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Stéphane Corbinien : « Ce groupe est magnifique ! »

Stéphane Corbinien, ici aux côtés de Pauline Ado mardi matin lors du 2e tour dames des Mondiaux, est le directeur des équipes de France. Stéphane Corbinien, ici aux côtés de Pauline Ado mardi matin lors du 2e tour dames des Mondiaux, est le directeur des équipes de France.  © FFS

Le directeur des équipes de France a profité de la journée de repos de mardi pour faire le point à (presque) mi parcours des World Surfing Games du Costa Rica. Lucide mais véritablement confiant, Stéphane Corbinien confie prendre un réel plaisir à voir vivre le groupe France et assure que surfeurs et staff veulent « aller le plus loin possible ! »



On est presque à la moitié de ces championnats du monde. Quel bilan pouvez-vous déjà tirer de la prestation française ?
« On a fait un bon tiers du chemin. On essaye de vivre les journées les unes après les autres. On a un beau groupe, les athlètes aiment vivre ensemble, ça se ressent, ça se voit. Il y a une bonne synergie, une belle symbiose. Tout est bien en place. On avance bien. On va essayer de bien vivre les jours à venir avec l’idée commune d’aller le plus loin possible ! On a un surfeur en repêchages, Dimitre Ouvré. C’est notre combattant, il va faire le ménage dans les repêchages ! Et puis on verra en fin de semaine où on en est. Encore une fois, on est confiant car la vie de cette équipe est vraiment très agréable. Ce groupe est magnifique. »

« Pauline Ado surfe avec un niveau CT sur ces Mondiaux »

Vous parlez groupe, mais il y a une individualité qui s’en dégage avec ses performances : Pauline Ado fait un festival depuis deux jours (lundi et mardi)...
« Clairement. Pauline surfe avec un niveau de CT. Son expérience est énorme. C’est une vraie compétitrice, une athlète complète. Elle est sereine. Et quand elle est comme ça, elle inarrêtable. C’est la vice-capitaine de l’équipe, elle apaise le groupe. je dirais un mot sur Charly Martin, le capitaine. Il soutient toute l’équipe, il est exemplaire dans l’eau et hors de l’eau. »

Le Costa Rica a fait les choses en très grand pour ces Mondiaux. Le site de la compétition est énorme avec l’hôtel officiel au bord du spot. Comment se passe la vie à l’intérieur de cet hôtel avec toutes les autres équipes ?
« Généralement, en équipe de France, on aime bien être à l’écart, dans des endroits tranquilles. On craignait cette promiscuité mais cet hôtel nous permet d’avoir notre espace à nous. Ça aurait pu être un problématique mais non. Au contraire, la proximité du site nous permet de faire des entraînements fréquents sans déplacement en voiture, d’être immédiatement sur la compétition et d’en repartir tout aussi vite. Il n’y a pas de perte d’énergie dans la logistique. Et le staff conserve toute son énergie pour le mettre au service des athlètes. »

« Ce staff technique aime travailler ensemble »

Les six surfeurs qui composent l’équipe de France sont tous des professionnels qui se gèrent toute l’année tout seul. On le voit pourtant particulièrement demandeurs auprès du staff, que ce soit les coaches, le médecin, le préparateur physique...
« Et ça nous fait très plaisir. Ce système est très performant depuis des années avec les équipes de France juniors. On avait vu que les Open l’avaient aussi apprécié lors de l’Eurosurf de septembre dernier au Maroc. Les Open, même s’ils sont pros, sont toujours très des demandeurs. Ils ont leurs routines. On ne le perturbe pas dans leurs habitudes. Mais on apporte des solutions complémentaires et on est aussi là pour leur rappeler tout ce qu’ils doivent mettre en place pour être performant. Le staff de l’équipe de France se connait très bien. Nous sommes tous très complémentaires, nous aimons travailler ensemble. Les athlètes le ressentent. »

Un mot sur le spot de Playa Jacó, un beach break finalement assez sympa mais complexe car très changeant au fil des heures...
« Effectivement. On a beaucoup d’échanges avec les surfeurs. On les a fait surfer pendant les trois jours d’entraînement dans toutes les conditions et marées. Avec Patrick Florès, on regarde toutes les vagues, tout au long de chaque journée. Le spot est vraiment sympa pour une compétition. On est agréablement surpris car on ne s’attendait pas à ça. Mais c’est un spot très changeant. On affine nos options en permanence. Cela demande d’être pointu sur le sens marin et sur les bonnes options à prendre. La houle est un peu tombée depuis deux jours, mais on sait qu’elle va grossir dès mercredi après-midi et se maintenir jusqu’aux finales.

« La présence de notre président est très importante »

Jean-Luc Arassus, le président de la Fédération Française de Surf, est avec l’équipe au Costa Rica. Comment le staff technique apprécie-t-il sa présence ?
« L’équipe de France a besoin du soutien des élus et le président tient ce rôle. Nous sommes dans une année très importante pour le surf français avec l’annonce de l’intégration du surf pour les Jeux Olympiques de Tokyo-2020. Les présidents de fédérations nationales sont présents au Costa Rica. Il y a des réunions et des discussions permanentes. Les enjeux sont importants. L’avenir du surf français se joue en ce moment. Il y aura une réunion très importante en fin de semaine avec le président de la Fédération internationale, actuellement à Rio de Janeiro. Et puis c’est très positif pour les athlètes de voir que leur président, qu’ils connaissent très bien depuis qu’ils sont juniors, les accompagne sur ces championnats du monde.

Dernière modification le : 10 août 2016
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