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Pauline Ado et Johanne Defay sans trembler

La Française Johanne Defay a signé le meilleur total de la première journée des Mondiaux à Biarritz. La Française Johanne Defay a signé le meilleur total de la première journée des Mondiaux à Biarritz.  © FFS/Antoine Justes

 Il était 7 heures ce samedi matin lorsque le premier coup de trompe a retenti sur la Grande Plage de Biarritz, arène somptueuse des ISA World Surfing Games, les premiers Championnats du Monde de Surf ISA depuis l’introduction du surf aux JO de Tokyo en 2020. Marquée par une participation record de 47 nations, la compétition a débuté avec le tour féminin et la parade des nations.

Entrée en matière réussie pour l’Equipe de France avec la qualification facile de Pauline Ado et de Johanne Defay. Les ISA World Surfing Games ont débuté ce matin à la Grande Plage de Biarritz avec la compétition féminine dans des vagues difficiles à appréhender pour les surfeuses. Après une matinée pluvieuse où le plan d’eau était troublé, un grand ciel bleu s’est installé à la mi-journée et le spot aussi s’est éclairci, en même temps que le vent est tombé. Première Française à se mettre à l’eau dans des conditions de vagues peu évidentes, la surfeuse basque Pauline Ado a effectué une entrée en matière sereine. Une première droite, découpée d’une manœuvre efficace, et Pauline postait sa toute première note (4,50) de ces Mondiaux.
Choix payant pour Defay
Avant de monter en puissance par la suite en parvenant à enchaîner deux turns appuyés sur une nouvelle droite, récompensée de la meilleure note (6,10) de la série. Déjà en tête du heat, l’Hendayaise a accentué son avance dans les derniers instants pour s’imposer aisément (avec le total de 11,40) devant ses trois adversaires : l’Anglaise Ellie Turner (7,53), la Suissesse Rachel Bonhote (7,40) et la Galloise Joanne Amy Dennison (6,87). Ado se qualifie directement pour le 2e tour du tableau principal et évite les repêchages.
Elle a été rejointe, en fin de journée, par Johanne Defay. Grande favorite de ces Mondiaux, la 4e mondiale au classement pro a logiquement survolé sa série, au point de mettre rapidement ses trois adversaires en situation de combinaison (deux vagues de retard). La Réunionnaise a opté pour un endroit du spot radicalement différent, plus à droite. Un choix payant puisque la Française a terminé le heat avec le total le plus élevé (15,40) de la journée. Arrivée seulement la veille au Pays basque, Johanne Defay n’a pas tardé à trouver ses marques, à l’image de sa dernière vague, une droite fracassée de deux grosses manœuvres frontside.
Les favorites assurent
Les têtes de série n’ont pas tremblé pour leur entrée en lice dans la compétition. La Péruvienne Anali Gomez a fait honneur au statut de championne du monde en titre de son équipe en signant la meilleure performance de la matinée (un total de 13,00 points et la meilleure vague notée 7,50). Certainement la rivale la plus dangereuse des Françaises, Bianca Buitendag a fait mieux en tout début d’après-midi, une fois la compétition relancée à 15 heures après le break dû à la cérémonie d’ouverture à la mi-journée. En trouvant des gauches comme des droites sur lesquelles scorer, la pensionnaire sud-africaine de l’élite a outrageusement dominé sa série, qu’elle a gagnée avec le total de 13,83 points, en se fendant notamment de la meilleure vague (9,00) du 1er tour.
L’Équatorienne Dominic Barona n’a pas eu à forcer son talent pour gagner sa série (avec 10,00 points). Gare à la vice-championne du monde ISA en exercice ainsi qu’à la championne d’Europe junior portugaise Teresa Bonvalot, qui s’est adjugée sa première série de réglages. Les jeunes Américaines, Samantha Sibley et Alyssa Spencer (15 et 14 ans !) ont fait un sans-faute tout comme les Tahitiennes Karelle Poppke et Marion Philippe, les Espagnoles Garazi Sanchez et Ariane Ochoa ou encore les Brésiliennes Jaqueline Silva et Suelen Naraisa, et plus surprenant, les Canadiennes Hannah Scott et Leah Oke.
Toutes éviteront le tour de repêchage, prévu en soirée. Demain, reprise de la compétition féminine à partir de 7h au stade du repêchage (2 séries), avant d’enchaîner avec les tours 2 et 3.


Réactions

Johanne Defay (1re de sa série du 1er tour du tableau principal) :
« J’étais plus à droite que les filles quand on regarde le spot. D’après ceux qui sont là depuis quelques jours, ça se passe plutôt par là à marée basse. Je leur ai fait confiance. Et puis j’avais bien envie d’être toute seule et ne pas m’embêter avec les priorités. Il y a avait des pics un peu partout. C’est frustrant car tu as l’impression qu’il y a une vague et puis non finalement. C’est un peu compliqué (de passer d’un CT au Brésil où elle était jusqu’à jeudi aux ISA à Biarritz, NDLR), l’enchaînement n’est pas idéal, mais on a les meilleures conditions ici, sur place. Ces Mondiaux sont importants pour le surf français, l’équipe de France, la fédération et tout le projet Paris 2024. »

Pauline Ado (1re de sa série du 1er tour du tableau principal) :
« Les conditions étaient un petit peu compliquées, on peut même dire exigeantes. On a eu beaucoup de vent ces derniers jours, ce qui fait que le plan d’eau est en vrac. Il fallait être vigilant. Ça s’améliore d’heure en heure, les vagues devraient être de meilleure qualité au fil de la journée et demain. Je n’ai pas eu des scores incroyables, mais j’ai fait ce qu’il fallait pour passer. C’était pas facile de trouver les vagues à potentiel. Je suis contente d’avoir assuré deux bons scores. Ce n’était pas évident d’être la première Française à passer, tout le monde nous regarde, c’était impressionnant de voir tous ces gens m’accueillir à la sortie de l’eau. Ça fait chaud au cœur. Moi qui adore les ISA, j’étais super contente quand j’ai appris que les Mondiaux auraient lieu en France. Après, c’est vrai qu’il y a eu des complications avec les calendriers, mais on a trouvé des compromis et ça nous permet d’être là. En plus, on a réussi à réunir les Français qui performent le plus en ce moment. On espère beaucoup de cette compétition. »

 

Une cérémonie d’ouverture haute en couleurs

Un défilé joyeux et coloré Ciel bleu et soleil franc ont accompagné la parade des nations dans les rues de Biarritz. Le long cortège des 245 surfeurs et leur staff a serpenté dans les artères de la ville, sous les acclamations du public jalonnant le parcours, jusqu’à l’esplanade du casino. Là, les représentants de chaque « nation » ont participé à la traditionnelle cérémonie du mélange des sables en signe de paix entre les peuples. Avec en bonus des groupes de danseurs et la prestation du célèbre chœur basque Oldarra.
Les officiels ont ensuite pris possession de l’estrade, au premier rang desquels le président de l’ISA, Fernando Aguerre, qui a proclamé les Mondiaux officiellement ouverts, sans oublier de mentionner leur nouvelle dimension olympique, à trois ans des JO de Tokyo où le surf fera sa toute première apparition.
Le président de la Fédération française de surf, Jean-Luc Arassus, et le maire de Biarritz, Michel Veunac, lui ont emboité le pas, sous les yeux du prestigieux parrain de ces Mondiaux, Tom Curren. Tout est en place pour huit jours de spectacle et d’émotions.

Ceremonie ÂFFS ARRIETA 59

 

 

 

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