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Tommy Boucaut : « Je suis fier de surfer pour la France ! »

Tommy Boucaut a choisi de rester très proche du surf en allant juger les copains sur les compétitions, en assistant aussi au stage de sélection de la Fédération. Une attitude exemplaire pour un garçon aussi doué qu’attachant. (Photo FFS) Tommy Boucaut a choisi de rester très proche du surf en allant juger les copains sur les compétitions, en assistant aussi au stage de sélection de la Fédération. Une attitude exemplaire pour un garçon aussi doué qu’attachant. (Photo FFS)

Grand espoir français pour les Mondiaux ISA juniors du Nicaragua (8-16 juin), Tommy Boucaut (18 ans) s’est gravement blessé au genou fin avril. Victime d’une entorse ligamentaire et out pour trois bons mois, il fait preuve d’une grande motivation, parle déjà de son retour et se réjouit de son adaptation en France, lui « l’Australien ». Découverte.

Revenons sur ta blessure : c’était quand et comment t’es-tu fait ça ?
C’était fin avril, je surfais à la Gravière, il y avait 1m50, deux mètres. J’ai pris un tube, je suis tombé sur le sable avec la jambe de travers et toute la puissance de la vague m’a tordu la jambe gauche. J’ai donc une entorse du ligament croisé et du ligament interne. J’ai trois mois d’arrêt. C’est ma première blessure grave. 

Dans ton malheur, tu as tout de même la chance de ne pas te faire opérer et tu devrais pouvoir te remettre à l’eau d’ici le mois d’août…
Oui heureusement, j’ai consulté un spécialiste à Bordeaux, le professeur Jambou, qui m’a rassuré en me disant qu’il n’était pas nécessaire de faire une opération. Par contre, il faut que je fasse une bonne rééducation, que je ne perde pas en muscle. Ça a été très dur la première semaine à accepter mais c’est juste de la malchance. Rien à faire. Ça faisait une semaine que j’étais là… J’ai pris des vagues bien plus grosses, j’ai eu des wipe out bien plus chauds.

Par contre, tu dois faire une croix sur les championnats du monde ISA juniors du mois de juin. On imagine ta déception car après ta sixième place l’an dernier, tu étais un des favoris…
Oui, c’était mon objectif. Je voulais être champion du monde pour moi et pour la France. C’était mon « goal » ! Mais il y a les Mondiaux Open l’an prochain. J’espère pouvoir être sélectionné et prendre ma revanche dans un an.

Pas trop dur de voir les autres se préparer et être focalisés sur ces Mondiaux alors que, toi, tu les regarderas sur le web ?
Si, si. Très dur même. Ça m’a fait de la peine. Mais c’est la vie et je vais revenir plus fort.

Mais tu as quand même tenu à participer à ce stage…
Oui, j’avais envie de faire partie de l’équipe au lieu de rester seul dans mon coin. Ça m’a motivé de les voir ensemble, ça m’a donné envie de revenir en équipe de France !

On t’a ensuite vu juger des séries de la Coupe de France de Capbreton le 8 mai. Ne nous dis pas que tu penses déjà à ta reconversion !
(Rires) Non, c’était pour avoir de l’expérience et aussi pour savoir comment ça marche techniquement de juger. Apprendre ce que les juges veulent voir. J’ai appris beaucoup de choses au cours de cette journée. Ça va m’aider pour l’avenir. J’ai retenu que les juges aimaient l’attaque de la vague, la puissance, la difficulté des manœuvres. C’est ce qu’ils veulent voir. 

Pourquoi rester en France alors que tu aurais pu prendre un billet et rentrer te soigner chez toi en Australie ?
Finalement, c’était mieux pour moi de rester ici car je devrais pouvoir faire les trois derniers Pro Juniors européens, les trials du Quik Pro France et les championnats de France. Je peux faire ma rééducation ici, donc autant rester en France.

Tu es Français mais tu as grandis en Australie, quels rapports as-tu avec la France ?
Je suis Français d’Australie. Mes parents sont Français, ils sont nés en France. Moi je suis né en Australie, j’y ai grandi mais je suis Français. A la maison, on parle tout le temps Français. Venir ici, représenter la France, j’adore !

Comment as-tu noué les liens avec le surf français et l’équipe de France ?
Au stage juniors de Lennox Head en janvier 2012. Je suis chez Quiksilver et l’an dernier, Danny Wills voulait m’envoyer en France faire des compétitions européennes. Je ne savais pas qu’il y avait ce stage de l’équipe de France à 100 mètres de chez moi. Patrick Florès a su que j’étais Français, que je voulais venir surfer en France, il m’a téléphoné et m’a proposé de venir participer au stage avec eux. Ils ont aimé mon surf. Trois mois plus tard, j’étais au Panama pour les Mondiaux juniors. Ça a été très vite.

Ça fait quoi de défiler avec le béret tricolore alors que tu parles mieux anglais que français ?
C’est tout à fait normal. C’est une fierté de représenter la France. Au Panama, les Australiens n’étaient pas trop contents de me voir surfer pour la France. Au début, ils me disaient tous « bonne chance Tommy », mais plus j’enchaînais les tours moins ils venaient m’encourager. Voire plus du tout à la fin !

Quel va être ton programme jusqu’à ton retour sur une planche ?
Beaucoup de rééducation, beaucoup de vélo, il va falloir rester occupé et en forme. Je vais essayer de juger le plus de compétitions possible. Les Coupes de France, les Groms Search si je peux aussi. Et je vais sans doute travailler dans la factory Euroglass.

Au fait : fish & chips ou magret de canard ?
Sincèrement… Je préfère la nourriture française !

Dernière modification le : 16 mai 2013
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