Michel Bourez : « C'est le challenge ultime pour un athlète »

Michel Bourez (PYF) finishes RUNNER-UP in men's 2018 Corona Bali Protected after placing second in the final at Keramas, Bali, Indonesia.  The results is the second runner-up finish for Bourez in a final at Keramas, in 2013 he finished second in the final.(Photos WSL, ISA et FFSurf)

 

A 35 ans, le Tahitien est le vétéran du plateau olympique. Mais attention, affûté comme jamais après un repos forcé (blessure au cou en juin), le "Spartan" débarque à Tokyo avec l'envie de tout casser et d'inscrire son nom sur le Challenge ultime que représentent les Jeux Olympiques.

 

« Les Jeux, c’est le challenge ultime pour un athlète ! C’est tous les quatre ans, il n’y a que les grands noms du sport qui y participent, si tu gagnes une médaille, peu importe laquelle, tout le monde se rappellera de toi, jusqu’à la fin de tes jours. »
Le ton est donné. Pour ceux qui le pensait détaché de l'évènement, Michel Bourez répond avec intensité sur l'enjeu de la compétition la plus importante de l'histoire du surf. Michel Bourez est né en 1985 sur l’île de Rurutu, dans l’archipel des Australes, en Polynésie française. Il commence à l'âge de 8 ans avec son grand frère Naea, sur une planche en mousse prêtée par sa tante. Rapidement, ses qualités techniques et physiques, le projettent au premier plan sur les compétitions locales. Après avoir convaincu ses proches, il s'engage sur le circuit WQS en 2005 alors qu'il n'a pas encore 20 ans.

BOUREZ MICHEL ISA Sean Evans ph


5e mondial en 2014
A force de persévérance et de bons résultats, il réussit à se qualifier pour le Championship Tour fin 2008 en remportant la prestigieuse étape de Haleiwa, à Hawaii. Cette même année 2008, il prend la 5e place du Quiksilver Pro France pour lequel il a obtenu une wild card, en éliminant notamment les Australiens Joel Parkinson et Bede Durbidge.
Il est 21e pour sa première année sur le CT en 2009 et entre dans le Top 10 en 2011, en prenant la 8e place du classement général. Il ajoute un second joyau à sa couronne en remportant pour la seconde l'étape de Haleiwa, à Hawaii.
Michel explose véritablement en 2014 en remportant coup sur coup les étapes de Margaret River (Australie) et Rio de Janeiro (Brésil), puis en faisant troisième lors du Fiji Pro. Sans oublier sa victoire sur le QS 10k de Sunset beach, à Hawaii. Il se hisse alors à la 5e place du ranking général final, soit le meilleur classement d'un Français dans l'histoire du surf professionnel. 

(Photo by Matt Dunbar/WSL via Getty Images)


Une grave blessure en 2015
Son ascension est stoppée en 2015 quand il se blesse gravement en free surf à Teahupo'o : main gauche et une vertèbre fracturées. Il rate deux compétitions, reviens dans le circuit et termine l'année à la 21e place. Il se relance totalement l'année suivante, remportant notamment son 3e succès sur le CT en s'imposant en fin de saison à Hawaii sur le Billabong Pipeline Masters. Il entre dans le cercle très fermé des légendes du surf ayant remporté les 3 étapes de la Triple Crown de Hawaii (Haleiwa, Sunset et Pipeline) et rejoint Mark Richards, Gary Elkerton et Andy Irons. Il boucle la saison au 6e rang mondial.
Michel connaît une nouvelle année difficile en 2017 marquée par une 19e place mais rebondit, encore très vite, en se hissant au 8e rang mondial en 2018.
Jeux Olympiques obligent, il connait sa première sélection en équipe de France aux Mondiaux ISA 2019, au Japon. Cette même année, il lui faut attendre la toute dernière étape à Pipeline (5e place) pour décrocher son ticket pour les Jeux. Sélectionné une nouvelle fois en équipe de France, il prend la 16e place des Mondiaux au Salvador en juin dernier.
Mais blessé au cou, sa blessure de Teahupo'o de 2015 se réveillant, il est mis au repos forcé par le staff médical. Forfait au Surf Ranch fin juin, il entame sa rééducation et reprend l'entraînement à Tahiti. Chez lui, il se prépare pour les Jeux de Tokyo avec Hira Teriinatoofa, l'entraîneur national. Et assure : « Je serai au maximum. Je me sens bien physiquement et c'est le plus important. »

BOUREZ COURSE


« Ça ne va pas être une compétition normale »
Focus depuis toujours sur le world tour, Michel prend conscience que les JO sont « sûrement la plus grande compétition au monde pour le surf. Ça ne va pas être une compétition normale. Les surfeurs du CT comme moi sommes habitué aux épreuves de haut niveau, et je pense que ça va être plus facile pour nous que pour certains qui vont participer à ce grand événement pour la première fois. » Et de concéder que « faire un résultat là-bas sera très important. » 
Ambitieux comme toujours, le Tahitien annonce d'ailleurs la couleur : « Mon objectif est de revenir avec la médaille d’or, c’est largement possible. » Et croise les doigts pour que les conditions de vagues ne soient pas celles d'un été nippon habituel. « On connaît le Japon, lorsqu’il n'y a pas de cyclone, il n'y a pas trop de vagues. J'espère vraiment qu’il y aura un typhon au large pour avoir des vagues. » 
Le papa devant la télé
Le surf aux JO ? « Enfin ! » lance-t-il. « Je trouve normal que le surf soit enfin aux Jeux. Nous sommes des athlètes, le fait de voir le surf à ce stade-là, dans la carrière d’un surfeur c’est le niveau ultime. Ça va être dingue de représenter son pays, surfer contre les meilleurs mondiaux. »
A Tahiti, son père pourra alors être très fier de son "fiston" aujourd'hui papa de deux garçons. « Lui, il est à fond dans les Jeux, explique Michel C’est un moment qu’il adore. Il est dans son canapé et il regarde tout ce qu’il se passe. » Cette année plus que d'habitude assurément. 

 

A SUIVRE
Dimanche 25 juillet - 1er tour messieurs
(les deux premiers en 8es de finale ; les deux autres au 2e tour)
7h40 (0h40 fr) : Série 2 messieurs avec Gabriel Medina (Brésil), Michel Bourez (France), Leon Glatzer (Allemagne), Rio Waida (Indonésie)


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Né le 30 décembre 1985 
A Rurutu (Polynésie française)
Discipline : Shortboard
Club : Hossegor Surf Club
Palmarès 
Champion du monde des nations 2021
N. 5 mondial en 2014
N. 6 mondial en 2016
N. 8 mondial en 2011 et 2018
3 victoires sur le CT : Drug Aware Margaret River Pro (2014) ; Billabong Rio Pro (2014) ; Billabong Pipe Masters (2016)
Classement national : N.2
Nombre de sélections en équipe de France : 3

 

 

 

 

Dernière modification le : 18 juillet 2021
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