'il veut obtenir pour qu'il sache ce qu'il doit travailler. C'est le moment de travailler ce qu'il n'a pas le temps de faire à longueur d'année quand il est pris dans le tourbillon des entraînements et des compétitions.

3 - Ne pas faire de sport si on est souffrant
Ne faites pas de sport si vous êtes souffrant, surtout si vous avez de la fièvre. Cela vaut pour tous ! Vous risquez d'aggraver votre état de santé. D'une manière générale, il faut écouter son corps. Si on est malade, il faut donner la possibilité à son corps de se guérir. Ce n'est pas en faisant du sport et en allant piocher dans ses réserves qu'on va l'aider. Au contraire, on va épuiser son système immunitaire. Il faut observer du repos et avoir une meilleure hydratation que d'habitude.

4 - L'alimentation
Evidemment, tout sportif, et quel qu'il soit, qui fait une activité physique, n'oubliera pas de boire de l'eau ! Beaucoup d'eau. L'avantage en faisant du sport, c'est que l'on peut continuer à manger tout autant. Maintenant que tout le monde a acheté des pâtes et en a chez soi, eh bien tout le monde peut faire du sport chez lui pour pouvoir les manger ! Prenons ça comme un signe positif. C'est le printemps ! Il y a de plus en plus de fruits et légumes. Mangez en ! Les gens, qui n'ont habituellement pas le temps, peuvent aller sur Internet chercher des recettes équilibrées qui peuvent leur correspondre. Que chacun essaye de profiter de ce temps libre obligatoire pour aller dans le bon sens. Que ce soit sur le plan physique, sur le plan alimentaire, sur le plan relationnel avec sa famille. C'est peut être facile à dire, surtout si on est beaucoup à être confinés dans un petit espace. Mais il faut essayer.

5 - Bon pour le moral
L'activité physique menée à bout va permettre d'améliorer l'appréciation de soi. Un objectif atteint rend heureux. Faire du bien à son corps rend heureux. Tous les sportifs le savent : les courbatures d'après activité physique font du bien au moral. Faire du sport permet de rester actif dans cette période particulière et permet de se sentir en vie.

6 - Relever des challenges physiques
Je suis pour quand c'est intelligent. Car c'est déjà se bouger les fesses ! Si le confinement a donné envie aux gens de sortir de leur monotonie, c'est tant mieux. Si ça leur a donné envie de bouger chez eux ou autour de chez eux, tant mieux ! L'essentiel est de trouver quelque chose de positif de cette crise sanitaire, qui est une véritable crise humaine. Tout le monde ne va pas en sortir intact. Si au moins, certains se sont rendus compte que leur corps pouvait bouger, c'est déjà ça de gagné pour eux.

7 - Le sport à des horaires particuliers
On peut faire du sport le matin, le midi ou le soir. Je dirais même qu'il vaut mieux faire trois fois 10 ou 20 minutes d'activité physique le matin, le midi et le soir, plutôt qu'une seule fois 30 minutes ou une heure intense. Surtout quand on n'en a pas l'habitude. Ça permet aussi de découper la journée en trois et d'éviter de tomber dans la monotonie et de ne plus rien avoir à faire. Pour les sportifs non entraînés et non habitués, attention à ne pas faire trop d'exercices le soir. Ceux-là, doivent éviter toute activité physique intense parce que ça fait monter la température du corps et retarde l'endormissement.

8 - L'horloge biologique
Il faut conserver des horaires sociaux : un horaire de réveil habituel, un horaire de travail habituel. Il faut se réveiller le matin comme si on allait au travail, à l'école, etc… Il faut garder un rythme équilibré. Ce ne sont pas des vacances. C'est un temps de confinement obligatoire. Conserver ses habitudes est important. Il ne faut pas se coucher à pas d'heure tous les soirs en se disant qu'on peut faire la grasse matinée le lendemain. Il faut respecter ses horaires habituels de repos. Si on observe une activité physique supplémentaire par rapport à ce que l'on fait d'habitude, il faut d'autant plus de repos. Le repos est indispensable. Les troubles du sommeil peuvent être induits par des décalages de ces rythmes physiques, de son horaire d'endormissement. Et ce n'est pas propre aux sportifs : par désoeuvrement tout le monde peut ou va passer plus d'heures sur son écran; faute d'obligation tout le monde va être tenté de repousser ce qu'il à faire dans ses activités quotidiennes, ou dans ses obligations sportives.
Ça ne créé pas forcément des troubles du sommeil mais des dérèglements dans l'organisation du sommeil. Et donc dans la récupération. Encore une fois, ne vous couchez pas trop tard, ne veillez pas pour regarder des séries ou pour être sur votre smartphone. Vous aurez plus de mal à récupérer.

9 - La sortie du confinement
Ce sera le moment tant attendu de profiter des activités d'extérieur. Il faudra aller courir, faire du vélo, nager, faire du surf. Récupérer le cardio et l'endurance : ramer longtemps en surf et en Stand Up Paddle. Pouvoir refaire toutes les activités dont on a été privé fera du bien. En l'occurrence, ce sera très agréable de faire du cardio long après en avoir fait entre quatre murs. Mais attention : les sportifs vont pouvoir y aller à fond, pas tout le monde. J'entends par sportifs ceux qui faisaient autant de sport avant le confinement. Je demande par contre à tous ceux qui se sont improvisés sportifs parce qu'on leur a interdit de sortir, de bien faire attention. Ne pas en faire trop quand on pourra de nouveau sortir. Je m'adresse ici surtout aux coureurs de confinement, qui n'étaient même pas des coureurs du dimanche. J'espère bien, quand même, qu'ils continueront à faire un peu de sport et que la population française va gagner en santé physique… Même si ça m'étonnerait.

10 - Reprendre le sport et reprendre le surf
Mon conseil est de reprendre sans attendre son activité. Tout ce que le surfeur aura dû faire pendant son confinement aura été de suivre une préparation physique générale adaptée à son activité sportive spécifique. S'il l'a bien fait, il pourra sans plus attendre se remettre à l'eau et prendre des vagues.

11 - Reprendre la compétition
Certains sports vont pouvoir avoir une reprise rapide. Le sauteur à la perche, lui, ne va pas sortir de chez lui et reprendre la compétition dès le premier jour. Il va falloir procéder à des rappels physico-techniques. Pour le surf, je pense qu'après quelques vagues, le surfeur pourra retrouver ses sensations. Certains auront besoin de plus de temps pour retrouver toutes leurs facultés, l'adaptation aux éléments, etc… Ça va dépendre davantage des individus que de l'activité elle même : certains pourront récupérer leur niveau plus rapidement que d'autres.

 

« Nous craignons honnêtement pour l'avenir du club ! » Anglet Surf Club (Pyrénées Atlantiques)

  • Publié dans Surf
  • 03 avril 2020

Nous publions tous les jours les témoignages de dirigeants de clubs afin de savoir comment leur association s'organise, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire. 

Aujourd'hui : Anglet Surf Club (Pyrénées Atlantiques)

« Nous avons pris la décision de cesser toutes les activités dès que le premier communiqué de la Fédération est tombé (le 15 mars, à lire ici, ndlr). D’ailleurs sur ce communiqué, la Fédération laissait la responsabilité aux clubs de prendre la décision de continuer ou pas les cours. Pour être tout à fait honnête, nous avons trouvé dommage qu’une prise de position plus nette n’ait pas été adoptée. Il nous semblait clair que nous devions cesser nos activités. Nos salariés ont été mis en chômage partiel, et les embauches que nous devions faire au 1er avril ont malheureusement été repoussées.
Nous avons diffusé, comme tout le monde, les messages classiques auprès de nos licenciés.
Et surtout, nous leur avons demandé de rester chez eux et de ne pas aller surfer. Mais là aussi, le fait que des interdictions nettes n’aient pas été formulées dès le départ a rendu la tâche compliquée (lire les explications du président de la Fédération ici)
Certains moniteurs ont gardé le contact avec leurs élèves. Mais non nous ne proposons pas de programme particulier à nos licenciés. Pour les plus jeunes, nous espérons qu’ils utilisent leur temps pour se consacrer à leur travail scolaire.
Nous avons dû suspendre des compétitions bien entendu. En espérant que certaines puissent être reportées. Mais d'autres devront être carrément annulées, comme par exemple la Coupe de France de bodysurf, qui nous tient particulièrement à coeur. Il sera probablement compliqué de trouver des dates et les championnats départementaux et régionaux devront peut-être être casés en priorité sur les calendriers. Nous avons espoir de pouvoir reprendre les compétitions dès la fin du confinement. Nous sommes en contact avec le Comité 64 et la Ligue de Nouvelle-Aquitaine. Anglet sera toujours au rendez-vous pour accueillir ces évènements.
Honnêtement, nous craignons pour l'avenir du club si le confinement dure longtemps ! Nous nous étonnons de voir que certains clubs ne sont pas inquiets. Nous allions débuter le trimestre de printemps qui est le plus gros de l’année. Ce sera une perte financière évidente pour nous. Le surf reste avant tout un loisir pour la majorité de nos licenciés. Après cette période difficile pour certaines familles, est-ce que partir en vacances ou prendre des cours dans un club sera une priorité pour ces personnes ? Nous n'en sommes pas convaincus. Nous verrons bien.
Notre message ? Un grand merci à ceux qui bossent dur tous les jours pour sauver des vies, nous permettre d’aller faire nos courses… Restons chez nous, prenons du temps pour nous recentrer sur des choses simples et sur nos proches. L’aventure continue et continuera ! »

 

Déjà parus
Comité Guadeloupe
Ocean Surf Club (St Jean de Monts, Vendée)
Hossegor Surf Club (Landes)
Ligue de Bretagne
Annecy Stand Up Paddle Club (Haute Savoie)
WSA (Guidel, Morbihan)
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le Bascs ( Biarritz, Pyrénées atlantiques)
Surf Club Royan Atlantique (Royan Charente Maritime)
Ocean Roots (Arcachon, Gironde)

 

« Nos habitudes vont devoir changer » Pierre-Louis Costes, champion du monde de bodyboard

Depuis bientôt deux semaines, nous publions les témoignages de nos surfeurs afin de savoir comment ils s'organisent, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire.
Aujourd'hui : Pierre-Louis Costes, champion du monde de bodyboard


PLC 5b9cc48d 6f23 4cf7 981e f86629e1da34« Je suis au Portugal où j'habite à l'année avec ma famille. Honnêtement, la loi n'est pas aussi stricte ici qu'en France. Ce qui ajoute une petite liberté supplémentaire mais dans l'ensemble, c'est assez difficile à vivre quand on est habitué à être à l'extérieur tous les jours.
Je ne suis pas allé à l'eau depuis 15 jours, je veux être solidaire avec tout le monde, il faut rester chez soi le plus possible. C'est peut être le seul moment dans l'histoire de l'humanité que l'on nous demandera de rester chez nous pour sauver des vies.
Avec un enfant de deux ans à la maison, je n'ai pas le temps de m'ennuyer. J'essaie de courir une fois par jour mais sur une petite distance autour de ma résidence. Quelques exercices à la maison mais je n'ai jamais aimé m'entraîner à l'intérieur.
Je prépare l'après confinement en télé travaillant avec mes partenaires pour essayer de sauver les meubles car les répercussions économiques de cette crises vont être catastrophiques. Je fais aussi du jardinage. Et beaucoup de réflexion sur tout.
Le plus dur est de ne pas être libre tout simplement. Ne pas pouvoir aller à l'eau est vraiment un challenge pour nous surfeurs, c'est tellement important pour notre état mental. Quand je vois le monde médical souffrir pour sauver et soigner des gens, je voudrais aider mais ils nous le répètent : rester à la maison pour sauver des vies ! Il faut protéger les gens et éviter de devoir se rendre aux urgences.
Nous sommes vraiment mis à l'épreuve. Quelle punition de la nature envers l'humanité. Il y aura forcement un « après coronavirus » et nos habitudes vont devoir changer. Le fait de passer autant de temps avec mon fils par exemple, de jouer avec lui, de lui apprendre des choses, est positif. Il faut savoir gérer cette crise et s'occuper le plus possible.
Profitez des gens avec qui vous êtes confinés, essayez de rester chez vous le plus possible, l'humanité entière vit cette crise sanitaire mais nous allons nous en sortir. Occupez-vous, lisez, cuisinez, faites du sport chez vous, soyez créatifs.
Le monde est à l'arrêt, c'est le moment de réfléchir sur nos actions et d'apprécier les choses simples qui ont toujours été là. »

 

Déjà parus
Vincent Duvignac, champion du monde par équipes de surf 
Amandine Chazot, championne du monde par équipes de Stand Up Paddle
Eric Dargent, vice-champion du monde de Para Surf
Jérémy Florès, n.10 mondial
Antoine Delpero, champion du monde de longboard
Michel Bourez, n.13 mondial
Justine Dupont, surfeuse de grosses vagues
Amaury Lavernhe, champion du monde de bodyboard
Caroline Angibaud, vice-championne du monde Sup surf
Maud Le Car et Joan Duru, surfeurs pros
Thomas Debierre, champion du monde juniors
Gaspard Larsonneur, champion de France 2019
Martin Vitry, champion d'Europe de Stand Up Paddle
Alice Lemoigne, championne du monde de longboard

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