La grande revue d’effectif de l’été

Plus de soixante des meilleurs jeunes surfeurs français ont participé au stage annuel d'été de la FFS dans le sud des Landes. Plus de soixante des meilleurs jeunes surfeurs français ont participé au stage annuel d'été de la FFS dans le sud des Landes.  © FFS/Antoine Justes et FFS/Guillaume Arrieta

Pour la cinquième année consécutive, le stage d’été du Collectif France Jeunes s’est tenu à Capbreton. Il aura réuni, durant trois semaines (4-24 juillet), une cinquantaine de jeunes surfeurs français, issus de la filière fédérale, permettant ainsi à la Direction technique Nationale de mener une revue d’effectif de tous les meilleurs espoirs français, des benjamins aux juniors.

Plusieurs enjeux figuraient au menu de ce stage d’été version 2016 : être en capacité de mener une revue d’effectif de tous les meilleurs espoirs français; d’étudier le comportement des athlètes en vie de groupe; de les former aux routines des équipes de France; de permettre au staff technique d’envisager des évolutions; de préparer les échéances internationales pour ces catégories d’âge.
Initier les jeunes aux routines des équipes nationales Ambiance stage minime ÂFFS G.ARRIETA 143
« On passe du temps à utiliser le maillage du territoire : clubs formateurs, Pôle espoirs et Pôle France, entraîneurs, afin d’identifier les meilleurs jeunes français dans un collectif listé », explique Stéphane Corbinien, le directeur des équipes de France. Durant les trois semaines landaises, ce collectif d’été doit répondre à plusieurs objectifs. « Notre fil conducteur est d’initier les jeunes aux routines des équipes de France : réveil musculaire, entraînement, coaching, repas en groupe, stretching..., commente Corbinien. Les coachs, le kiné, le docteur des équipes de France interviennent. Pour certains surfeurs, c’est une découverte, pour d’autres un renforcement des acquis. »
Une remise en question permanente
Pour le directeur des équipes nationales, ce stage est également l’occasion pour le staff technique d’être « en permanente remise en question, avec l’idée d’apporter une évolution dans ces routines propres aux équipes de France. » Quoi qu’il en soit, les benjamins, minimes, cadets et juniors présents sur ce stage estival reçoivent un fonctionnement « basé sur l’ADN de l’équipe : le collectif au service de la performance et le staff technique accompagnateur de la performance. »
Les benjamins, une génération qui monte
stage ete filleAu regard du calendrier des compétitions de juillet, le stage a débuté cette année avec les minimes. « On a surtout travaillé l’approche technico-tactique, afin de préparer le GromSearch d’Anglet qui venait conclure la première semaine de stage », confie Nicolas Berthé, cadre technique national et responsable du stage. « Cette génération monte vite », se félicite-t-il en parlant des minimes.

Travail technique pour les minimes
La deuxième semaine était consacrée aux benjamins, avec lesquelles le staff a « davantage travaillé sur la technique ». Et Berthé de s’enthousiasmer là aussi : « C’est une super génération, on va bientôt entendre parler d’eux. » Les cadets/juniors ont eux clôturé le stage avec une semaine de sélection (lire ci-dessous). « Il y a de la relève avec une bonne brochette de cadets et, du coup, même si on va perdre des juniors qui vont passer Open, on sait qu’il y a du monde derrière... » certifie Stéphane Corbinien.
Les filles toutes ensemble
stage fillesVolontairement, il n’y a pas eu de cloisonnement d’âge chez les filles, lesquelles se sont retrouvées à une quinzaine à travailler de concert. « On a mis toutes les catégories ensemble, des minimes aux juniors, c’était une première !, déclare Corbinien. L’idée était que les plus jeunes soient aspirées avec les juniors. Il y a une évolution forte chez nos filles. On est content de l’évolution de nos cadettes/juniors, elles ont progressé. Les minimes forment un bon groupe, avec deux benjamines surclassées. » Et le directeur des équipes de France de conclure : « On est véritablement satisfait car il y a une réelle relève féminine en construction. »
Sélections pour les cadets/juniors
Cette année, le stage avait un second objectif d’importance : la préparation aux échéances internationales de fin de saison : les Mondiaux Juniors aux Açores (17-25 septembre) et l’EuroSurf junior au Maroc (3-11 décembre). Outre l’approche technique et tactique, les cadres techniques ont effectué des sélections pour ces compétitions internationales. stage piter
« Nous avons surtout travaillé sur l’échéances la plus proche : les Mondiaux de septembre aux Açores, détaille Stéphane Corbinien. Nous avions déjà une sélection de certains cadets/juniors, qui répondait à nos feuilles de route établies sur des compétitions de références et sur les évaluations des techniciens.Mais comme certains étaient en ballotage, nous les avons mis en confrontation lors de dernière semaine, avec le concours de Bruno Truch, juge international de l’ISA. »
Les JO à long terme
Avec un surf en passe de devenir Olympique, la décision du CIO est fixée au mercredi 3 août à Rio de Janeiro, la Fédération Française de Surf est « dans la nécessité de construire une relève, à court, moyen et long terme » explique le directeur des équipes de France. Nous avons besoin de voir qui des espoirs prometteurs ont le potentiel pour participer aux jeux Olympiques dans le futur. » Et ce stage lui permet donc de continuer un travail initié par l’entraîneur national Patrick Florès voici bientôt dix ans avec les stages d’hiver, qui se poursuivent toujours en février, et les stages d’été.
Une première dans l’accompagnement des jeunes en compétition
« Cette structuration et cette détection de la filière sont un gros travail de la Fédération à tous les niveaux, continue Corbinien. Notamment sur l’accompagnement des entraîneurs, des Pôles, des athlètes sur les stages d’hiver et d’été, sur les compétitions professionnelles juniors. »
La FFS a notamment mis en place cette année une convention avec la WSL, laquelle lui a permis de faire un test d’accompagnement sur des Junior Pro européen afin de superviser les surfeurs du Collectif France Espoirs en compétition.
Intégration de nouveaux coachs
stage ambianceCe travail fédéral porte également sur l’intégration de nouvelles forces. Cette année encore, la DTN a permis l’intégration de coachs supplémentaires : après Fabien Sibille, Florian Talouarn et Jérémy Brasset en février au Maroc ; Jimmy Lenormand, Guillaume Billy et Fredo Robin cet été à Capbreton. « C’est vraiment enrichissant, note Stéphane Corbinien. Il y a un mélange d’éducateurs et d’athlètes de haut niveau en reconversion. l’idée est d’intégrer de nouvelles compétences à des moments clefs en équipe de France; d’échanger avec ces entraîneurs qui sont en contact avec les jeunes dans les Pôles, dans les centres d’entraînement. »
Souder des liens
Avec ces stages, ces techniciens obtiennent une vision globale du niveau général français. Tous sont des éducateurs et des entraîneurs identifiés, qui font partie du réseau fédéral et qui travaillent à l’année avec des jeunes. « Les intégrer permet de construire le Collectif France et les équipes de France avec le même discours, les mêmes routines, ajoute Stéphane Corbinien. Durant ces stages, on soude nos liens avec eux, ils ont besoin de nos retours, nous avons des leurs. »
Une connaissance quasi parfaite des jeunes français
Et le directeur des équipes de France de certifier : « On a une connaissance quasiment parfaite de tous les meilleur jeunes surfeurs français. Ce n’est pas rien. On a construit ce travail depuis plus de cinq ans. » Puis de conclure : « On est tous dans le même bateau : le travail au service des équipes de France et du haut niveau. Il se dessine un futur vraiment intéressant pour le surf français. »

Le stage 2016

Surfeurs >>>
Benjamins
Paul Chort
Nicolas Paulet
Wency Dechavaille
Jean Cocagne
Noé Bahuon
Hugo Prins
Marlon Lamaison
Naël Ait Bounour
Tao Tisne
Tim Ehrhard
Tom Larrondo
Mathis Azam
Enzo Masi
Martin Chouraqui
Paco Duffaud
Kytann Foret
Minimes
Louan Nogues
Thomas Lédée
Noé Lédée
Kilian Guérin
Titouan Veschambre
Loïc Blouin
Noa Dupouy
Lucas Desmoucelle
Louis Allamelou
Képa Housset
Hugo Tosetti
Maël Laborde
Sam Piter
Tom Goasguen
Eimeo Czermak
Cadets
Marco Mignot
Thomas Debierre
Justin Becret
Erwan Blouin
Tiago Carrique
Téva Bouchgua
Aurélien Buffet
Gaiska Housset
Youri Conradi
Dorian Gomez
Kilian God
Issam Auptel
Nicolas Guimond
Juniors
Léo-Paul Etienne
Théo Julitte
Titouan Dubos
Colin Doyez
Filles
Juliette Brice (juniors)
Lisa Girardet (juniors)
Nina Reynal (juniors)
Camille Lavocat (juniors)
Mahé Javegny (juniors)
Neis Lartigue (cadettes)
Uhaina Joly (cadettes)
Nell Auptel (cadettes)
Hina Conradi (minimes)
Emma Dubes (minimes)
Elisa Cazenave (minimes)
Ainhoa Leiceaga (minimes)
Jade Magnien (minimes)
Milhau Nahia (minimes)
Juliette Lacome (minimes)
Maelys Jouault (minimes)

Staff
Stéphane Corbinien, directeur des équipes de France
Nicolas Berthé, cadre technique national, responsable du stage
Régis Blanchard, cadre technique national
Jean-Robert Vignes, cadre technique national et entraîneur Pôle France
Serge Lougarot, cadre technique national
Txomin Sorraitz, entraîneur Pôle espoir Aquitaine
Guillaume Billy, Comité Régional et Pôle espoir Aquitaine
Jimmy Lenormand, préparateur physique Pôle Espoir Guadeloupe
Frédéric Robin, ancien surfeur professionnel
Pierre-Marc Gaillard, Kiné équipe de France
Bruno Truch, juge international
Christa Véteau, élue FFS

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Dernière modification le : 30 juillet 2016
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