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Stéphane Corbinien : « L'école française est une référence internationale »

Stéphane Corbinien, le directeur des équipes de France, ici à gauche avec Jérémy Massière lors des Mondiaux de Sup Surf il y a dix jours à la Boquita, dresse le bilan de cette campagne mondiale au Nicaragua. Stéphane Corbinien, le directeur des équipes de France, ici à gauche avec Jérémy Massière lors des Mondiaux de Sup Surf il y a dix jours à la Boquita, dresse le bilan de cette campagne mondiale au Nicaragua.

L'heure est au bilan pour le directeur des équipes de France présent au Nicaragua pour les Mondiaux de Stand Up Paddle. Après avoir vécu le titre mondial en surf juniors de Léo-Paul Etienne le mois dernier en Equateur, Stéphane Corbinien se réjouit de celui de Titouan Puyo en SUP longue distance samedi dernier. Débriefing.

 

 

La gestion des deux sites
Première dans l'histoire des championnats du monde ISA, la compétition s'est tenue sur deux sites distants de 70 km. La gestion de l'équipe a forcément été complexe.
« Deux sites et la Race sur un lac : c'était effectivement une première en ISA. Le groupe a été réduit sur le surf la première semaine. Et la logistique compliquée. Il a fallu scinder l'équipe en deux avec un coach par groupe. »

La valeur du Surf
La discipline a ouvert les championnats sur la vague de la Boquita. Deux médailles d'argent et de bronze sont venues récompenser le parcours du Sup Surf qui confirme son importance pour la troisième année consécutive.
« Il s'agit de la meilleure performance française groupée : une médaille d'argent, une de bronze, une 5e place. Sachant que Jérémy Massière méritait largement sa place en finale mais qu'il a été victime d'un jugement en faveur du concurrent australien (Jackson Close, ndlr). Je retiendrais la très bonne complémentarité des trois athlètes : ils se sont soutenus, conseillés, ont fait preuve d'une grande solidarité. »

Les SUP Surfeurs au crible
Antoine Delpero . « Je suis satisfait de voir qu'il est toujours aussi solide. Il a apporté son expérience et son intelligence, dans sa performance personnelle et dans le collectif. Antoine, c'est un titre (2012) et deux médailles de bronze en deux ans (2013 et 2014), sans compter ses deux titres en longboard ! C'est un pilier des équipes de France. Un peu comme le bon vin français, il gagne en qualité avec les années. On espère le conserver avec nous pendant longtemps. Il parle de retraite dans le Sup, mais on a besoin de lui. C'est un capitaine exemplaire. Il a rebondit sur la deuxième partie en soutenant les Sup Raceurs et en participants aux épreuves de Paddleboard. Il s'est sacrifié, ce qui n'est pas rien quand on en fait pas. »

Jérémy Massière. « Le partenaire d'entraînement de Delpero, son pote dans la vie. Il a fait une grande compétition. Il est capable de ramener une médaille pour la France. C'est un maillon important dans l'équipe, il a apporté une dynamique positive dans le groupe. »

Caroline Angibaud. « Toujours aussi motivée et professionnelle dans son approche. En trois participations, elle fait trois finale et prend la médaille d'argent cette fois. Elle s'est surpassée, elle a fait une compétition intelligente. Je tiens à la remercier pour son investissement et sa façon d'être dans le groupe. Comme Delpero, elle a fait le Paddle, et ramène une 6e place ! »

Les surprises de la Race
Quasi inconnu avant les championnats, le Calédonien Titouan Puyo a surpris tout le monde en allant décrocher l'or sur la Longue Distance (18 km), la catégorie reine des Mondiaux ISA.
« Personne ne nous a vus venir. Comme avec Léo-Paul Etienne champion du monde de surf junior le mois dernier, en Équateur, Titouan Puyo est devenu champion du monde alors que personne ne le connaissait. Il s'agit évidemment de la meilleure campagne française en trois participations puisqu'outre le titre mondial de Puyo, la France accroche une médaille de bronze et une 4e place avec Eric Terrien. »

Les SUP Racers au crible
Titouan Puyo. « A 23 ans, il a marqué les esprits. Et il est là pour longtemps. C'est déjà un concurrent redoutable dans le futur pour tous nos adversaires. »

Eric Terrien. « Ttotalement investi, il a amené son expérience au groupe. Un vice-capitaine exemplaire, qui a apporté son investissement personnel pour l'équipe. Il a partagé son expérience pour entraîner ses deux partenaires dans l'aventure. Il fait une course d'équipe remarquable avec Titouan en Longue Distance, avec une stratégie payante. Il fait deux finales avec une médaille de bronze et une 4e place, il a marqué les esprits. »

Céline Guesdon. « Il s'agissait de sa première participation. Elle a manqué d'expérience. Elle fait une belle 6e place en LD. Mais elle réalise un mauvais départ en Technical Race qui lui coûte une place d'honneur. Elle a fait des erreurs de jeunesse. CElle avait une certaine pression. Ce n'était pas sa compétition. Mais elle a été exemplaire dans son comportement. » 

Le Paddleboard
En France, le Paddleboard est rattaché à la Fédération Française de Sauvetage et Secourisme. De fait, celle-ci n'a pas souhaité envoyer ces athlètes aux Mondiaux pour composer la meilleur équipe de France possible. Dommage car les Français sont parmi les meilleurs spécialistes au monde.
« On discutera avec la FFSS mais on ne peut plus faire sans ses athlètes. On est victime d'une décision totalement inadaptée de la FFSS de ne pas envoyer ses compétiteurs. Avec eux, on pourrait être vice-champions du monde des nations, voire même aller titiller les Australiens. Il faut une remise en cause des dirigeants de cette Fédération sur ce sujet. » 

Le bilan général
La France termine à la 5e place de ces Mondiaux 2014. Un formidable résultat mais qui aurait pu, dû, être meilleur encore sans la disqualification du relais français qui coûte beaucoup à l'équipe. Sans cette pénalité, la France était sur le podium du classement des nations.
« Le résultat finale de l'équipe de France est exceptionnel, on a fait une moisson de médailles importante. On termine à la 5e place mondiale, ce qui est un exploit sans les points du relais (au coefficient 3). Notre place était sur le podium. Le bémol reste donc le relais. On n'est toujours pas d'accord pour notre disqualification avec une interprétation d'un article du rules book qui n'est qu'une adaptation car l'article précis n'existe pas ! On est victime de la jeunesse de ce sport. Victime d'une erreur d'appréciation des juges. L'ISA parlent déjà de changer le rules book pour 2015. On fait avancer ce sport mais en étant victime… »

La filière française
Présente dans toutes les disciplines du surf international, la France est devenu la nation incontournable en terme de résultats. Elle a aujourd'hui un champion du monde dans tous les Mondiaux de l'ISA : surf Open, surf Junior, Longboard, Sup Surf, Sup Race, kneeboard, Tandem… Il y a le talent de ses licenciés mais aussi un travail de détection et de formation qui paye.
« Cette compétition montre que le travail sur la filière française, toutes disciplines confondues, porte ces fruits. On a eu la délégation du Sup récemment. En quelques années, on a construit une filière et on s'est installé parmi les meilleurs mondiaux. L'école de surf en général fonctionne. On est capable d'aller piocher dans nos réservoirs le futur du surf et du Sup français. Le mois dernier avec le jeune Léo-Paul Etienne, champion du monde junior de surf. Aujourd'hui avec Titouan Puyo en SUP Race. Sur les trois dernières échéances mondiales, la France a remporté un titre de champion du monde en longboard (Antoine Delpero, en septembre), juniors (Léo-Paul Etienne, en avril) et Sup (Titouan Puyo, en mai). L'école française est une référence internationale ! »

 

LE BILAN DE L'ÉQUIPE DE FRANCE
5e place par équipes
1 titre de champion du monde : Titouan Puyo (SUP Longue Distance)
1 médaille d'argent : Caroline Angibaud (SUP Surf)
2 médailles de bronze : Antoine Delpero (SUP Surf), Eric Terrien (SUP Longue Distance)
4e place : Eric Terrien (SUP Technical Race)
5e place : Jérémy Massière (Sup Surf)
6e places : Céline Guesdon (SUP Longue Distance), Caroline Angibaud (Paddleboard Technical Race)
7e places : Titouan Puyo (SUP Technical Race), Céline Guesdon (SUP Technical Race)
11e place : Caroline Angibaud (Paddleboard Longue Distance)
15e place : Antoine Delepro (Paddleboard Technical Race)
16e place : Antoine Delepro (Paddleboard Longue Distance)

CLASSEMENT GÉNÉRAL PAR NATIONS
1. Australie 16.750 pts
2. USA 13.100 pts
3. Brésil 10.667 pts
4. Espagne 10.501 pts
5. France 9.532 pts
6. Mexique 9.398 pts
7. Afrique du Sud 9.032 pts
8. Pérou 8.671 pts
9. Venezuela 8.266 pts
10. Nouvelle-Zélande 8.261 pts

L'ÉQUIPE DE FRANCE
SUP
Surfing : Antoine Delpero (Biarritz, pays basque), Jérémy Massière (Biscarrosse, Landes), Caroline Angibaud (Sables d'Olonne, Vendée)
SUP Racing : Eric Terrien (Plaine/Mer, Loire Atlantique), Titouan Puyo (Nouméa, Nouvelle-Calédonie), Céline Guesdon (Cannes, Côte d'Azur)
Staff : Stéphane Corbinien (team manager), Serge Lougarot (coach), Thierry Durantel (médecin), Stéphane Sisco (médias)

 

Dernière modification le : 12 mai 2014
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