Un an après – Carcans : « Les évènements associatifs locaux nous manquent »

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Il y a un an le pays connaissait un premier et long confinement de deux mois. De nombreux clubs avaient alors témoigné de leur inquiétude. Comment ont-ils finalement traversé l’année 2020, comment fonctionnent-ils aujourd’hui et comment voient-ils l’avenir ?

Aujourd’hui : Carcans Océan Surf Club


Vous souvenez-vous des premiers jours du confinement de mars 2020 ?
Oui, on a fait un point rapide entre les salariés et le bureau. Un point sur la trésorerie, on a pris contact avec notre cabinet comptable pour les différentes démarches à faire.

Comment avez-vous traversé les 8 semaines de confinement l'an dernier ?
Dans l'inconnu. On était en chômage partiel, chacun chez soi. On a fait quelques visios sport avec nos adhérents.

Le confinement a t-il eu un sérieux impact sur votre club durant ces deux mois ?
L'annulation de tous les cycles du club et des scolaires a eu un réel impact financier sur notre exercice. Mais le chômage partiel de nos salariés lors du premier confinement et les aides de l'État ont à peu près compensé ces pertes.

Avez-vous craint pour la pérennité de votre club ?
La création de toutes ces aides nous a permis d'avancer sereinement malgré la perte des recettes. Nous étions cependant inquiets car dans le flou total et sans projection possible... Comme tout le monde !

Vous êtes-vous senti soutenu ?
Oui, oui et oui !

Qu'avez-vous entrepris au sortir du confinement en mai ?
Notre priorité a été de nous équiper en gel, en « bacterless »… et d'organiser la reprise des cours du club. Les cours de l’école ont repris à partir de fin juin, début juillet. La Maison de la glisse, dont nous sommes locataires, était en travaux. Avec la pause du confinement, il y a eu du retard qui s’est répercuté sur la reprise de l'intégralité de nos activités.

Comment vous êtes-vous adapté aux restrictions sanitaires mises en place et qui sont toujours en vigueur ?
On a mis en place des créneaux décalés pour que les stagiaires ne se croisent pas. On n’a condamné les douches et les vestiaires. Parmi nos mesures principales : tout le monde reste à l'extérieur, masque obligatoire à proximité du club, gel hydroalcoolique à l'arrivée, plexiglass à l'accueil, matériel désinfecté.

Avez-vous finalement passé une bonne saison estivale ?
Nous avons recruté un moniteur en moins par rapport aux années précédentes de peur de ne pas avoir de travail à lui fournir. Puis, comme beaucoup, nous avons fait une très bonne saison. Le rush s'est étendu de la fin juin à la fin août, alors que le gros de nos saisons habituelles s'étend de mi-juillet à mi-août. Avec une masse salariale moindre et beaucoup de monde en cours, ça a donc été une bonne saison pour nous.

Le confinement du mois de novembre vous a t-il affecté et replongé dans les doutes ?
Notre activité s'étend principalement d'avril à octobre. Nous avons cependant annulé les entraînements des compétiteurs. Mais sinon, ce deuxième confinement nous a permis de retrouver notre routine administrative et de faire les bilans de l'année. Sans inquiétude puisque la saison était derrière nous et les recettes avaient été suffisantes pour tenir l'hiver.

La situation actuelle vous inquiète-t-elle encore pour votre club ?
Nous ne sommes pas inquiets tant que nous pouvons maintenir les cours de surf. Nous le sommes plus pour la partie événementielle. Nous n'avons aucune projection, et nous avons donc pris la décision de réduire la Lady Surfing Day, qui ne sera donc pas dans son format de base cette année. Les Journées « Sports et Nature » sont également en suspens. Nous attendons les différents protocoles concernant l'accueil des personnes en situation de handicap.

Comment fonctionnez-vous aujourd'hui ?
Nous essayons de garder la même dynamique associative, en nous adaptant bien évidemment. Mais les surf trips avec nos adhérents nous manquent, les évènements associatifs locaux nous manquent également, les barbecues au sunset sur la terrasse du COSC aussi....

Quel est l'état d'esprit général de vos licenciés, dirigeants, moniteurs, salariés ?
Nous sommes motivés, déterminés et impatients de retrouver une vie normale, sans couvre-feu, sans masque, et avec les commerces ouverts !







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