La France au Venezuela pour conserver son titre mondial

  • Mar 27 novembre 2012

Championne du monde en titre de bodyboard, l'équipe de France s'est envolée ce mardi pour le Venezuela où se disputent les deuxièmes championnats du monde ISA (International Surfing Association) de la discipline, du 25 novembre au 2 décembre.

Il y a un an, aux Canaries, Pierre-Louis Coste avait enlevé le titre en Open devant son compatriote Amaury Lavernhe, Anne-Cécile Coste terminait deuxième chez les filles et Maxime Castillo 5e en juniors.
Un an plus tard, les deux leaders du bodyboard français ne sont plus là, pris par la dernière étape du tour mondial professionnel IBA à El Fronton (Gran Canaria). En leur absence, la Fédération française a fait appel au tout récent champion de France Open, le Réunionnais Yoan Florantin. Les performances de « Ti Pec » sur le circuit pro et ses deux titres nationaux consécutifs, celui de 2011 en battant Coste et Lavernhe, en font un élément fort et incontournable du bodyboard français. Anne-Cécile Coste tentera pour sa part d'égaler, au moins, sa performance de l'an passé mais c'est bien le titre mondial que la Girondine vise en Amérique centrale. Idem pour le junior Maxime Castillo, lequel se verrait bien coiffer une couronne mondiale pour sa dernière compétition dans la catégorie d'âge.

La sélection française
Open : Yoan Florantin (La Réunion), Martin Mouradian (Guadeloupe), Jérémy Arnoux (Gironde, Guadeloupe)
Open fille : Anne-Cécile Coste (Gironde)
Junior : Maxime Castillo (Gironde)
Junior fille : Maïka Etcheverria (Pays Basque)
Drop Knee : Martin Mouradian (Guadeloupe)

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Les Français au crible
Maïka Echeverria : Forte de sa participation aux championnats d'Europe juniors en septembre à Lacanau et de son titre de championne de France espoirs en octobre à Anglet, la Basque arrive sur ces championnats en pleine confiance. Malgré quelques points techniques à peaufiner, elle possède une forte capacité d'adaptation.

Anne-Cécile Lacoste : Vice-championne du monde 2011, championne de France depuis deux ans, c'est donc en toute légitimité qu'Anne-Cécile représente la France au plus haut niveau. Après une année sur le tour pro, c'est avec une toute nouvelle expérience et vision du bodyboard qu'elle viendra défendre sa médaille d'argent. Le stress dans les petites vagues peut parfois être son point faible, mais sa glisse et son sens marin sur les beach break peuvent lui permettre de se sortir de n'importe quelle situation.

Maxime Castillo : Gauche, droite, petites ou grosses vagues... Aucun problème pour Max. Il faudra qu'il se méfie du marquage serré de ses concurrents mais c'est  plus motivé que jamais qu'il part au Venezuela.

Martin Mouradian : Suite à son excellente saison sur le tour pro en prone (allongé) comme en drop knee, c'est rassuré et apaisé qu'il se présente à cette compétition. Avec une glisse et un niveau technique incroyable, il peut largement jouer sur les deux tableaux.

Jérémy Arnoux : Fin compétiteur, Jérémy est un rider complet avec une forte expérience du haut niveau. Champion d'Europe et plusieurs fois en équipe de France depuis les catégories espoirs, il sera le pilier de cette équipe et un capitaine idéal.

Yoan Florantin : Il est l'homme en forme de cette saison 2012. Après un début d'année difficile, il a accumulé les victoires en deuxième partie de saison jusqu'à conserver son titre de champion de France et se qualifier dans le top 24 du circuit professionnel. Il est sur une formidable dynamique victorieuse, le Venezuela serait donc une façon de clôturer cette saison exceptionnelle de la plus belle des manières.

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Interview de Nicolas Padois, team manager de la délégation française

« La bataille va être rude »

Quelle est l'importance de ce Mondial dans le calendrier fédéral ?
Depuis la séparation du surf et du bodyboard aux championnats du monde ISA il n'y avait plus de championnat du monde des nations jusqu'à l'an dernier, aux Canaries.
L'ISA a décidé de refaire un championnat du monde cette année mais en Amérique du Sud pour faciliter la participation d'un maximum de nations américaines. L'épreuve se déroule en fin d'année, ce qui peut poser problème avec la superposition de compétitions professionnelles, mais clôture de la meilleure manière la saison sportive.
Vainqueur l'an dernier, la France ne pouvait pas ne pas y participer, et honore donc la remise en jeu de son titre de champion du monde.

Est-ce le rendez-vous de l'année pour le bodyboard français ?
C'est donc bien évidement le rendez-vous de l'année pour le bodyboard français mais aussi pour le bodyboard mondial. L'ISA ouvre les sélections avec trois riders en open, un en drop knee, un junior, une ondine et une ondine junior. Ce qui permet d'avoir des équipes plus complètes et va permettre de voir aussi l'homogénéité des nations. Il n'y a pas d'autre évènement qui peut prétendre regrouper autant de compétiteurs de manière aussi égale.

Quelles sont les ambitions françaises au Venezuela ?
La France remet son titre en jeu, donc on ne va pas se mentir, le but principal est de le conserver. Mais encore une fois la bataille va être rude avec les Sud-Américains qui seront chez eux, les Marocains qui ont toujours une équipe complète, ainsi que les équipes anglo-saxonnes comme l'Afrique du Sud ou l'Australie. Cette année, nous avons la chance de pouvoir compter sur la présence d'un juge français, en la personne d'Alexis Lelièvre. C'est donc, pour une fois, une équipe de France complète, qui a les capacités de rivaliser avec n'importe qu'elle autre grande nation du bodyboard, qui part à ses championnats du monde.

Quelles sont les chances des sélectionnés français ?
Honnêtement chaque compétiteur a les capacités dans n'importe quelle catégorie d'atteindre la finale. Maïka Etcheverria et Anne-Cécile Coste ont a coeur de briller une fois de plus avec l'équipe de France. Maxime Castillo pour sa dernière année junior vise le titre dont il rêve depuis si longtemps. Martin Maroudian en drop knee a montré tout au long de l'année un niveau technique époustouflant, ce qui le place dans les favoris de cette catégorie. Tout le monde sait que Jérémy Arnoux, Yoan Florantin et Martin Maroudian en open ont un tel niveau que n'importe lequel d'entre eux peut décrocher le titre. Notre objectif est de placer le plus de personnes en finale, et si ces riders sont en équipe de France, c'est que bien évidement on croit en chacun d'eux.

Pourquoi Pierre-Louis Coste et Amaury Lavernhe ne sont-ils pas du voyage ?
PLC et Amaury n'ont pu se libérer pour cette épreuve car les dates tombent à quelques jours près en même temps que l'IBA aux Canaries, qui est la dernière étape du tour professionnel. Ils ont à coeur de réussir cette épreuve afin de conserver le meilleur seeding possible pour l'an prochain, et doivent impérativement s'entrainer là-bas avant le début de la compétition.

Quel genre de vagues vous attend au Venezuela ?
La compétition se déroulera sur un beach break. Les statistiques prévoient des vagues de 3 à 5 pieds pour la période de décembre. C'est sur que c'est l'opposé des conditions canariennes, mais la playa parguito peut nous réserver quelques bonnes surprises.

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Paroles de Français
Jérémy Arnoux : « Défendre les couleurs de son pays »
« Je participe essentiellement à des étapes du tour européen, c'est donc le plus gros évènement auquel je vais participer cette année. D'autant plus que chacun d'entre nous à deux titres à jouer : le titre individuel et celui par équipe. Les compétitions ISA sont des compétitions à part entière, tout est différent : l'ambiance, l'esprit d'équipe... On ne fait pas la compétition que pour nous mais aussi pour défendre les couleurs de notre pays, le tout procure une expérience inoubliable. 
Nous partons là-bas pour garder le titre que nous avions eu l'année dernière. Le fait que le résultat soit donné sur une seule compétition remet tous les compteurs à zéro, on a tous autant de chance de gagner. Nous avons été sélectionné pour remporter le titre donc chacun de nous dans cette équipe a toutes ses chances de gagner. »

Maxime Castillo : « Faire mieux que ma 5e place de l'an dernier »
« Ces Championnat du Monde ont depuis l'année dernière une très grosse importance pour moi. Par rapport aux autre compétitions tout aux long de l'année, comme les coupes de France, les championnat de France ou même les étapes du tour mondial IBA que j'essaye de suivre, ces mondiaux sont l'événement le plus important de mon calendrier.  Cette compétition est primordiale pour moi car elle permet vraiment de découvrir d'autres riders, venus du monde entier, et elle permet de se rendre compte du niveau que les jeunes ont dans le monde. Cette compétition permet également de se faire connaitre et de retrouver l'équipe de France pour une nouvelle course au titre par équipes. J'espère bien évidement remporter le titre en individuel mais également remporter le titre par équipe comme l'année dernière.
Je ne sais pas quelles sont réellement mes chance mais en tout cas je vais faire de mon mieux pour remplacer ma 5e place de l'année dernière et représenter au mieux les couleurs de mon pays ! »

Maïka Etcheverria : « Surfer au mieux et prendre du plaisir »
« C'est mon premier mondial, je n'est jamais eu de compétition aussi importante que celle là, elle prend une très grande place dans mon calendrier. Ceci dit, je ne fais pas trop de distinctions entre les compétitions. Pour moi, dans tous les cas, il faut que je surf de mon mieux, et surtout que je prenne du plaisir.
Il s'agit de mes premier mondiaux, je ne m'attends pas à faire quelque chose d'extraordinaire, je vais juste donner tout ce que je peux en espérant que ça suffira pour passer des tours. Je veux également prouver aux sélectionneurs et aux entraîneurs que je mérite ma place et que je suis fière d'avoir intégré l'équipe de réellement et qu'a ce titre je me battrai pour moi et surtout peur eux, qui ont eu confiance en moi. J'espère également vivre une aussi bonne expérience que lors de l'EuroSurf juniors de Lacanau en septembre dernier, même si je ne doute pas de la bonne ambiance qu'il y aura. Je ne connais pas du tout mes chances car je connais très peu de filles dans le monde. J'espère juste que les conditions me seront favorables. »

Anne-Cécile Coste : « un honneur et une chance »
« Les Isa World Surfing Games sont une partie importante de ma saison sportive. C'est un honneur pour moi  d'avoir été sélectionnée en équipe de France et d'avoir la chance d'aller représenter mon pays au plus haut niveau. De plus, le circuit professionnel féminin IBA étant déjà terminé, c'est une belle occasion de clôturer cette année 2012. Ce n'est pas Le rendez-vous de l'année pour moi. Ma saison sportive professionnelle se déroule sur toute l'année et chaque compétition est importante pour moi en vue de mon classement final à la fin du tour.
Je me dois d'être régulière et performante sur chaque étape. Ainsi, ces championnats du monde ISA sont une étape complémentaire puisque qu'ils s'inscrivent dans le cadre des championnat du monde amateur, mais je me prépare pour cette compétition avec le même sérieux. Je dirais donc que je la place au même niveau et que j'ai les mêmes attentes : celles de gagner. Je veux prendre du plaisir, représenter mon pays au mieux avec tout l'équipe de France, et ramener le titre par équipe comme l'année dernière et celui individuel aussi. Ça serait un rêve. Vu mon résultat de l'année dernière (vice-championne du monde), je pense que j'ai mes chances de finir dans les finalistes encore cette année.
Mais tout est possible en compétition, et je me place au même rang que toutes les compétitrices de cette compétition car le niveau est élevé dès les premiers tours. On a, toutes, le même objectif, alors il va falloir être combative et performante.
Et l'esprit d'équipe va être un solide allié. Mes titres nationaux sont des aboutissements personnels et me permettent de me sentir un peu plus confiante. Je dirais surtout qu'ils me donnent de la joie et me motivent à continuer. Je manque de confiance en moi et en manquerait toujours je pense, telle est ma personnalité à me remettre en question tout le temps. Mais avec le recul, je pense que c'est plus une force de penser que rien n'est acquis, cela m'aide à repousser mes limites , me surpasser et progresser à chaque fois. »

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Yoan Florantin : « Ramener le titre pour la France et la Réunion »

Quelle est l'importance de ce Mondial dans ton calendrier ?
J'ai appris ma sélection à ces championnats il n'y a pas si longtemps, j'ai vraiment été agréablement surpris. Je suis ravi de faire partie de l'équipe de France pour la première fois.
Est-ce le rendez-vous de l'année pour toi ?
Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est le rendez vous de l'année, tout simplement parce que les ISA Games sont les championnats du monde amateurs. Et que cette année, la compétition aura lieu au Venezuela, dans des petites conditions.
Quelles sont tes ambitions ?
Je vais tout faire pour aller le plus loin, et le mieux serait de ramener le titre à la France et à l'île la Réunion.
Ton titre de champion de France et tes récentes perfs sur le circuit IBA t'apportent-ils de la confiance avant ce Mondial ?
C'est sur que mes derniers résultats m'ont apporté de la confiance. Mais une compétition reste une compétition, il faut que je reste concentré.Pour finir, je tiens à remercier mes sponsors, qui me permettent de faire toutes ces compétitions, ma famille qui est toujours la pour moi et la Fédération française de surf pour ma sélection.

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Venezuela pratique
Le Venezuela est localisé dans la partie nord de l'Amérique du Sud, bordé au nord par l'Île de Porto Rico, le Brésil au Sud, le Guyana à l'est et à la Colombie à l'ouest. Il a la particularité d'avoir l'accès tant à la mer des Caraïbes qu'à l'Océan Atlantique, faisant de sa côte un paradis pour les gens du pays et des visiteurs. Le Venezuela a seulement deux saisons climatiques par an : l'hiver et l'été (la saison des pluies), mais des périodes pluvieuses sous les tropiques peuvent arriver à tout moment pendant l'année.
On trouve au Venezuela : de la neige, des déserts, des jungles et un littoral maritime. Ce qui en fait une destination touristique très séduisante.
La première richesse du Venezuela est le pétrole. C'est le moteur de l'économie du pays. Avec cette matière première et ses dérivées, le Venezuela est aujourd'hui le cinquième plus grand producteur de pétrole, il possède donc une des économies les plus prospères dans la région.
L'espagnol est la langue officielle du Venezuela, mais comme toute destination touristique, beaucoup de gens du pays et notamment dans l'Île de Margarita parlent et comprennent l'anglais.


La population du Venezuela est de 28 millions d'habitants.

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Le spot de Playa Parguito
Playa Parguito est située dans le nord-est d'Île de Margarita. Elle dispose de 2,000 mètres de plages de sable blanc avec des palmiers, des vagues océaniques puisque ce côté de l'île reçoit des houles de l'Océan Atlantique.

C'est le spot le plus célèbre au Venezuela, avec des compétitions de bodyboard internationales qui ont lieu chaque année. Playa Parguito dispose de différents spots de beach break. Le plus célèbre est la « Poceta ». Les vagues peuvent se culminer à deux mètres, mais la taille moyenne tourne autour de 1,20 m. L'eau y est chaude toute l'année, donc pas de combinaison !

 

Le site web de la compétition !

Contact presse : Stéphane Sisco, www.outremersports.com
Tel. 06 16 42 31 88, Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Dernière modification le jeudi, 14 mars 2013 15:51
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