Le Japon retient le Surf pour Tokyo-2020

Le Japon retient le Surf pour Tokyo-2020  © Photo FFS

Le comité d'organisation des Jeux Olympiques 2020 de Tokyo a retenu 8 sports susceptibles d’être inclus au programme, dont le surf ! La décision finale sera connue en août 2016. La fédération Internationale de Surf a proposé deux disciplines : surf et Stand Up Paddle, pour quatre épreuves (messieurs et dames).

 

Le comité d'organisation des JO de Tokyo-2020 a annoncé ce lundi la sélection de huit nouveaux sports, dont le surf, susceptibles d'être au programme des JO dans cinq ans. La fameuse shortlist. Les huit sports sont : le baseball/softball, le karaté, le bowling, l'escalade, le surf, le roller et le wushu. Ces huit sports sont sortis en tête d’une pré-liste de 26 candidatures retenues. Parmi les recalés, citons notamment le football américain, la course d’orientation, le polo, le sumo, les sports sous-marins, le ski nautique et le wakeboard.

Grand favori, le baseball est très populaire au Japon et a déjà fait partie du programme des jeux de Pékin-2008. Un processus de sélection supplémentaire aura lieu les 7 et 8 août à Tokyo, avec des auditions des fédérations concernées. La liste définitive choisie par le comité d'organisation de Tokyo-2020 sera ensuite soumise au Comité International Olympique (CIO) avant le 30 septembre 2015. « Il n'y a eu aucune objection. La décision sur les huit a été prise à l'unanimité », a commenté Fujio Mitaraï, le président de la commission chargée de l'ajout des épreuves.

Du surf en piscine

La Fédération Internationale de Surf (ISA) multiplie les annonces depuis plusieurs mois sur la possibilité de voir le surf faire - enfin - son entrée aux JO. Pas plus tard qu'en mai dernier, lors des championnats du monde de Stand Up Paddle au Mexique, le président Fernando Aguerre, avait publiquement annoncé son optimisme pour Tokyo-2020. 

L'ISA milite pour l'introduction du surf aux jeux Olympiques dans sa forme « artificielle », à savoir dans une piscine à vagues. Le modèle Wavegarden est l'outil le plus abouti selon l'ISA pour permettre l'entrée au programme du surf. A l'image des bassins de canoë-kayak, le surf pourrait alors être pratiqué quelque soit la ville retenue à l'avenir, quand bien même celle-ci se trouve à des centaines de km de la mer. 

« Faire que notre rêve olympique devienne réalité »

« L’ISA est ravie que le surf continue d'être dans la course aux JO de 2020, a déclaré ce lundi le président Aguerre. Nous remercions et félicitons le CIO et Tokyo-2020 de nous fournir cette occasion extraordinaire de présenter les valeurs et les vertues de notre discipline. C’est une étape importante pour notre sport et cela nous motive d'autant plus à faire que notre rêve olympique devienne réalité. La création des piscines à vagues est en train de révolutionner le surf et nous sommes convaincus que c'est le moment idéal pour gravir la dernière marche qui nous sépare encore de la plus grande scène sportive. »

Quelles épreuves ?

L'ISA, qui gère également le Stand Up Paddle, comme la Fédération Française de Surf à l'échelle nationale, propose d'organiser deux épreuves de surf et deux épreuves de SUP, messieurs et dames. Les sports qui seront intégrés devront être appréciés des plus jeunes, mais ne pas engendrer de trop nombreuses dépenses. Fernando Aguerre explique : « Pour un investissement de 7 à 9 millions de dollars (6 à 8 millions d’euros), le bassin (pour une Wavegarden) offre une vague régulière de 2 m de haut sur 180 m de long, toutes les minutes. » 

 Quelles chances ?

Selon les principes édictés par le CIO, il est prévu que « la ou les épreuves supplémentaires » devront apporter « une valeur ajoutée aux Jeux en mobilisant la population japonaise et de nouveaux publics partout dans le monde, conformément à la vision des Jeux de Tokyo 2020. » 
« La promotion du mouvement olympique et de ses valeurs, notamment au sein de la jeunesse, fait partie des critères
(de sélection) », a précisé M. Mitaraï, en citant la popularité « du bowling et du surf auprès des nouvelles générations ».

« Populaire auprès des ados »

« Nous avons toutes les raisons de croire que le surf a un destin olympique et doit être intégré au programme des JO de Tokyo en 2020 : il répond parfaitement à la philosophie de l'Agenda 2020 du président Thomas Bach », avait expliqué Fernando Aguerre lors d’un congrès du CIO le mois dernier, après avoir déjà plaidé la cause de son sport auprès du président du CIO lors des JO d'hiver de Sotchi en 2014. « Nous sommes convaincus que le surf apportera de la valeur ajoutée au mouvement olympique. C'est un sport populaire auprès des enfants et des ados », assure le président de l’ISA.

Le CIO en pleine réforme

Selon le programme de réformes, appelé Agenda 2020, adopté en décembre dernier, le CIO a décidé de supprimer la limite de 28 sports aux Jeux d’été et de passer à un système « en fonction des événements », pouvant permettre à de nouvelles disciplines d’être admises aux JO. Ceci en se limitant à environ 10 500 athlètes pour 310 épreuves décernant des médailles. 

A ce jour, on estime à plus de 35 millions le nombre de pratiquants dans le monde, dont 450.000 en France pour 70.000 licenciés. Le surf est pratiqué sur les cinq continents et l'ISA regroupe 96 nations. « Et nous allons vite arriver à 100 », lance Fernando Aguerre.

 

Le surf en piscine et le SUP en mer ou en bassin. Voilà les deux cartes de l'ISA pour l'entrée au programme olympiques en 2020.

 

Dernière modification le : 13 mai 2019
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