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Mondiaux : la France peut y croire

Playa Jacó, le site des Mondiaux de surf 2016 au Costa Rica. Playa Jacó, le site des Mondiaux de surf 2016 au Costa Rica.  © ISA

A la veille de la première journée des World Surfing Games (6-14 août), l’équipe de France est mobilisée pour réaliser un très gros coup au Costa Rica. Quand bien même le pays hôte est tenant du titre mondial des nations, que les Américains (emmenés par Brett Simpson) apparaissent eux aussi solides et que l’Australie est toujours dangereuse, la France a de sérieux atouts pour aller très loin.



142 athlètes de 26 nations vont se disputer les deux titres individuels, celui du relais et le titre des nations durant huit jours. Les World Surfing Games débutent officiellement ce samedi avec la parade des nations à 10h locales (18h françaises) et la cérémonie d’ouverture. La compétition débutant dimanche matin, pour les messieurs uniquement.
L’année des Bleus ?  DSC5058
Et si c’était la bonne ? Vice-championne du monde en 2009 au... Costa Rica, l’équipe de France est de retour sur les vagues qui avaient consacré Jérémy Florès et Antoine Delpero quand le longboard était encore de la partie. Sept ans plus tard, Marc Lacomare et Pauline Ado, qui étaient de la campagne 2009, retrouvent la tunique bleue pour des championnats du monde auxquels 26 pays vont prendre part.
Avec eux et avec Justine Dupont, Charly Martin, Dimitri Ouvré et Médi Véminardi, la toute première équipe de France de l’ère olympique du surf, qui s’est ouverte mercredi, dispose de six atouts majeurs pour s’illustrer en Amérique latine.
Expérimentés, techniques, costauds sur la planche et dans la tête, les Français sont très objectivement de sérieux clients sur cette édition.
Ado et Dupont au-dessus
Si l’Américaine Tia Blanco est là pour défendre son titre mondial et que l’Equatorienne Dominic Barona est 8e du tour QS, Justine Dupont (14e QS) et Pauline Ado (17e) sont bel et bien les deux meilleures surfeuses à Jacó. Quand bien même elles surfent sur des planches de fortune, les leurs sont perdues entre Paris et San Jose (merci le transporteur aérien...), les deux Françaises sortent véritablement du lot.
Les Français puissants et aériens
Impressionnants de puissance dans leur surf sur le rail et dans les airs, Marc Lacomare, Dimitri Ouvré et Medi Véminardi ont eux aussi mis le feu sur le spot de Jacó au cours des deux journées d’entraînement, jeudi et vendredi. Arrivé la nuit dernière, Charly Martin va devoir rapidement s’acclimater au beach break pas très compliqué et vraiment très fun de la compétition.
Cinq ans d’absence
En résumé, la France, qui est de retour sur les WSG cinq ans après sa dernière participation (3e au Panama avec le titre de Cannelle Bulard), a une équipe homogène et particulièrement expérimentée. Chacun des six athlètes peut aller au bout de la compétition et, surtout, tous doivent aller le plus loin possible car le titre mondial derrière lequel court la France depuis 50 ans n’a jamais paru si proches.
Quelle concurrence pour les Français ?
Beaucoup de belles individualités composent le plateau de ces Mondiaux 2016. Mais hormis la France, le Costa Rica, les Etats-Unis, le Japon et le Portugal peut d’équipes sont suffisamment complètent pour aller cueillir l’or. Puisque ni Hawaii, ni le Brésil, deux équipes fortes sur la scène internationale, n’ont pas envoyé de délégation cette année, tout comme Tahiti absente elle aussi, le titre des nations se jouera entre ces cinq teams-là.
Le Costa Rica favori à domicile
Forcément, les Costa Ricains, champions du monde en titre après leur victoire au Nicaragua l’an dernier, sont les favoris des Mondiaux qu’ils organisent sur leurs vagues de Jacó. Ils comptent sur le talent de Carlos Mūnoz et Noe Mar McGonagle. Mūnoz est le meilleur surfeur présent sur le classement QS en cours (43e) et vient de signer une perf sur l’US Open. Mar McGonagle, champion du monde en titre, est 97e sur le QS. Le point faible du pays hôte pourrait venir de l’inexpérience de certains de leurs surfeurs. Les deux filles (Leilani McGonagle et Emily Gussoni) sont encore juniors; Anthony Fillingim ne suit pas le tour QS et Tomas King navigue au 382e rang mondial.
Simpson leader des USA
Les Américains, emmenés par Brett Simpson (ex-CT et double vainqueur de l’US Open en 2009 et 2010) et Tia Blanco (championne du monde ISA en titre) apparaissent eux aussi dangereux, mais, comme pour le Costa Rica, l’inexpérience des trois juniors (Nolan Rapoza, Colt Ward et Maddie Peterson) qu’ils ont sélectionnés pourrait être un frein à leur soif de reconquête.
Vice-champion du monde l’an passé derrière le Costa Rica, le Portugal est naturellement lui aussi un prétendant. Emmené par son champion d’Europe WSL Pedro Henrique et sa championne d’Europe junior Teresa Bonvalot, nos voisins sont déterminés à faire fructifier leur médaille d’argent 2015.
Attention au Japon
Trois jours après l’annonce de l’entrée du surf aux JO et quatre ans avant de les accueillir, les Japonais débarquent en Amérique latine avec une belle délégation.
Hiroto Arai (vainqueur d’un QS 1.500 chez lui le mois dernier), Masatoshi Ohno, (son dauphin) et Nao Omura (actuelle 33e QS et 17e il y a quelques jours au 6k d’Oceanside) sont les fers de lance de la délégation nippone.
Beaucoup d'individualités
Un rang en-dessous, on surveillera l’Argentine de Leandro Usuna (champion du monde ISA 2014); l'Afrique du Sud du junior Dylan Lightfoot (120e QS); les Néo-Zélandais conduits par un très dangereux Billy Stairmand (23e QS et récent 3e au 6k du Japon) et Ella Williams (29e QS); le Pérou, champion du monde voici deux ans, emmené par Miguel Tudela (104e QS). Et l’Australie ? Hormis Codie Klein (43e QS) et Brittani Nicholl (49e), les Aussies semblent un ton bien en-dessous cette année. Dale Lovelock, leur meilleur surfeur, navigue au-delà de la 200e place QS.


L’ÉQUIPE DE FRANCE
Surfeurs
Marc Lacomare
Charly Martin
Medi Véminardi
Dimitri Ouvré
Pauline Ado
Justine Dupont
Staff
Stéphane Corbinien (directeur des équipes de France)
Patrick Florès (entraîneur national)
Pierre-Marc Gaillard (kiné)
Thierry Durantel (docteur)
Jean-Luc Arassus (président de la Fédération Française)
Bruno Truch (juge français ISA)

LIVE
La cérémonie d'ouverture (aujourd'hui à 18h françaises) et la compétition sont à suivre en Live commenté (anglais et espagnol) sur : http://isaworlds.com/wsg/2016/en/live/
Il y a huit heures de décalage avec la France. Quant il est 8h du matin au Costa Rica, il est 16 heures en France.

LE PROGRAMME
Samedi 6 août : Parade des nations et Cérémonie d’ouverture
Dimanche 7 au dimanche 14 août : Compétition

LES WORLD SURFING GAMES
Les INS ISA World Surfing Games sont une compétition calquée sur le modèle Olympique, qui ont lieu chaque année depuis 1964. Ils réunissent cette année 28 nations. Chaque équipe est composée de 4 messieurs et 2 dames. Les surfeurs concourent pour les titres mondiaux individuels mais aussi pour le titre mondial des nations.
Le Costa Rica, pays hôte de cette édition, est le tenant du titre après sa victoire l’an dernier au Nicaragua. Les deux champions du monde, Noe Mar McGonagle (Costa Rica) et Tia Blanco (USA), sont présents sur cette édition.
Le spot de la competition, Playa Jacó, se trouve sur la côte Pacifique, à environ 100 km de San José, la capitale du pays.


Les 3 dernières éditions
Nations
2015 – Costa Rica (Nicaragua)
2014 – Pérou (Pérou)
2013 – Afrique du Sud (Panama)
Messieurs
2015 – Noe Mar McGonagle (Costa Rica)
2014 – Leandro Usuna (Argentine)
2013 – Shaun Jobert (Afrique du Sud)
Dames
2015 – Tia Blanco (USA)
2014 – Analí Gomez (Pérou)
2013 – Dimity Stoyle (Australie)

Dernière modification le : 06 août 2016
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