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Michel Bourez au Jeux Olympiques 2020

Michel Bourez au Jeux Olympiques 2020  © WSL et ISA

Michel Bourez (33 ans) s'est qualifié ce mercredi à Hawaii par l'intermédiaire du Championship Tour (CT) de la World Surf League (WSL) pour représenter la France aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.

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Actuellement à Hawaii où il dispute le Billabong Pipe Masters, la dernière étape de la saison 2019, qualificative pour les JO, Bourez s'est qualifié pour les 8es de finale de la compétition en battant le Brésilien Deivid Silva.
Il obtient sa place provisoire pour participer à Tokyo 2020, qu'il devra valider en participant aux championnats du monde de l'International Surfing Association (ISA) en mai 2020.
Michel Bourez est le 3e surfeur français à se qualifier pour Tokyo-2020 après Jérémy Florès et Johanne Defay.
Michel Bourez est né en 1985 sur l’île de Rurutu, dans l’archipel des Australes, en Polynésie française. Mais il s'installe tout petit avec ses parents à Tahiti. Il grandit à Mataiea, dans le sud de l’île. C'est en voyant régulièrement des surfeurs sur les vagues qu'il abandonne les jeux dans la rivière pour l'océan. Il commence à l'âge de 8 ans avec son grand frère Naea, sur une planche en mousse prêtée par sa tante.
Sur le CT depuis 2009
Rapidement, ses qualités techniques et physiques, le projettent au premier plan sur les compétitions locales. Il envisage donc de faire une carrière professionnelle. Il lui faut d'abord convaincre son entourage qui craint pour son avenir. Il s'engage sur le circuit WQS en 2005 alors qu'il n'a pas encore 20 ans. Il réussi à se qualifier pour le Championship Tour en 2009.
Il explose en 2014 en remportant coup sur coup les étapes de Margaret River (Australie) et Rio de Janeiro (Brésil), puis une troisième place lors du Fiji Pro. Il se hisse alors à la 5e place du ranking général final, soit le meilleur classement d'un Français dans toute l'histoire du surf professionnel.
Son ascension est stoppée en 2015 quand il se blesse gravement en free surf à Teahupoo : main gauche et une vertèbre fracturées. Il rate deux compétitions, reviens dans le circuit mais termine l'année à la 21e place.
15e mondial cette année avant Hawaii
Il se relance totalement l'année suivante, remportant notamment son 3e succès sur le CT en s'imposant en fin de saison à Hawaii sur le Billabong Pipeline Masters. Il entre dans le cercle très fermé des légendes du surf ayant remporté les 3 étapes de la Triple Crown de Hawaii (Haleiwa, Sunset et Pipeline) et rejoint Mark Richards, Gary Elkerton et Andy Irons. Il boucle la saison au 6e rang mondial.
Il connaît une nouvelle année difficile en 2017 marquée par une 19e place mais rebondit, encore très vite, en se hissant au 8e rang mondial en 2018. Il occupe le 15e rang mondial avant l'actuelle dernière étape de la saison 2019 à Hawaii.
Marié et père de deux enfants, Michel Bourez, que l'on surnomme le « Spartan », s'alignera pour la 12e saison consécutive sur le CT en 2020. Après une première sélection en équipe de France aux Mondiaux ISA en septembre, au Japon, il participera aux Mondiaux ISA de mai 2020 avant de prendre part au premiers Jeux Olympiques de l'histoire du surf en juillet à Chiba, au Japon.

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La réaction de Michel Bourez :
« Je n'aurais jamais pensé faire des Jeux Olympiques dans ma vie. Premièrement car le surf n'y était pas quand que j'ai commencé. Cette saison a tout changé. La qualification pour les Jeux a même pris le dessus sur la course au titre mondial. Etre aux Jeux, c'est hallucinant. On rejoint les plus grands athlètes au monde. C'est un honneur d'y être. La qualification est une étape que j'ai franchie. Il me reste encore à finir la saison avec la dernière compétition ici à Hawaii. Je dois me concentrer sur cette compétition, sur ma prochaine série, oublier le reste. Et puis je dois aussi éliminer Kelly Slater pour gagner la Triple Crown (récompense honorifique au meilleur surfer des 3 compétitions de fin de saison à Hawaii, Ndlr). 2020 ? Pour commencer, on va bien fêter la qualification avec Jérémy (Florès, Ndlr) à Tahiti quand on sera à la maison. Je vais devoir bien me préparer physiquement aussi. Pour être bien tout au long de l'année. Si je suis bien sur les compétitions du CT, alors je serai bien aux Jeux Olympiques. »

 

 

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