Surf aux JO : les réactions

Surf aux JO : les réactions  © ISA

Les réactions se multiplient depuis l'annonce de l'inclusion du surf au programme des Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

 

Jérémy Florès (champion du monde ISA en 2009) : « Les Jeux, un rêve pour moi ! » 9069c50fa245b46fd35efd0d4b589a67
« C’est une super nouvelle ! Ça va être génial pour le surf. Ça prouve que notre sport est reconnu mondialement. Beaucoup de surfeurs, beaucoup de fans du surf, savent déjà que le surf est très bien organisé, qu’il dispose d’un circuit international depuis bien longtemps. Que des surfeurs professionnels vivent très bien de leur sport. Le grand public ne le sait peut être encore et avec les Jeux Olympiques, on va pouvoir montrer au plus grand nombre que le surf est juste... énorme.
Comme tout sportif, c’est un rêve de pouvoir y participer. Pouvoir représenter la France, les couleurs de la France. C’est magique. Aller chercher une médaille olympique, c’est aussi un rêve pour moi. Les vagues ne sont certes pas magiques au Japon et je sais que la compétition aura lieu dans l’océan. Ça aurait pu être en piscine, mais on se serait sans doute rapprocher du half pipe ou du skate avec une répétition de manœuvres. Pour aller aux JO, il va nous falloir passer par les championnats du monde de l’ISA et pour avoir davantage de places pour l’équipe de France, avoir un bon ranking au classement des nations. La France a largement sa place dans le Top 4 mondial, voire mieux. Les championnats du monde ISA, ceux de cette année et ceux des années à venir, vont devenir très importants. On va y participer pour gagner des places pour ceux qui iront aux JO dans quatre ans. Avec le meilleur seeding sur l’épreuve olympique. »

Pauline Ado (championne du monde ISA junior 2006) : « J’ai du mal à réaliser » 588a3afc37f4ccb20d733d4a971b7772
« Les Jeux Olympiques, c’est le rendez-vous sportif le plus important au monde. En tant que surfeuse pro et grande fan de sport, c’est un rêve qui se réalise. Faire partie d’un évènement d’une telle envergure ça marque une vie et une carrière sportive. Cela fait des années que l’on parle du surf aux JO en espérant que cela arrive un jour mais sans trop y croire... Personnellement, j’ai dû mal à réaliser. C’est énorme pour le surf ! »

 

  

Patrick Florès (entraîneur nationale) : « L’idée vient d’un Français ! » flores.arassus
« Le surf aux JO, c'est la reconnaissance du sport des rois. Je tiens à féliciter le président de l'ISA, Fernando Aguerre, pour sa persévérance depuis de longue années. Nous sommes très proches, nous avons passé des heures à en parler ensemble, il n'avait aucun doute et avait même réussi à me persuader que nous y arriverions depuis longtemps. Je voudrais aussi rappeler que l'idée vient d'un Francais : Jacques Hèle, et que depuis 8 ans que nous sommes en place à la Fédération Française de Surf, avec une nouvelle équipe, nous avons apporté à l'ISA un énorme appui en terme de lobbying au travers de nos élus. Notre sport est enfin reconnu aux yeux du monde entier, cela fermera la bouche de certains, surtout chez moi à La Réunion où, au travers de mon combat pour la sécurisation des plages de l’île, j’ai pu me rendre compte du manque de respect pour notre communauté.
Nous avons depuis quelques années des générations en or, la FFS s'est professionnalisée et, malgré des subventions très légères, elle a tout fait pour donner la possibilité de réussite à nos jeunes avec de nombreux stages à l’étranger et dans le sud ouest. Elle s'est ouverte aux coachs de toute la France du surf, venant de toutes les régions métropolitaines et de l’outremer, et même du privé comme Gilles Darqué, Yann Martin et moi avec mon idée de nouvelle école de surf à la française. C'est ça la réussite du président Arrassus et du DTN Michel Plateau : l'ouverture aux autres. Nous avons été plusieurs fois champions du monde de relais, 3 fois vice-champion du monde par équipes, avec de nombreux titre en individuels, nous sommes prêts pour relever le défi et aller chercher l'or au Japon dans quatre ans.
Cette nouvelle me motive encore plus pour continuer à sécuriser au plus vite encore davantage de spots de l’île de La Réunion afin de retrouver notre au rang national au plus vite. Le président de la Région Réunion m'a nommé conseiller technique rattaché à son cabinet pour aller dans ce sens. C'est un énieme challenge de plus pour moi, je me nourris de ce genre de défis depuis toujours. Celui-ci et les Jeux Olympiques seront les plus beaux et nous les réussirons tous ensemble ! »

Johanne defay (n.1 française) : « Une compétition prestigieuse » 315ed41f8b7c0859955c80628e733870
(sur adrenaline.fr) « On attendait tous cette confirmation. C’est génial, je suis vraiment contente de cette décision ! Cela reste encore flou pour nous, surfeurs, mais nous sommes tous contents pour la discipline. En tant que sportive, c’est un rêve de faire les JO, un Graal même ! C’est une compétition prestigieuse qui va apporter une grande visibilité et crédibilité à notre sport. On nous considèrera peut-être plus comme des vrais athlètes. J’ai longuement hésité pour participer aux Mondiaux ISA avec l’équipe de France cette année au Costa Rica (6-14 août) avant de finalement décider de me concentrer sur mon année CT. Ce qui est sûr, c’est que l’année où il faudra y être, j’y serai ! »

 Justine Dupont (n.14 mondiale QS) : « Les JO vont donner de nouveaux rêves » dupont
« C’est excitant. Il me tarde déjà de voir l'évolution que cela va apporter à notre sport. Les Jeux Olympiques vont donner aux surfeurs de nouveaux objectifs et de nouveaux rêves. »

 


CHRONOLOGIE

INTERVIEW PRÉSIDENT FÉDÉRATION FRANÇAISE DE SURF

INTERVIEW DIRECTEUR TECHNIQUE NATIONAL


LE SURF AUX JO-2020
- Le format pour le surf aux JO de Tokyo 2020 sera de 40 surfeurs (20 hommes et 20 dames).
- La compétition olympique se fera dans les vagues de l’océan, pas dans une piscine à vagues.
- Les spots éventuels ont déjà été étudiés et sélectionnés
- La compétition se disputera sur deux semaines lors d’un Festival du surf
- La culture surf sera mise à l’honneur au cours de ce Festival avec une partie artistique (musique, peinture...) et une partie sportive où seront incluent les autres disciplines de la famille du surf comme le longboard, le bodyboard...
- Les procédures de sélection seront officialisées d’ici la fin 2016 ou en cours d’année 2017.
- Les qualifications pour les JO 2020 ne se feront pas avant 2018 ou 2019.
- Les 3 nations fortes du surf : USA, Australie et Brésil, pourraient avoir plus d’athlètes aux JO que les autres pays.
- Le CIO a déjà décidé d’un maximum d’athlètes par pays.
- La WSL soutient l’ISA et le projet olympique. Elle a d’ores et déjà assuré de la participation de ses meilleurs surfeurs.

LES JEUX OLYMPIQUES
Créés en Grèce en 776 avant JC, ils ont été rénovés à la fin du XIXe siècle par le Baron Pierre de Coubertin. Les premiers Jeux modernes ont lieu à Athènes en 1896. Ils sont organisés tous les quatre ans par le Comité international olympique. 206 pays sont représentés pour un total d’environ 10.500 athlètes amateurs et professionnels, hommes et femmes. 35 disciplines sont au programme.
Site web officiel : www.olympic.org


L’INTERNATIONAL SURFING ASSOCIATION
L'International Surfing Association ou ISA est la Fédération international de surf, seule reconnue par le Comité international olympique (CIO) en tant qu'autorité d'administration mondiale pour le surf. Créée en 1964 sous le nom de l'International Surfing Federation (ISF), elle a été renommée ISA en 1976. Elle organise les championnats du monde de surf depuis 1964, et les championnats du monde juniors depuis 1980.
L'ISA est l'autorité régissant le monde pour le surf et toutes ses disciplines, y compris le bodyboard, le kneeboard, le longboard, le tandem, le skimboard, le bodysurf et le Stand Up Paddle. L'ISA travaille au développement du surf dans ses pays membres (100).

Dernière modification le : 13 mai 2019
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