Vidéo - Pauline Ado : « Ça me tenait vraiment à cœur de retrouver l’équipe de France »

 

Pauline Ado, qualifiée pour les Mondiaux 2021
« On prépare cette sélection depuis plusieurs mois. C’est un processus qui a commencé l’an dernier et qui n’avait pas pu aboutir. Il y a eu beaucoup de mois de préparation avec pas mal de pression aussi. On a eu quelques compétitions et surtout ces deux stages. C’était un gros objectif pour moi de revenir en équipe de France car je n’avais pas gagné ma place pour les derniers championnats du monde (2019, Ndlr). Ça me tenait vraiment à cœur de retrouver l’équipe de France. Je suis très contente d’avoir passé cette étape. Mais il reste encore du boulot !
On a eu très peu de compétitions cette année, ça aurait été très difficile de nous évaluer. Ces deux stages nous ont permis de nous remettre dans le bain. Finalement, on a fait des séries sans cesse les unes contre les autres. La Fédération a réussi à récréer un environnement avec des situations de compétition et de l’enjeu. Ça nous a mis dans l’inconfort avec du stress et de l’enjeu. L’idéal pour nous permettre de nous remettre dans l’environnement spécifique de la compétition. Pour moi, ça a été très bénéfique de me replonger là-dedans et de voir si ce que j’ai fait pendant les mois d’entraînements a porté ses fruits. En tout cas, ça a été une motivation qui nous a toutes tirées vers le haut.
Il y avait un double enjeu en venant sur le site des futurs championnats du monde au Salvador : la sélection et les entraînements sur les vagues des Mondiaux. C’était une formule idéale. Quand on arrive dans un endroit qu’on ne connaît pas, il y a toujours une période d’acclimatation. Là, on a gagné du temps en venant ici en « repérage ». Il y avait aussi une certaine logique de venir nous sélectionner ici.
J’aime bien les deux spots retenus pour les Mondiaux. La Bocaña, c’est un pic droite et gauche, assez puissant. Pas trop longue, avec deux ou trois manœuvres. C’est une vague « high performance », avec des manœuvres engagées. Il y a du mur, ça pousse, c’est physique si c’est gros. El Sunzal, le spot de repêchages, est une très longue droite, molle, assez technique. Il faut des bras et des jambes solides car il y a de la longueur de vague. Je ne connaissais pas ces deux spots. J’ai bien aimé les séances d’entraînements. Le choix de vagues et la stratégie vont compter durant les Mondiaux.
Je connais le format ISA depuis mes années juniors, puis Open. J’aime beaucoup cette compétition avec l’esprit d’équipes. Il y a un format spécial avec les repêchages de bout en bout. Cette année, ça prend une dimension avec les dernières places pour les Jeux Olympiques. Les enjeux sont bien plus importants. Ça va ajouter une ambiance que je ne connais pas parce que je ne l’ai jamais vécue. Il faut savourer le fait d’être dans la position de pouvoir se qualifier pour les JO. J’ai hâte d’être de retour au Salvador !
Les JO sont un objectif pour moi. Ces derniers mois, il y a eu tellement de temps intermédiaires que j’étais focalisée sur ces étapes. Le stage de Tahiti, l’hiver, le stage du Salvador. L’évènement se rapproche. Je ressens plus la pression aujourd’hui. Mais c’est bon à vivre. On arrive sur la dernière ligne droite pour se qualifier pour les JO. J’essaye de garder cette approche à me concentrer sur le prochain évènement, et sur les prochaines séries que je vais devoir gérer. »

Dernière modification le : 26 avril 2021
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