Un an après – Royan Atlantique Surf Club : « On n’a pas le droit de baisser les bras ! »

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Il y a un an le pays connaissait un premier et long confinement de deux mois. De nombreux clubs avaient alors témoigné de leur inquiétude.  Comment ont-ils finalement traversé l’année 2020, comment fonctionnent-ils aujourd’hui et comment voient-ils l’avenir ?

 

Aujourd’hui Royan Atlantique Surf Club

 

Déjà publiés :
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Lou Bisca Surf Club
Belharra Surf Club
Océan Roots Surf Club
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Océan Surf Club St Jean de Monts
Lacanau Surf Club
Bascs
Carcans Océan Surf Club

Vous souvenez-vous précisément des premiers jours du confinement de mars 2020 ? 
Nous avons été dans l’obligation de mettre en chômage partiel nos salariés. Il n’y avait plus le choix. La seule inquiétude était la non-visibilité de la fin de la crise sanitaire. Nous ne savions pas jusqu’à quand nous allions être confrontés à cette fermeture administrative. 

Comment avez-vous traversé les 8 semaines de confinement l'an dernier ? 
Avec beaucoup d’inquiétude ! Nous étions au départ d’une nouvelle année quand on a baissé le rideau. Est-ce que la trésorerie allait nous permettre de maintenir le cap et pour combien de temps ? Heureusement nous avons bénéficié comme d’autres des aides de l’État. Sans quoi, cela aurait été très difficile. Il y a aussi eu le travail commun à tous les clubs, qui a été de poser une simple question : pourquoi fermer l’activité surf si on met en place des règles sanitaires strictes ?

Le confinement a-t-il eu un sérieux impact sur votre club durant ces deux mois ?
Il n’y avait pas d’évènement majeur à cette période. Nous n’avons donc rien annulé au printemps. Mars n’est pas la période la plus tonitruante de la saison pour nous. On était alors en reprise d’activité avec les moniteurs, les scolaires. Les vacances de printemps en avril/mai ont été plus difficiles, même si on a pu rouvrir passée la mi-mai. Ça a fait mal à la trésorerie du club. Heureusement qu’il y a eu cette reprise car nous n’avions pas la trésorerie pour passer un an sans travailler. 

Avez-vous craint pour la pérennité de votre club ? 
On n’a pas eu de crainte car on a toujours voulu être optimistes. La seule obligation était de ne pas se rater dès que l’activité et les cours de surf allaient pouvoir reprendre. 

Vous êtes-vous senti soutenus ? 
Oui, oui. Ça a été le côté vraiment positif. A cette époque, j’étais par ailleurs élu sur ma commune et j’ai vraiment vu les aides arriver. Entre la mairie, la communauté de communes, le Département et la Région, nous avons vraiment été épaulés. Je ne dis pas ça en l’air. Je remercie fortement les collectivités pour tous les accompagnements dont on a pu bénéficier. Je pense aux subventions et au maintien des emplois. Le monde associatif a vraiment été soutenu. Et nous, on a pu garder le cap.

Qu'avez-vous entrepris au sortir du confinement en mai ? 
La mise en place de toutes les règles draconiennes liées au Covid. Avec la fermeture de l’accueil, celle des vestiaires, un investissement financier dans du nettoyage adapté. On a procédé à la réouverture des cours mais en extérieur. On a limité les places dans les minibus. On a imposé le port du masque. En mai, quand on rouvre, on communique aussi très vite et très bien sur la saison estivale qui approche à grands pas. On a ouvert tous les plannings de réservations pour enregistrer un maximum d’élèves pour l’été. On s’est adapté très vite pour ne pas rater la fenêtre qui s’offrait à nous. On a essayé de ne rien arrêter dans le respect des règles en vigueur. 

Avez-vous finalement passé une bonne saison estivale ? 
La saison a été excellente ! Les gens ont répondu présent. On a senti ce besoin d’oxygénation massif. Tout le monde voulait faire du surf, du plus jeune au plus âgé. Si on avait pu mettre des créneaux supplémentaires, on les aurait remplis sans problème. Il y a eu un besoin de retrouver l’activité surf et aussi, pour beaucoup, de la découvrir.

Le confinement du mois de novembre vous a-t-il affecté et replongé dans les doutes pour votre activité ? 
On travaille depuis longtemps avec la communauté de communes sur le scolaire. C’est un marché annuel très important et on a eu la chance que les derniers cours se terminent juste avant l’annonce du second confinement. Ça nous a permis de minimiser les pertes. Tous les gros évènements étaient passés pour le club. Au final, les plus impactés au sein du club sont les compétiteurs, qui ont eu peu d’entraînements, pas de compétition, et dont le renforcement physique en piscine n’a pas pu se faire. On n’a donc pas eu peur mais il y a effectivement eu des questionnements. On ne pouvait rien anticiper par manque de visibilité. Comme au printemps, on a souhaité garder le cap. Avoir une dynamique positive. On entrait dans les mois creux. En novembre, mon inquiétude majeure était de savoir si, en mars, on allait pouvoir rouvrir l’école de surf.

La situation actuelle vous inquiète-t-elle encore pour votre club ou pas du tout ? 
Pas au sein du club. Il y a vraiment cette dynamique positive de l’ensemble des gens qui sont au surf club. On se focalise sur le positif. Dans le département de la Charente maritime, il y a quand même une certaine appréhension avec l’arrivée de personnes extérieures, qui pourraient amener le Covid. 

Comment fonctionnez-vous aujourd'hui ?
On a profité de la période hivernale plus calme pour faire des travaux et réorganiser l’accueil du club. On lui a donné plus de peps. On a déjà calé les plannings de toute la saison, on envisage d’embaucher un 3e BE pour renforcer l’équipe, pour élargir les horaires d’ouverture et trouver d’autres créneaux pour répondre à toutes les demandes. Et puis on a travaillé sur de beaux projets autour du surf féminin, de l’intergénérationnel, sans oublier les autres disciplines comme le bodyboard et le stand up paddle notamment. On avance, on met des choses en place. On n’a pas le droit, en tant qu’association, de baisser les bras. 

Quel est l'état d'esprit général de vos licenciés, dirigeants, moniteurs, salariés ? 
Les retours sont positifs. Le taux d’inscription est très bon. Les gens répondent présents. On est repartis dans le bon sens. Il y a une véritable attente de tous les licenciés qui veulent reprendre totalement. A l’heure à laquelle on se parle, ça va ! Il ne faudrait pas qu’on nous annonce que tout ferme dans les jours à venir. Et si les règles sanitaires reviennent encore plus fortes, on saura s’adapter. Les trois maîtres mots pour nous sont adaptabilité, réactivité et créativité. On aimerait bien organiser des événements, des compétitions. Ça manque, surtout pour les jeunes. On a besoin de ramener une vie associative. C’est ce qui manque le plus. Mais notre situation n’est pas la pire. Je préfère être le président du petit club de surf de Royan que le patron d’un restaurant de la côte qui a beaucoup plus souffert.

 

 

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