Le surf aux Jeux, un engouement inédit !

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Les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ont apporté une vitrine exceptionnelle pour le surf. Cette première a également suscité un engouement jamais vu auparavant au sein de la communauté surf. 


Malgré des conditions plus que compliquées sur le spot de Chiba, cette première compétition olympique a été un succès d’un point de vue global. En effet, tout le monde du surf a suivi de près ou de loin les séries qui ont eu lieu du 25 au 27 juillet. En France métropolitaine ou à l'outremer, tous les passionnés de glisse ont pu suivre le parcours de nos quatre athlètes qui ont porté haut les couleurs du surf tricolore.

Les récents membres de l’équipe de France ont notamment suivi le parcours de nos bleus, à l’image de Jorgann Couzinet : « J’ai regardé les 8es de finale de Michel et Jérémy (lundi matin). C’était très cool de les voir ! Ils surfaient bien tous les deux. Ça fait plaisir de voir du surf aux JO ! C’est quand même dommage qu’il n’y ait pas de public et d’animations. C’est les Jeux Olympiques donc tu t’attends à beaucoup d’ambiance et de monde, c’est un peu triste mais c’est comme ça. »

C’est le cas aussi de Cannelle Bulard, qui était en lice en juin dernier aux championnats du monde ISA au Salvador. Elle a suivi de plus loin la première olympique du surf. « J'avoue que rester éveillée la nuit et ensuite avoir le réveil à 7h30 pour aller enchaîner une journée de boulot ne m'a même pas traversé l'esprit ! Je peux remercier SurfingFrance, j'ai pu être à jour dès le réveil et regarder les résultats sur le site le matin. Je pense sincèrement que ce que les surfeurs français ont vécu est un rêve ! En tous cas, moi je suis très heureuse pour eux et très fière d’eux ! »

Le Réunionnais Maxime Huscenot a lui aussi été enchanté par la présence du surf à Tokyo. « Malgré des conditions compliquées il y a tout de même eu du gros surf, il y avait vraiment un gros niveau. C’est quand même quelque chose de beau de représenter son pays, avoir toute une équipe autour de soi, l’esprit des Jeux finalement. »

Ainhoa Leiceaga a elle aussi apprécié le spectacle et a trouvé du positif aux conditions météo japonaises. « J’ai trouvé ça juste incroyable, voire même déroutant, de voir le surf aux JO et à la télé ! On peut aussi se rendre compte de la singularité du surf dans le sens où on ne peut pas contrôler complètement nos performances à cause de l’océan. »

ph Pablo Jimenez ph men podium flags C’est le monde du surf dans sa globalité qui était derrière son écran depuis la France. La vice-championne d’Europe de longboard Zoé Grospiron, qui a suivi avec attention les aventures de Jérémy Florès, Pauline Ado, Michel Bourez et Johanne Defay au Japon. « Quel moment historique de voir mardi matin les médaillés sur le podium ! Regarder le surf aux Jeux de Tokyo était une expérience inédite avec beaucoup d’émotions et très inspirante. Rien de plus fort que de voir, pour la première fois de l’histoire du surf, cette discipline aux Jeux avec une très belle équipe de France. L’histoire olympique ne fait que commencer et ils auront marqué l’histoire du surf ! Merci à l’équipe de France pour ces émotions et ce spectacle, un très grand bravo à Johanne, Pauline, Jeremy et Michel ainsi qu’au staff pour toute la préparation ! »

Les clubs ainsi que leurs adhérents étaient aussi scotchés à leur écran et leur smartphone, qu’importe le décalage horaire. Un engouement inédit qui s’est remarqué avant le début de Jeux, avec des messages d’encouragement à la pelle. Même les surfeurs les plus expérimentés n’ont jamais eu l’occasion d'avoir autant de soutien. Ce qui en dit long sur le caractère exceptionnel des Jeux Olympiques. Thierry Martineau, président du Radical Surf Club estime que c’était une fierté de voir son ami de longue date, Jérémy Florès à Tokyo.  « C’est une fierté de l'avoir vu aux Jeux, les premiers de l’histoire c’est historique. Il a marqué le surf français et réunionnais, et il a écrit une nouvelle page de l’histoire du surf. Pour un petit gars de la Réunion c’est déjà énorme d’y être, il n'a plus rien à prouver. »

Le club réunionnais a également répondu présent pour cette première édition comme le témoigne son président. « En ce qui concerne le club, il y avait un vrai engouement autour de Jérémy et de l’Équipe de France. Beaucoup de messages d’encouragement c’était impressionnant, que du positif ! Malgré les milliers de kilomètres et le décalage horaire, beaucoup d’adhérents du club regardaient en direct les séries. » Preuve de l’incroyable engouement autour des JO de la communauté surf. 

fra ath Michel Bourez ath ph Pablo Jimenez ph 2

Nos élus au comité directeur de la FFSurf ont également accordé une attention particulière à chaque série. Aurélie Kieffer du département vie associative, a évidemment regardé tous les heats des Français engagés, mais a surtout regretté les conditions chaotiques. « Bien sûr que j’ai suivi les épreuves de surf à Tokyo, même si vu les horaires c'est compliqué de regarder du début à la fin. Je regardais donc aussi les résultats le matin. Les conditions n'étaient pas simples, c'est bien dommage que nos athlètes n'aient pas eu toutes les conditions idéales pour exprimer leur potentiel. »

Didier Tirilly, du département vie fédérale, a lui suivi en direct et en famille. Mais surtout, il a été étonné par l’importante couverture du surf à la télévision. « Sur le plan média, j’ai été agréablement surpris de voir France Télévisions mettre le surf en avant aussi tôt. Il y a eu une très bonne émission avec le surf et le skate sur France 2. J’ai aussi trouvé les commentateurs très investis sur le surf depuis le début des JO. » Cela témoigne de l’intérêt grandissant pour notre discipline partout en France, de bonne augure avant l’échéance de Paris 2024.

Paris 2024 justement, beaucoup de compétiteurs en ont fait un objectif. Voir cette première à Tokyo, a probablement donné envie à beaucoup de compétiteurs de prendre part à l’aventure olympique dans 3 ans. À l’image de Jorgann Couzinet qui a déjà Teahupo’o dans un coin de sa tête. « J’espère que ce sera dans de meilleures conditions en 2024 et surtout que je pourrais y être, je suis très excité pour ! » La jeune génération va maintenant avoir un nouvel objectif avec cette médaille d’or à arracher. Comme l’explique Kyllian Guérin, qui à 18 ans a plusieurs olympiades devant lui et peut même voir jusqu’aux Jeux de Brisbane en 2032. « Auparavant, l'objectif de tous les surfeurs était d’être sur le WCT, d’être champion du monde. Maintenant, il y a cette nouvelle case des JO. Surtout pour les jeunes de ma génération. Ça motive pour être là en 2024, vivre et apprécier ces moments là. L’énergie autour de chaque athlète était assez folle, tout le soutien qu’ils avaient, tout le monde était soutenu par son pays, sa communauté. Évidemment que ça donne envie d’être à Tahiti dans 3 ans !” 

Dernière modification le : 30 juillet 2021
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