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Titouan Puyo : « « Je suis prêt à gérer l'évènement »

Titouan Puyo a participé à la Coupe de France de la Plaine sur Mer samedi dernier. Un dernier entraînement grandeur nature avant les Mondiaux. Titouan Puyo a participé à la Coupe de France de la Plaine sur Mer samedi dernier. Un dernier entraînement grandeur nature avant les Mondiaux.  © Photo Catherine Sorin

Débarqué en parfait inconnu de sa Calédonie en novembre dernier, Titouan Puyo s'est rapidement fait un nom dans le Sup fédéral en étant sacré champion de France de longue distance. Un mois plus tard il obtenait sa sélection pour les Mondiaux. 

 

Contrairement à la plupart des concurrents qui sont sur les World Series, tu pars aux Mondiaux ISA avec une seule compétition internationale (en Australie) en début de saison. Ne crains-tu pas le manque d’expérience en compétition de très haut niveau ?
C'est certain que je n'ai pas autant d'expérience que les autres en Sup, notamment pour ce qui est stratégie de course, draft, ... Je n'ai jamais ramé contre mes futurs adversaires alors que j'aime bien connaître ceux contre qui je rame, leurs points forts et faibles. Mais pour ce qui est de la gestion de l'évènement en lui même, je pense être prêt car j'ai par le passé participé à beaucoup d'évènements internationaux en va'a (pirogue polynésienne) ! J'ai notamment trois mondiaux et les Jeux du Pacifique à mon actif.

Dans quel état d’esprit abordes-tu cette compétition ?
J'ai hâte, ce qui est bon signe ! J'aurais aimé faire d'autres « grosses » compétitions avant celle-ci par rapport à ceux qui ont déjà fait les World Series en ce début de saison, j'arrive frais et avec quelques semaines d'entraînements en plus !

Un bon résultat au Nicaragua, ce serait quoi au minimum ?
J'aimerais pouvoir donner un classement mais je ne connais pas encore assez mon niveau et celui des autres pour me prononcer. Il me semble que les Français sont toujours dans le Top 10, alors je vais essayer de pas faire baisser les stats. Et pourquoi pas les améliorer !

Parles-nous un peu de ton passé de kayakiste/va’a et dis-nous comment et pourquoi tu es passé au Sup…
Je fais surtout du va'a, le Kayak était un complément, même si j'ai eu la chance de faire les mondiaux de surfski, l'année dernière au Portugal (12e de sa catégorie). Le va'a, j'en fais depuis 2003, j'ai fais beaucoup de déplacements grâce a ce sport. J'ai appris une discipline mais aussi un style de vie. J'ai beaucoup d'amis dans le va'a, je me sens bien sur ma V1. Maintenant, le SUP a pris le dessus mais j'essaye de toujours aller sur l'eau en va'a et j'espère même faire quelques courses cette année en Europe. Pour être franc, j'ai commencé le SUP pour essayer ce nouveau sport et parce que c'était un moyen de reprendre la forme pour le va'a en début de saison.

Ton titre de champion de France en novembre a surpris car on ne te connaissait pas. Il t’a aussi permis de participer aux sélections pour les Mondiaux ISA, à Quiberon en décembre. Ces sélections ont-elles été difficiles dans le sens où tu devais confirmer sans qu’il n’y ait d’effet de surprise ?
Oui c'était difficile, je ne pouvais plus me placer sur la ligne incognito, surtout qu'on n'était qu'une dizaine pour les sélections. J'avais déjà fait ce genre de chose à l'époque, quand on devait éliminer certains pour passer de la pré-sélection à la sélection. Ce n'est pas évident de faire la course pour éliminer quelqu'un. Là, en Bretagne, il n'y avait pas toute cette émulation ni l'ambiance d'un évènement sportif. Et en plus, il faisait gris et froid…

Concourir sur un lac va-t-il être un avantage ou un handicap pour toi ?
Disons que j'aurais largement préféré un gros downwind, surtout que je n'ai fais que ça cet été en Nouvelle-Calédonie. Là, le parcours est entre des iles sur un lac. Je ne vais donc pas pouvoir compter sur les bumps ! Ça va être stratégique et à la force des bras. C'est pour ça que j'ai tout de même fait du plat cet été chez moi.

Que sais-tu du site de la compétition ?
Un lac, des iles. Possible qu'il y ait du vent, de la chaleur. On y arrive plusieurs jours à l'avance. On aura le temps de faire connaissance.

Un mot sur l’équipe de France que tu vas découvrir. Connais-tu tes coéquipiers ? Es-tu enthousiaste à l’idée de ce baptême ?
Je ne connais pas du tout les surfeurs. Le reste de l'équipe, je l'ai connu rapidement l'année dernière sur les France et les sélectives. Du coup, on va faire connaissance à l'aéroport. Je trouve dommage qu'il n'y a pas eu de regroupement avant, mais je comprends aussi pourquoi, tout le monde étant sur des compétitions internationales. 

 

Bio express
Date et lieu de naissance :  7 mai 1991 à Ahureï sur l'Île de Rapa, Australes de la Polynésie Française
Taille et poids : 1m80, 77 kG
Surnom : Titou, Titi, TI2 et TeeTOO pour les Australiens
Nombre de sélection en équipe de France : 1
Principaux titres : Champion de France longue distance 2013, 1er a la longue distance des 12 towers en Australie
Marque et modèle de planche : 12"6 All star de Starboard
Sponsors : Starboard, Teri surfwear, Noumea Board Shop, Go Pro N-Calédonie

Dernière modification le : 30 avril 2014
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