L’ISA a passé l’oral pour Tokyo-2020

Fernando Aguerre (à gauche), président de l’ISA depuis 1994, aux côtés de Stéphane Corbinien, directeur des équipes de France, lors des Mondiaux de Stand Up Paddle en mai dernier au Mexique. Fernando Aguerre (à gauche), président de l’ISA depuis 1994, aux côtés de Stéphane Corbinien, directeur des équipes de France, lors des Mondiaux de Stand Up Paddle en mai dernier au Mexique.  © Photo FFS

Fernando Aguerre, le président de l’International Surfing Association (ISA), était au Japon où il a défendu ce week-end le dossier de l’introduction du surf aux jeux Olympiques de Tokyo-2020. Avec optimisme, réalisme et une dose de prudence.

 

Dans une interview sur le site de l’ISA, le président Aguerre expliquait avant de se rendre dans la capitale nippone que « le timing est bon » pour l’entrée du surf au programme olympique. L’ouverture le 1er août de la première Wavegarden commerciale au monde (au pays de Galles) et la première victoire d’un surfeur japonais à l’US Open une semaine plus tard, ne sont effectivement pas passés inaperçus à quelques jours du choix des organisateurs japonais.

« Prudents et réalistes »

« Nous sommes prudents et réalistes mais nous avons un grand optimisme avant de faire notre présentation à l’organisation de Tokyo-2020. (Dans le cahier des charges 2020), les organisateurs de Tokyo-2020 ont précisé qu'ils cherchent un sport, ou le sport, qui les aidera à engager la jeunesse, mais aussi attirer de nouveaux publics. Ils veulent aussi une sport pour faire de leurs Jeux les plus novateurs de l'histoire. Nous nous sentons confiants car le surf peut leur offrir tout ce qu’ils recherchent, voire plus. »

Deux Japonais et un Espagnol en soutien

La délégation de l'ISA, conduite par le président Fernando Aguerre, incluait Atsushi Sakai, président de la Nippon Surfing Association, Masatoshi Ohno, n.1 japonais, et Fernando Odriozola, dirceteur de Wavegarden, la compagnie qui possède la technologie de la vague artificielle.

« Nagano a radicalement transformé le visage des Jeux d'Hiver avec l'introduction du surf des neiges. Tokyo pourrait changer celui des Jeux d'Été avec l'introduction du surf. Ce qui constituerait une référence pour le Mouvement Olympique » a déclaré le président Aguerre depuis Tokyo.

 

Le dossier présenté par l’ISA au COJO

Les points essentiels que le président Fernando Aguerre a présenté ce week-end aux organisateurs de Tokyo-2020 sont : 

 

« Un sport cool qui suscite un intérêt massif »

Pour le président Aguerre, « le surf a un côté « cool » et il est plus qu'un sport : c'est un style de vie. Les jeunes veulent ressembler aux surfeurs. Ils veulent regarder et s'habiller comme des surfeurs. Et c’est particulièrement le cas au Japon. »

 

« Un marché japonais important »

Il y a environ 2 millions de surfers et de Supers au Japon, il y a aussi une industrie du surf énorme et croissante qui, l'année dernière, a produit presque 800 millions $ de CA. « Cela montre que le sport dépasse le côté compétitif », note Aguerre.

 

« Un intérêt médiatique et social »

« Nous estimons que le surf pourra produire un intérêt médiatique global et social massif pour Tokyo-2020, en attirant les marchés mondiaux de la musique, la mode et le divertissement en plus que le sport en lui-même », ajoute le président de l'ISA.

 

« Un modèle rentable pour l’organisation »

Au-delà de l’attrait pour l’activité, Fernando Aguerre a insisté ce week-end face au COJO sur le fait que le modèle du surf aux JO japonais sera « rentable, durable et novateur, ce qui s’aligne parfaitement sur les principes de l’Agenda 2020. »

 

Le surf en piscine

Comme déjà évoqué dans ses déclarations précédentes au cours de l’année écoulée, le président de la Fédération internationale a de nouveau plébiscité la Wavegarden. « La piscine à vagues de dernières technologies que nous proposons est basée sur un modèle économique réel, qui aurait une utilisation post-jeux claire et viable. »  

Cette technologie, « (qui) est sur le point de révolutionner le surf », offrira selon Fernando Aguerre « une ouverture de notre sport à davantage de fans et de pratiquants dans des zones urbaines et rurales. Cela permettra également de créer une prospérité sociale et économique à long terme. »

 

La commercialisation d’un surf parc à Tokyo avant 2020

L’homme fort de l’ISA invite même les organisateurs japonais a faire sortir de terre une piscine à vagues bien avant les jeux de 2020. Au regard de la simplicité et des faibles coûts de sa construction, cette Wavegarden « pourrait être en place à Tokyo et créer des revenu même avant le début de Jeux. »

 

Le surf à l’intérieur des terres

Revenant sur la qualité des vagues offertes par cette technologie, Fernande Aguerre a assuré aux Japonais que l’ouverture du parc Snowdonia au pays de Galles a démontrer qu’elle « est capable de délivrer des vagues parfaites tout le temps, de jour comme de nuit. Nous disposons maintenant d’un plan pour permettre les pratique du surf à l’intérieur des terres. Ce parc de surf peut être construit n’importe où dans le monde et être intégré dans des événements multi-sportifs majeurs. »

 

L’atmosphère et le format de la compétition

L’idée de l’ISA est de créer un lieu « à la fois cool et dynamique, où tout le monde aimera se promener et s'amuser, comme on en trouve sur toutes les compétitions de surf internationales sur la plage. » 

 

La garantie d’avoir des vagues pour les surfeurs et la télévision

La nature étant capricieuse, le surf dans l’océan peut empêcher une compétition d’aller à son terme sur une durée impartie. Pour éviter tout désagrément, la technologie Wavegarden permet à l’ISA de garantir la tenue de l’évènement au jour et à l’heure près. « Ce qui sera fantastique pour la télévision et le suivi en direct ! » On peut aussi aisément imaginer l’utilisation de caméras sous tous les angles possibles : statique, travelling, aquatique, aérien pour un véritable show.

Quant aux meilleurs surfeurs mondiaux, « ils auront la possibilité de concourir dans les meilleures conditions puisqu’ils n’auront pas à se soucier de la qualité des vagues. » 

 

Le Japon, terre de surf

Avec plus que plus de 2 millions de personnes qui pratiquent le surf et le Stand Up Paddle, et des millions qui sont fans de la « beach culture », le Japon a « une communauté surf florissante » s’enthousiasme Fernando Aguerre. Lequel peut aussi se reposer sur des performances japonaises au plus haut niveau international pour « un engagement du public derrière les surfeurs japonais aux Jeux Olympiques. » 

Vainqueur la semaine dernière de l’US Open à seulement 18 ans, Hiroto Ohhara est devenu une nouvelle icône dans son pays et « un sacré booster pour le développent du surf au Japon ». Hiroto Ohhara n’aurait pu choisir meilleure compétition ni meilleur moment pour finir de convaincre les organisateurs des JO-2020 de retenir le surf pour les Jeux de Tokyo.

 

 

JO mode d’emploi

Les jeux Olympiques d’été sont organisés par le Comité international olympique (CIO) tous les quatre ans dans une ville hôte. Ils concernent 28 sports et réunissent 10.500 athlètes. Le programme des JO de Rio-2016 est d’ores et déjà défini. 

Cinq ans avant l’édition 2020, le Comité d’organisation des jeux de 2020 (COJO) a retenu 8 sports susceptibles d’entrer au programme. Parmi lesquels le surf, mais aussi le baseball, le softball, le karaté, le wushu, l’escalade, le roller et le bowling. Du 7 au 9 août, le COJO a reçu les représentants des 8 disciplines pour examiner dans le détail leur dossier. D’ici au 30 septembre, il remettra une nouvelle et dernière liste au CIO. Un ou plusieurs sports y seront couchés. 

En août 2016, lors des JO de Rio de Janeiro, les 115 membres du CIO (athlètes actifs ou à la retraite, dirigeants de fédérations et d’organisations internationales de sport) choisiront parmi une liste de sports et de disciplines qui sortira et qui entrera au programme des JO-2020. 

 

Dernière modification le : 13 mai 2019
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