Fin du stage de sélection à Tahiti

Fin du stage de sélection à Tahiti  © FFSurf

Le stage du Collectif France féminin à Tahiti s'est achevé voici quelques jours. Quatre surfeuses ont été évaluées en vue de la sélection pour les championnats du monde ISA de mai prochain, qualificatifs pour les Jeux Olympiques 2021.


Après une saison blanche et avec l'incertitude qui plane toujours sur la tenue de compétitions durant le premier trimestre 2021, la direction technique nationale a organisé un stage de 12 jours à Tahiti à la mi-novembre. Quatre surfeuses du Collectif France féminin ont participé à ce regroupement qui avait valeur de premier bloc de sélection pour les championnats du monde ISA de mai prochain au Salvador.
Sur le beach break de Papara, Pauline Ado, Cannelle Bulard, Maud Le Car et la locale Vahiné Fierro se sont retrouvées en situation de compétition avec pas moins de 15 séries étalées sur plusieurs jours. « L'idée était de les faire matcher dans l'eau chaude et de les superviser lors d'entraînements techniques durant une douzaine de jours, explique Stéphane Corbinien, le directeur de la performance. Nous sommes ici car Tahiti est la base avancée de l'équipe de France olympique jusqu'aux Jeux de 2024. »
Collaboration avec la Fédération tahitienne
STAGE FILLES TAHITI NOV 20 FFSurfA Tahiti où le Collectif a retrouvé l'ex-champion du monde Hira Terrinatoofa, fraîchement nommé entraîneur préparation olympique. « Nous avons travaillé dans de très bonnes conditions avec les filles et le staff de la fédération française. Il y a eu beaucoup d'échanges avec les retours vidéo ; chacune des filles sait le travail à faire pour progresser encore », ajoute le coach tahitien.
Pour évaluer les quatre filles en mode compétition, la Fédération française s'est appuyée sur les compétences des juges locaux de la Fédération tahitienne, laquelle a mis à disposition des moyens techniques et logistiques pour ce stage. Une collaboration qui s'inscrit dans le cadre de la préparation olympique et des JO 2024 à Teahupo'o.
Au sortir de ce stage, la DTN a établi une première hiérarchie vers les Mondiaux ISA du Salvador. Laquelle évoluera avec deux autres rendez-vous : un second stage en février (site à définir) et le QS européen avant les ISA (Portugal fin mars). A l'issue de quoi, deux filles seront retenues en équipe de France et rejoindront Johanne Defay en Bleu. Au Salvador, la France tentera de décrocher la seconde et dernière place qualificative féminine pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2021.
Tessa Thyssen, convoquée pour ce stage, n'a pu s'y rendre et était excusée. Malgré son absence à Tahiti, elle n'est pas écartée de la course à la qualification pour les Mondiaux 2021.

IMG 0995Photo de famille avec les quatre surfeuses, le staff technique de la fédération française et les juges de la fédération tahitienne sur le spot de Papara.



RÉACTIONS

Vahiné Fierro :
« Ce stage de la fédération était juste parfait ! On a eu des séries en mode compétition le matin, du free surf sur le récif avec des retours vidéo l’après-midi. Ça a été un challenge pour moi car les conditions étaient difficiles à Papara, dans de petites vagues. Je ne m’attendais pas à avoir trois séries en mode compétition tous les matins ; on a su faire la part des choses entre la compétition et le vivre ensemble avec les autres filles. Il y avait une super ambiance avec les filles. On avait des journées bien remplies avec une séance de massage tous les soirs avec le kiné de la fédération. Mon objectif est de me qualifier pour les Mondiaux du Salvador et les Jeux Olympiques de Tokyo. La route est longue. Je suis satisfaite de moi sur ce stage car je me suis bien exprimée. Je vais faire partie de la région Europe en 2021 et je ferai les QS en Europe. J’ai fait ce choix pour surfer des conditions de beach break identiques à celles des Jeux au Japon. »

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Pauline Ado :
« Ce stage était prévu de longue date mais il s’est décidé au dernier moment dans ce contexte sanitaire particulier. Ça faisait plus de 15 ans que je n’étais pas revenue à Tahiti. A l’époque, j’avais 13 ans et c'était pour les Mondiaux juniors, mais à Papenoo. Je n’avais pas eu le temps de visiter l’île. J’ai pu voir, cette fois, Tahiti autrement et découvrir beaucoup de choses.
Il y avait un enjeu sportif sur ce stage car il avait valeur de sélection pour les championnats du monde. On a su trouver un équilibre entre nous quatre avec les séries le matin, le « tourisme » et les free surf l’après-midi. L'ambiance était vraiment au top. On s’est laissé nos espaces quand il le fallait et on a partagé aussi beaucoup de choses ensemble. Il y a eu une émulation positive. On a progressé durant ces 15 jours ici. Ce stage a été un succès car très bénéfique sportivement et parce qu’on s’est toutes et tous sentis bien. On logeait toutes à proximité du spot, on y allait par la plage. Personnellement, il y a beaucoup de positif. J'avais de l'appréhension car j'ai passé beaucoup de temps sans compétition comme tout le monde. Je suis contente de ce que j’ai fait ici. La route est longue jusqu’aux Mondiaux de mai. Mais je suis dans une bonne dynamique. Il y a eu beaucoup d’incertitudes en 2020, je repars avec du positif de Tahiti. »

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Maud Le Car :
« Je suis toujours aussi enchantée et impressionnée à chaque fois que je reviens à Tahiti : qu’est-ce que c’est beau ! J’ai appris au dernier moment que c’était un stage de sélection. J’ai adoré ça ! Il n'y a pas eu beaucoup de compétitions cette saison, c’était top de remettre le lycra. On était debout à 4h30 tous les matins, on avait la maison sur le spot, on a fait des warm up à l’aube. On avait trois séries de 25 minutes tous les matins dès 7h30. J’ai été concentrée à fond sur ce stage de sélection avec les séries le matin, les training l’après-midi. Les conseils des coaches. C'était top d’avoir Vahiné comme guide, de la connaître aussi sous ce jour. Elle nous a fait découvrir des coins secrets. Partager ça avec une locale, ça change tout. Il y a eu une très bonne ambiance entre nous quatre. Ce qui se passe dans l’eau, reste dans l’eau. Et une fois les séries du matin terminées, c’était comme un surf trip entre copines. Ça fait longtemps que je n’ai pas été en équipe de France (2013, ndlr). Les JO sont mon objectif principal de la saison 2021. J’espère que ça va le faire. J’ai beaucoup de chance de pouvoir progresser dans cette bulle du collectif France de la fédération. »

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Cannelle Bulard :
« Pour un surfeur, venir à Tahiti est le rêve ! C’était mon rêve. Je n’y croyais pas quand on m’a parlé de ce stage. Jusqu’à mettre le pied ici. Merci à Vahiné, qui a fait la guide ! On a été prévenu au dernier moment que l’on aurait une quinzaine de séries sur ce stage. On était en compétition avec le stress de vouloir réussir. Ça a été un super entraînement car ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de compétitions. On ne pouvait pas rêver mieux : mise en compétition avec des juges tahitiens et les scores en live, et free surf sur le récif l’après-midi.
Personnellement, je ne me suis pas bien exprimée sur la vague de Papara, qui ne m’a pas vraiment convenu. J’ai gagné une série sur les 15 mais j’ai travaillé sur des situations particulières, qui vont me servir sur les QS à venir. Il reste encore d’autres moments pour se qualifier pour les Mondiaux du Salvador. Je ressors plus forte après ce stage. »

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Dernière modification le : 07 décembre 2020
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