Pauline Ado : « A l’image des USA ! »

Après la déception de ne pas avoir pu surfer à la maison pour le Roxy Pro de Biarritz, Pauline Ado est cette semaine en Californie pour l’US Open of Surfing. (Photo ASP/Robertson) Après la déception de ne pas avoir pu surfer à la maison pour le Roxy Pro de Biarritz, Pauline Ado est cette semaine en Californie pour l’US Open of Surfing. (Photo ASP/Robertson)

La N.1 française est en Californie pour la septième manche du championnat du monde féminin, l’US Open of Surfing de Huntington beach (22-28 juillet). A la veille de la compétition, elle se confie pour Surfingfrance.com.

 

Comment as-tu vécu cette drôle de semaine à Biarritz avec l'annulation du Roxy Pro France ?
C'était une situation que je n'avais encore jamais connue jusque là et c'était assez étrange. J'étais un peu partagée... d'un côté consciente qu'il y avait peu de chance qu'ils puissent lancer la compétition vu les prévisions mais il fallait quand même rester dedans, aller aux calls tous les matins et ne pas trop se déconcentrer.

Forcément déçue de ne pas avoir surfé à la maison car on se doute que tu comptais beaucoup sur cette compétition…
Oui assez déçue... Je me disais : pourquoi ici ? La seule épreuve en France. Mais j'essayais de garder un certain recul, de ne pas me laisser aller à la déception pour rester concentrée sur la suite. Ce n'est pas comme si c'était quelque chose que je pouvais contrôler... Quoi qu'il advienne, j'étais prête à surfer ou à passer à autre chose.

Heureusement, le Roxy Pro est reporté à septembre avec certainement des vagues ! Tu dois être satisfaite qu'elle ne soit pas annulée…
Oui nous avons appris au dernier moment qu'elle était reportée pendant le Quik Pro France. De mon point de vue, c'est une super nouvelle. C'est facile à dire pour moi puisque je suis sur place... Mais le Tour féminin ne perd pas une épreuve et se retrouve sur une vague World Class pour le coup ! Et c'est ce qui nous manque actuellement : des vagues de qualité. On croise les doigts pour avoir de bonnes conditions fin septembre maintenant.

Place cette semaine à l'US Open, certainement la compétition la plus démesurée du circuit. Quel regard portes-tu sur cette compétition « à part » ?
J'ai presque envie de dire que c'est une compétition à l'image des USA : toujours plus grand, plus haut, plus fort... Il me semble que l'affluence est de 500 000 personnes sur toute la semaine ! Une fois dans l'eau, on ne se rend pas trop compte tant on est concentrée mais, une fois sur le site, c'est impressionnant. C'est assez épuisant aussi mais au final, sportivement, c'est une super expérience de faire partie d'un événement de cette envergure.

Quelle ambition as-tu sur l'US Open ? On sait qu'il te faut renouer avec un bon résultat pour remonter au classement et rentrer dans les 10.
J'avoue ne pas trop me focaliser sur les points, le classement, le tour que je dois atteindre... Je préfère me concentrer sur mon surf et mes séries et je ferai les calculs après. L'important c'est d'avoir donné le meilleur de soi en sortant de l'eau.

Comment vois-tu ce premier tour face à Coco Ho et Lakey Peterson ?
Ça sera une série difficile. Lakey est la championne en titre. Coco a toujours été une super compétitrice. Mais elles le sont toutes. J'essaie donc de ne pas trop faire attention à mes adversaires. Je me concentre sur les choses que je peux contrôler !

Après un excellent départ en début de saison (5e au Quik Pro Australie), tu as marqué le coup en étant tout de même deux fois 9e mais aussi deux fois 13e. Pourquoi ?
Le niveau est très élevé sur le Tour cette année. J'ai parfois fait des erreurs, n'ai pas surfé à mon meilleur niveau, étais moins dedans... A ce niveau-là ça ne pardonne plus. C'est assez frustrant car on se dit qu'on est passée à pas grand-chose... Mais en même temps encourageant.

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