A Pipeline, Jérémy Florès se sent confiant

Jérémy ne quitte plus le yukulele qu'on lui a offert pour sa finale à Haleïwa voici quinze jours. Ce dimanche, le Réunionnais le laissera tout de même chez lui, le temps d'une série à Pipeline, aux alentours de 13 heures locales (minuit françaises). Jérémy ne quitte plus le yukulele qu'on lui a offert pour sa finale à Haleïwa voici quinze jours. Ce dimanche, le Réunionnais le laissera tout de même chez lui, le temps d'une série à Pipeline, aux alentours de 13 heures locales (minuit françaises).

A la veille du Billabong Pipeline Masters, dernière étape du tour mondial 2013, nous sommes allés rencontrer Jérémy Florès dans la maison où il séjourne à Hawaii. Le N.1 Français parle de cette épreuve qu'il a remportée voici trois ans, de ce spot qu'il connaît parfaitement, de ses chances, de son rêve de remporter la Triple Crown. Discussion avec vue sur le spot. 

 

Il a encore les yeux qui brillent. Ce samedi matin, Jérémy a shooté une des bombes de l'hiver, sur Backdoor. « C'était gros, très gros, sourit-il, allongé sur son canapé. Les photographes dans l'eau m'ont dit que ce pourrait être la vague de l'hiver… » Au-delà de la performance d'être un des meilleurs en free surf sur ce spot qu'il connaît depuis plus de dix ans, Florès reconnaît que c'est sans doute « le meilleur entraînement » avant que la compétition ne débute. « On est gâté depuis quelques jours, on a pas mal de houles sur Pipe et Backdoor. Ça n'a pas encore été la perfection mais il y a eu de très bonnes vagues. Cette vague de ce matin (samedi à Hawaii, ndlr) me met en jambes, me met dans la compétition. J'espère avoir la même demain dans ma série ! »

« Ma victoire en 2010 est mon plus beau souvenir »
Du salon, on est passé au jardin. La vue sur la vague est à couper le souffle. Pas celui du Pipe, qui crache régulièrement pour expulser (ou pas) ceux qui se sont glissés dans le tube caverneux. Sous les cocotiers, torse nu, Jérémy parle encore. Il entretient une relation particulière avec cet endroit. Et pour cause ! Il y a remporté le seul et unique titre de sa carrière sur le World Tour. C'était en 2010. « Cette victoire est mon meilleur souvenir, assure-t-il. Pipeline, c'est tellement prestigieux. Mais c'est surtout de gagner avec la manière qui était fort, en battant tous les Masters des années précédentes. Les vagues étaient parfaites sur Backdoor. Je n'oublierai jamais ce moment. »

« J'ai fait mes preuves ici »
A la veille du septième Pipe Masters auquel il va participer, à seulement 25 ans, le Réunionnais confie qu'il se sent bien malgré cette saison noire qu'il veut vite voir s'achever : « J'ai beaucoup surfé ici ces derniers temps, je suis souvent allé à l'eau. Quand c'était petit ou gros, beau ou moins beau. J'y ai passé un maximum de temps. » Car s'il ne s'agit évidemment pas de son premier hiver sur le North Shore, Florès déclare : « Je suis censé bien connaître ce spot mais il s'agit d'une compétition où le choix de vague va être primordial. Les meilleurs surfeurs du monde sont ici, il ne faudra pas faire d'erreurs. Celui qui prendra les meilleurs vagues gagnera, c'est aussi simple. »
Enfin presque… « Ça va dépendre des compétitions, nuance-t-il. Si c'est gros, je sais que pas mal de surfeurs ne seront pas à l'aise. Mais s'il y a de la taille, les Hawaïens auront leur mot à dire… » Lui aussi. « J'ai fait mes preuves sur ce spot. Petit ou gros, je me sens à l'aise. Vraiment. Je sais que je peux battre n'importe qui. Ou perdre contre n'importe qui… C'est la loi de la compétition. »

« La Triple Crown ? J'y crois encore ! »
Pour ne pas finir la saison sur une énième frustration, Florès veut juste « avoir des vagues pour m'exprimer. Il n'y a rien de pire que de se faire sortir sans avoir pris de bonnes vagues. Ce qui m'intéresse le plus sur cette compétition est d'avoir les meilleures vagues de ma série pour pouvoir tuber. »
Ce qui l'intéresse également, c'est cette fameuse Triple Crown, qui récompense le meilleur  surfeur des trois compétitions à Hawaii : Haleïwa, Sunset et Pipeline. Pour l'heure, il occupe le 5e rang d'un classement dominé par le Tahitien Michel Bourez et le local Ezekiel Lau. « Je suis encore dans la course, glisse-t-il sourire en coin. Donc, tant que j'y serai, je ne lâcherai rien. Gagner la Triple Crown est un rêve. J'adore Hawaï, j'adore les grosses vagues. Ça me tiendrait à coeur. Je vais tout faire pour. » 
A Hawaii, Stéphane Sisco

 

Ce qu'il faut savoir

Le live 

Pour ne rien rater de la compétition : http://vanstriplecrownofsurfing.com/billabongpipemasters2013

(décalage horaire : +11 heures en France)

Les dates

Du 8 au 20 décembre. l'organisation dispose donc de 13 jours pleins pour attendre les plus belles vagues afin que la compétition se dispute dans les meilleures conditions. 

Le format du Billabong Pipe Masters

Man on man

1er tour : les surfeurs classés 25 à 34 au WCT + 2 Wilds cards + 12 qualifiés hawaïens

2e tour : les surfeurs classés 13 à 24 au WCT + les vainqueurs du 1er tour

3e tour : les surfeurs classés 1 à 12 au WCT + les vainqueurs du 2e tour

La compétition se déroulera sur le format "Kelly Slater", soit en man on man mais en mixant les séries à l'eau avec un "partage" du temps sur les 40 minutes imparties. 

Les Français

Jérémy Florès : qualifié directement au 2e tour, il surfera dans la série 4, aux alentours de 13h locales ce dimanche (minuit en France)

Michel Bourez : qualifié directement pour le 3e tour, il surfera dans la série 11 pas avant lundi. 

Classement WCT

1. Mick Fanning (Australie) 53100 pts

2. Kelly Slater (USA) 45900 pts

3. Joel Parkinson (Australie) 43700 pts

4. Jordy Smith (Afrique du Sud) 43150 pts - forfait

5. Taj Burrow (Australie) 42900 pts

11. Michel Bourez (Tahiti) 31750 pts

18. Jérémy Florès (France) 20750 pts

Le titre mondial

Il ne reste que deux surfeurs susceptibles de remporter la couronne cette année : Mick Fanning et Kelly Slater. Mais pour que Slater décroche son 12e titre, il lui faut tout simplement gagner et que Fanning termine au-delà de la 3e place. Une 7e victoire au Pipe n'est pas impossible pour le King mais l'Australien est tout de même en position de force. 

La météo

Les prévisions météos annoncent du très gros pour le premier jour et de la taille pour les deux suivants. On devrait donc avoir trois jours de compétitions ce dimanche, lundi et mardi. L'organisation avisera en fonction des prévisions qui seront affinées mais un break devrait avoir lieu de mercredi à jeudi avant qu'un nouveau swell ne touche Oahu vendredi prochain.

Dimanche 8 déc. : Une nouvelle houle doit toucher le nord de l'île de Oahu samedi soir (dimanche matin en France). Dimanche, les vagues feront 10 à 15 pieds de face, soit 3m à 4m50. Le second reef du Pipe devrait fonctionner. La houle est Nord Nord-Ouest, mieux orientée pour Backdoor. Le vent sera très léger, off shore le matin. Le temps ensoleillé, possibles averses dans l'après-midi.

Lundi 9 déc. : Les vagues feront encore 2m à 3m. Le vent sera off shore le matin, cross shore léger l'après-midi avec un beau soleil.

Mardi 10 déc. : Un autre swell arrive, avec la même orientation, et des vagues de 2m50 à 3m50. Le vent sera cross shore, le temps nuageux.

Mercredi 11 déc. : La houle va s'amortir, avec des vagues de 1m50 à 2m50 en matinée. 

Billabong Pipe Masters Champions

2012 - Joel Parkinson, Australia

2011 - Kieren Perrow, Australia

2010 - Jeremy Flores, France

2009 - Taj Burrow, Australia

2008 - Kelly Slater, USA

2007 - Bede Durbidge, Australia

2006 - Andy Irons, Hawaii

2005 - Andy Irons, Hawaii

2004 - Jamie O’Brien, Hawaii

2003 - Andy Irons, Hawaii

2002 - Andy Irons, Hawaii

2001 - Bruce Irons, Hawaii

2000 - Rob Machado, USA

1999 - Kelly Slater, USA

1998 - Jake Paterson, Australia

1997 - John Gomes, Hawaii

1996 - Kelly Slater, USA

1995 - Kelly Slater, USA

1994 - Kelly Slater, USA

1993 - Derek Ho, Hawaii

1992 - Kelly Slater, USA

1991 - Tom Carroll, Australia

1990 - Tom Carroll, Australia

1989 - Gary Elkerton, Australia

1988 - Rob Page, Australia

1987 - Tom Carroll, Australia

1986 - Derek Ho, Hawaii

1985 - Mark Occhilupo, Australia

1984 - Joey Buran, USA

1983 - Dane Kealoha, Hawaii

1982 - Michael Ho, Hawaii

1981 - Simon Anderson, Australia

1980 - Mark Richards, Australia

1979 - Larry Blair, Australia

1978 - Larry Blair, Australia

1977 - Rory Russell, Hawaii

1976 - Rory Russell, Hawaii

1975 - Shaun Tomson, South Africa

1974 - Jeff Crawford, USA

1973 - Gerry Lopez, Hawaii

1972 - Gerry Lopez, Hawaii

1971 - Jeff Hakman, Hawaii 

Dernière modification le : 08 décembre 2013
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