Pauline Ado : « Le Brevet Professionnel est une sécurité pour mon avenir »

Une session concernant les sportifs professionnels, diplômés Staps et diplômés BP autres disciplines, a été mis en place par la Fédération Française, dans le cadre du double projet sportif et professionnel. Elle a débuté ce mois-ci à Soustons (Landes), et concerne une douzaine de candidats dont Pauline Ado mais aussi Patrick Beven, Andy Crière, Alizé Arnaud ou encore Joséphine Costes. Une session concernant les sportifs professionnels, diplômés Staps et diplômés BP autres disciplines, a été mis en place par la Fédération Française, dans le cadre du double projet sportif et professionnel. Elle a débuté ce mois-ci à Soustons (Landes), et concerne une douzaine de candidats dont Pauline Ado mais aussi Patrick Beven, Andy Crière, Alizé Arnaud ou encore Joséphine Costes.  © Photo WSL

Entre deux compétitions du QS, elle repart ce vendredi pour la Nouvelle-Zélande, Pauline Ado suit la formation pour le Brevet Professionnel. Pas forcément pour en faire un métier à l’issue de sa carrière. La N.2 Française évoque aussi son début de saison sur le QS et affiche des ambitions forcément élevées. Entretien. 

 

Pourquoi as-tu décidé de suivre la formation pour le brevet professionnel de surf ?
Je m’étais toujours dit que je le ferais un jour et, cette saison, j’ai plus de temps pour suivre une formation. Ce n’est pas forcément pour en faire un métier et gagner ma vie comme prof de surf. Ça n’entre pas dans un projet concret. Ni immédiat, ni avec 100% d’assurance que je m’en servirai. C’est une sécurité, un diplôme de plus. 

Tu n’as que 24 ans et tu penses donc déjà à ta reconversion ?
J’anticipe. J’ai arrêté les études juste après mon Bac. J’ai l’occasion d’obtenir un diplôme, je le fais. Cela pourra quoi qu'il en soit me servir sur des actions ponctuelles dans un premier temps. 

Ça fait quoi de s’asseoir devant une table et de se remettre dans la peau d’un élève ?
(Rires) Ce n’est pas évident. Surtout pour l’apprentissage, quand il nous faut analyser les gestes qui sont innés pour nous. Il faut s’imaginer être un débutant à la recherche des bons conseils pour apprendre les bases. Il faut réfléchir à ce qu’on va lui dire, lui enseigner. Réfléchir à ce qu’il faut dire à un débutant pour une prise de vitesse dans la vague, alors qu’on n’y réfléchis jamais quand on le fait.

Cette formation est adaptée à ton calendrier. Entre compétition, entraînement et free surf, trouves-tu néanmoins le temps d’aller en formation et de potasser tes cours ? 
Ça peut être un peu compliqué mais je m’adapte, justement. J’ai débuté la formation il y a deux semaines et je pars ce vendredi pour la Nouvelle-Zélande. Je vais continuer à bosser là-bas, par correspondance, et en rattrapant à mon retour. 

« On travaille dans une bonne ambiance, il y a beaucoup d'échanges entre nous »

Suivre une formation au BP est-il plus facile quand on est sportive de haut-niveau ?
Oui. Nous avons une bonne connaissance du milieu. Même si ça peut nous apparaître compliqué pour l’enseignement des bases comme je le disais.

Andy Crière, Patrick Beven, Joséphine Costes et Alizé Arnaud sont eux aussi en formation. Du coup, l’ambiance est-elle studieuse ou plutôt à la rigolade ? 
On bosse ! Dans une très bonne ambiance. En fait, il y a beaucoup de discussions, beaucoup d’échanges. On partage notre vision. 

Tu reprends la compétition la semaine prochaine. Es-tu satisfaite ou déçue par ton début de saison et par tes résultats sur les deux premiers QS 6.000 ? 
Je suis déçu de mon résultat en Chine (9e place). J’étais bien partie mais j’ai été un peu malade. Ce qui ne veut pas dire que j’aurais pu aller plus loin sans ça, mais j’ai été coupée dans mon élan. A Sydney (17e place), je n’étais pas dedans. J’ai eu très peu de temps pour travailler durant l’intersaison qui a été très courte. 

De quoi changer ton approche ?
J’ai décidé de bosser sur le long terme et pas dans le résultat immédiat. Même si mon but est de me requalifier et que cela passe par des résultats réguliers, je sais qu’il va falloir travailler pour avoir mon meilleur surf dans quelques temps.

Ça fait quoi de replonger dans les QS après quatre saisons en CT ? 
Je n’ai jamais vraiment quitté le QS… J’en faisais toujours même quand j’étais sur le CT. Ce qui fait bizarre, c’est de regarder Snappers devant son ordinateur en France…

« Je devrais participer aux trials à Bell's beach »

Toi qui a vécu les deux, est-ce plus difficile de se maintenir en CT ou de s’y qualifier via le QS ?
(Pause) C’est vraiment difficile de répondre à cette question. Sur le CT, la stratégie et le mental sont importants, il faut être au top à chaque série. Sur le QS, les conditions de vagues sont moins bonnes et il faut aller sans cesse à la bagarre en étant opportuniste. 

Dans quel état d’esprit repars-tu ce vendredi pour le QS 6.000 de Nouvelle-Zélande ?
Excitée ! J’ai hâte de reprendre la compétition. On a eu de bonnes conditions en France ces derniers temps, j’ai passé pas mal de temps à l’eau. On verra bien ce que me réserve Taranaki. 

Rentreras-tu tout de suite après la compétition pour reprendre la formation à Soustons ?
Je devais rentrer juste en suivant mais j’ai de grandes chances de faire les trials de Bell’s beach (WCT, 1-12 avril). Ça serait sympa de revoir toutes les filles… Et, du coup, si je dois rentrer un peu plus tard en France, ça ne sera pas plus mal !

 

Les stagiaires en formation sportifs professionnels, diplômés Staps
et diplômés BP autres disciplines, à Soustons. 

 

LE CALENDRIER QS

26-29 mars : Port Taranaki Pro, Taranaki, Nouvelle-Zélande (QS 6.000)

15-21 juin : Los Cabos Open of Surf, Zippers Beach, Mexique (QS 6.000)

27 juillet-2 août : US Pro, Huntington beach, États-Unis (QS 10.000)

7-9 août : Paul Mitchell Supergirl Pro, Oceanside Pier, États-Unis (QS 6.000)

19-23 août : Rip Curl Women's Pro San Bartolo, Chili (QS 3.000)

25-30 août : Anglet, France (QS 1.500)

27-30 août : Maui & Sons Pichilemu Woman's Pro, Pichilemu, Chili (QS 3.000)

1er-6 septembre : Pantin Classic Galicia Pro, Pantin, Espagne (QS 6.000)

23-27 septembre : Espagne ou France (QS 6.000)

20-25 octobre : Mahalo Surf Eco Festival, Itacare, Brésil (QS 3.000)

Dernière modification le : 20 mars 2015
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