Pauline Ado qualifiée pour les Jeux Olympiques !

FRA ath Pauline Ado ath ph Ben Reed ph 12Pauline Ado est qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2021. (Photo ISA)


La Française a obtenu sa qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo (25-28 juillet) en se hissant au 8e tour des repêchages des championnats du monde, samedi au Salvador.
Elle rejoint Johanne Defay, Michel Bourez et Jérémy Florès, déjà qualifiés avant même les Mondiaux.
L'équipe de France de surf sera l'une des six nations, avec les États-Unis, le Brésil, l'Australie, le Japon et le Pérou, à se présenter à Tokyo dans 50 jours avec le maximum (4) d'athlètes.
Trois surfeurs français participeront au jour final des Mondiaux, ce dimanche à la Bocaña. Pauline Ado, Jérémy Florès et Joan Duru sont en course pour le titre mondial individuel. Des 16 athlètes encore en compétition, 8 messieurs et 8 dames, seuls Jérémy Florès (2009) et Pauline Ado (2017) ont déjà été champions du monde ISA.
La France occupe ce dimanche matin la deuxième place du classement des nations derrière le Japon avant l'ultime journée de compétition.
A noter que 39 des 40 surfeurs qui participeront aux JO 2021 sont désormais connus, la 40e et dernière place reviendra aux Japonais Shun Murakami ou Hiroto Ohhara.



Et tout s'est joué sur une série. La 124e du tableau féminin. Envoyant la première et la deuxième au 9e tour du tableau des repêchages. Synonyme pour l'une des deux Françaises, engagées dans ces 25 minutes hors du temps, de qualification olympique.
Battue une heure plus tôt au tour principal par les deux tornades portugaises Teresa Bonvalot et Yolanda Sequeira, qualifiées du coup pour Tokyo, Ado avait eu très peu de repos pour se remettre dans le rythme. Au contraire de Vahiné Fierro, deuxième du 7e tour de repêchages un peu plus tôt dans la matinée, et auteure d'une incroyable remontée depuis cinq jours.
Ado sur le fil
L'Américaine Alyssa Spencer, seule rescapée du clan US après les forfaits cumulés des qualifiés olympiques JJ Florence, Kolohe Andino, Carissa Moore et Carissa Moore, était rapidement en action sur les gauches de la Bocaña. Mais Pauline Ado revenait en scorant coup sur coup deux vagues à plus de 4 points pour s'installer provisoirement en tête à 15 minutes du coup de trompe. Pas Vahiné Fierro qui ne semblait plus dans le rythme. Les minutes défilaient… Pas les vagues. Les dernières secondes étaient crispantes car tout pouvait encore arriver et les quatre places être redistribuées. Las, une dernière tentative des quatre surfeuses ne changeait rien au classement : Pauline Ado s'imposait et s'ouvrait les portes des Jeux Olympiques quand Vahiné Fierro échouait à 1,30 pt de Spencer pour arrêter là son incroyable parcours.
Duru et Florès avec deux Japonais
Un temps suspendu à l'officialisation de l'International Surfing Association, Pauline Ado laissait éclater sa joie et quelques larmes après que le président de l'ISA Fernando Aguerre en personne soit venu lui apprendre sa qualification.
Plus tôt dans la matinée, après avoir annoncé le forfait de Michel Bourez pour blessure, le team France voyait Jérémy Florès et Joan Duru se qualifier tous les deux pour la finale du tableau principal. Chacun prenant la deuxième place de leur série derrière un Japonais. Tandis que Duru se collait dans le sillage de Shun Murakami, Florès suivait celui de Kanoa Igarashi. Les quatre surfeurs se retrouveront ce dimanche. Les deux premiers iront en finale quand les deux autres auront encore une chance de la rejoindre en passant par le dernier tour de repêchages.
La France passe deuxième
Quant à Pauline Ado, on espère qu'elle aura digéré la formidable nouvelle, puisqu'elle aura deux séries à franchir pour rejoindre la grande finale comme en 2016 (Costa Rica, 3e) et en 2017 (France, 1ère). Sally Fitzgibbons (Aus), Alyssa Spencer (USA) et Mahina Maeda (Jap) sont les premiers obstacles à passer pour aller plus loin.
A huit séries du terme des Mondiaux 2021, la France occupe la deuxième place du classement des nations, dont la tête revient désormais au Japon. Trois pays sont en pôle pour le titre mondial : le Japon, la France et le Pérou. Mais attention au Portugal qui conserve ses chances de monter sur le podium.


Pauline Ado : « La charge émotionnelle est très forte »


Capture décran 2021 06 05 à 22.03.20Championne du monde en 2017, toujours en course pour un second titre mondial, Pauline Ado (30 ans) a décroché sa place pour les Jeux Olympiques 2021 ce samedi au Salvador. Entretien.

Est-ce que tu réalises que tu vas aux Jeux Olympiques ?
Non, pas encore. J'ai vraiment du mal à réaliser. C'est tout frais. Je me projette un peu mais ça a été un processus si long, avec une dernière semaine tellement éprouvante que c'est dur de tout relâcher d'un coup.

Ce n'est pas ta plus belle série techniquement, mais sans doute la plus belle de ta vie ?
Je l'ai comparé à certaines compétitions où je me suis qualifiée sur le fil. Mais je n'avais jamais vécu une telle charge émotionnelle. Toute la semaine a été très difficile.
Et puis, ce matin, je perds ma première série. Et très vite ensuite, je suis en repêchages avec Vahiné (Fierro) et Paige (Hareb) avec qui je suis très proche et qui visait elle aussi les Jeux. J'ai fait abstraction de tout ça. La déception de la première série, m'a permis d'être plus calculatrice. Même si tout a été loin d'être parfait, j'ai été plus sereine.

Comment as-tu vécu cette annonce officielle ?
J'ai attendu les résultats au bord de l'eau, je savais que passais au tour suivant. Mais je ne savais pas si qualifiée. On avait un petit doute. Quand Fernando Aguerre (le président de l'ISA) est venu me le dire en personne ça a été énorme. Pfff ! La charge émotionnelle a été très forte. Elle l'est toujours.

Ta très longue expérience t'a forcément servie. Qui plus est sur une compétition ISA que tu connais depuis plus de 15 ans…
C'est sûr que mon expérience me permet de mieux me connaître. J'analyse plus vite sur quel point j'ai pêché : l'état d'esprit, l'attitude, la technique. Tout ça fait aussi que j'ai pris la décision de m'isoler cette semaine. Il y avait évidemment le contexte sanitaire mais pas que. Avec tous ces enjeux, j'ai senti le besoin de créer une maxi bulle autour de moi. Par expérience, je sais que, dans certains contextes, dans certaines compétitions, j'ai besoin de ça.

Il y a deux ans, tu n'étais plus sur le CT et tu n'avais pas été retenue en équipe de France lors des premiers Mondiaux qualificatifs pour les JO ? As-tu douté ?
Il y a deux ans, je n'étais effectivement plus en équipe de France. J'ai vraiment été au plus bas fin 2019. Mon premier objectif a été de retrouver des résultats sur les QS. Puis de me sélectionner en équipe de France. La route a été tellement longue. Il y a des moments où j'étais tellement loin que je me suis forcé à prendre les étapes les unes après les autres en m'interdisant de me projeter sur Tokyo. En mars 2020, j'étais en pleine bourre et il y a l'arrêt de la saison à cause de la pandémie. Je me suis dit : la qualification parait encore très loin mais j'ai encore une chance. J'ai fait les choses différemment à partir de ce moment-là.

FRA ath Pauline Ado ath ph Ben Reed ph 4Qu'est-ce que tu as changé ?
Le plus gros changement a été mon état d'esprit. Ne pas aller aux Mondiaux en 2019 m'a fait relativiser. J'étais trop happée par l'objectif et j'en oublié ce qu'il fallait que je mette en place toute seule pour réussir. Après m'être éparpillée, je me suis recentrée sur moi.

Les Jeux sont-ils l'aboutissement de ta carrière ?
Je me dis que je pourrais répondre à cette question quand je l'aurais vécu. J'ai des images des autres Jeux, je me vois porter la tenue de l'équipe de France, être aux côtés des monstres du sport. Je vais surtout profiter de ce moment qui vient. Avec évidemment l'objectif de performer.

Les Jeux auront lieu dans de petites vagues. Tu connais ces conditions pour avoir déjà été au Japon…
J'ai été plusieurs fois au Japon, jamais sur le site spécifique des JO. J'ai connu plusieurs types de vagues là-bas, du gros swell à des vagues minuscules. Ce ne sera pas world class. Mais ça peut aussi créer des opportunités. Il va y avoir beaucoup de monde, des filles du CT et d'autres. Je vois ça comme une opportunité.

Le stage que la fédération a organisé en avril au Salvador, sur les vagues des Mondiaux, a-t-il joué pour ta qualification ?
Oui. On savait à quoi s'attendre en arrivant ici il y a dix jours. On savait qu'il y avait du swell, on connaissait le climat, la nourriture. Je suis arrivée ici beaucoup mieux préparé que lors du stage. Même si beaucoup d'équipes ont fait la même chose, je me suis sentie moins surprise que si je n'étais jamais venue. Je savais où était la mise à l'eau, quel type de planche choisir, etc…

Tu viens du Pays basque et le berceau du surf français aura un représentant aux Jeux. Ça a une signification pour toi ?
On est une région où la culture surf est forte avec des surfeurs talentueux. Dernièrement, on n'a pas été aussi forts que la Réunion ou Tahiti. Ça ne m'a pas influencé mais ça fait partie de ce que je suis. Je suis fière de représenter ma région.

Tu retrouveras aux Jeux Johanne Defay, ta "team mate" !
Les deux années qu'on a passées avec Johanne sur le CT (2016 et 2017) nous ont rapproché. Elle est une source d'inspiration. Je suis contente et fière de représenter la France à ses côtés.

FRA ath Pauline Ado ath ph Pablo Franco ph 680A qui penses-tu quelques heures après cette qualification et qui veux-tu remercier ?
J'ai peur d'oublier des gens. Le surf est un sport individuel mais il implique beaucoup de personnes forcément. Je veux surtout dire merci à mon mari, Rémi. Il suit tout ce que je fais. Il n'est pas mon coach mais c'est tout comme pour moi. Il vit mon quotidien et prend une grande part dans ce que je fais. Merci aussi à ma famille. Il y a aussi les gens avec qui je travaille au quotidien : Xavier Mondenx, mon préparateur physique. Mélanie Maillard ma préparatrice mentale. Et puis aussi les coaches de la fédération. Depuis Tahiti et le stage au Salvador, il y a eu beaucoup d'échanges, des entraînements en France. Beaucoup de choses se sont mises en place positivement. Ça a créé une émulation entre nous.

Les Jeux sont dans moins de 50 jours. Quel va être ton programme ?
Je rentre en France, il y a un dernier réglage avec le QS de Pantin, peut-être une compétition fédérale. Mais surtout, je vais bien me reposer après ces Mondiaux. Et je vais vite repartir avec ce nouvel objectif. Les JO sont mon objectif depuis des années.

 

 

 


RÉACTIONS

Jérémy Florès, qualifié pour le 6e tour messieurs
FRA ath Jeremy Flores ath ph Ben Reed ph.ARW 7« Je suis assez fatigué après 10 jours ici. L'objectif de l'équipe était qu'une fille se qualifie et qu'on en ait donc deux aux Jeux Olympique. L'objectif principal est donc atteint. On est arrivé avec trois filles, deux sont forcément tristes. Je suis désolé pour elles car elles le méritaient toutes les trois. Bravo à Pauline qui a été à fond alors que ce n'était pas facile pour elle.
On vient de vivre une semaine bizarre qui a commencé avec ces cas de Covid positifs puis négatifs. Il y a eu une sacrée pagaille d'entrée de jeu. Puis pour en revenir à la compétition, j'ai été dans une situation délicate car je suis déjà qualifié pour les JO et je n'avais rien à gagner personnellement si ce n'est de représenter mon pays et d'aller chercher une place au classement par équipes. J'ai surfé en reculant. J'ai eu envie de m'exprimer car je suis un compétiteur et parce que j'aime ça. Je ne sais pas combien de temps il me reste en compétition et je n'ai pas envie de faire les choses à moitié. Mais, en même temps, j'ai ressenti un malaise car je ne voulais pas gêner les autres qui, eux, cherchaient la qualification olympique. Au final, j'ai eu des séries où j'ai bien surfé, d'autres moins bien. Mais je suis toujours là.
J'espère juste ne plus surfer contre des mecs qui veulent se qualifier. Je ne veux pas mettre des bâtons dans les roues de gamins qui rêvent de se qualifier. Mais bon, à mon âge, et comme je suis en fin de carrière, si tu veux aller aux Jeux, tu es censé pouvoir me battre. Si tu es mort de faim, préparé, tu dois pouvoir me battre pour aller aux jeux.
Les deux Japonais qui sont dans notre série sont clairement les deux favoris. C'est la série la plus dure pour Joan (Duru) et moi.
A deux mois des Jeux, ça a fait du bien d'être là tous ensemble. Les trois garçons, on se connaît par cœur. On est de grands copains. Encore une fois, je tiens à dire merci au staff. Je ne suis jamais autant chouchouté qu'en équipe de France. Le kiné tous les soirs, le docteur toujours là, les coaches qui organisent tout, qui te conseillent, qui checkent les spots pendant des heures. Quand je vois ça, je me dis que j'aurais dû investir il y a quelques années dans une équipe pour me suivre dans le tour car ça aide énormément (sourire).
Après notre drôle de semaine, avec deux filles qui ont été depuis le début dans les repêchages, avec Michel (Bourez) qui se blesse… Si on est sur le podium, ce sera une énorme perf ! Une vraie fierté d'être là pour la France. A deux mois des Jeux, ce serait énorme de terminer sur le podium ! »

Joan Duru, qualifié pour le 6e tour messieurs
FRA ath Joan Duru ath ph Ben Reed ph.ARW 7« Je me sens super bien, ma planche est bien. J'espère qu'il y aura encore des vagues pour exprimer mon surf. J'avais bien regardé le spot avant ma série, j'ai trouvé une bonne droite. Il y a eu moins de vagues après, mais c'est passé. Le spot est bien, même si c'est petit, il y a des vagues. Ça pousse. En plus, on a 25 minutes, et ça c'est bien. On va faire notre série avec Jérémy, on verra à la fin comment ça se passe pour gérer ou pas. Si on bat les deux Japonais, on fera un grand pas vers le titre par équipes. On veut gagner chacun mais aussi gagner le titre par équipes.
Il n'y a pas de revanche personnelle sur 2017 (il avait terminé deuxième, ndlr) mais j'ai toujours en tête le fait d'être passé tout près du titre mondial. Ici, je n'ai pas de challenge pour les JO. Mon but est de gagner ces Mondiaux, c'est tout ! Ne pas avoir la pression de me qualifier pour les Jeux est une bonne chose. J'ai vu tous les gens qui devaient se qualifier être très stressés ces derniers jours. J'ai beaucoup moins de pression que les autres. »

Vahiné Fierro, 9e des Mondiaux
FRA ath Vahine Fierro ath ph Pablo Franco ph 0718« J'ai le coeur brisé. Mais je veux féliciter Pauline qui est là depuis beaucoup plus longtemps que moi. Elle a remporté notre série et je fais 3e. Elle ira aux Jeux. Pas moi. Avec tout le respect que j'ai pour elle, j'aurais voulu être à sa place mais c'est elle qui ira aux Jeux. J'ai pris à la légère le fait que j'ai eu mes règles ce matin. Je vais prendre le temps d'analyser qu'il faut que je fasse avec tout au long de ma carrière. Tous les athlètes rêvent d'être aux Jeux. Ceux-là ne sont pas pour moi mais Teahupo'o arrive très vite. J'ai hâte. Ce chapitre se termine aujourd'hui mais j'ai plein d'autres objectifs et évidemment les JO 2024. Ça a été une route très longue pour arriver jusqu'ici. On a aussi vécu des moments difficiles ici. Je n'ai pas pu entrer dans la compétition avec un test positif au Covid. J'ai fait face. Je suis passée par les repêchages. Je suis très reconnaissante envers la Fédération Française de Surf et tous les gens qui m'ont aidé et soutenu. »


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LES RÉSULTATS DE SAMEDI
Repêchages 7 dames
1. Sally Fitzgibbons (Aus) 13,03
2. Vahiné Fierro (Fra) 10,80
3. Bethany Zelasko (Can) 9,43
4. Anat Lelior (Isr)8,67

Repêchages 8 dames
1. Pauline Ado (Fra) 9,60
2. Alyssa Spencer (USA) 8,76
3. Vahiné Fierro (Fra) 7,46
4. Paige Hareb (NZ) 7,00

5e tour dames
1. Teresa Bonvalot (Por)
2. Yolanda Sequeira (Por)
3. Mahina Maeda (Jap)
4. Pauline Ado (Fra)

6e tour messieurs
Série 1 : 1. Shun Murakami (Jap) 13,67 ; 2. Jérémy Florès (Fra) 10,10 ; 3. Ketut Aditya (Ind) 9,17
Série 2 : 1. Kanoa Igarashi (Jap) 14,10 ; 2. Joan Duru (Fra) 13,43 ; Hiroto Ohhara (Jap) 9,20


FRA ath Jeremy Flores ath ph Ben Reed ph.ARW 12


LES RÉSULTATS COMPLETS
https://isasurf.org/wp-content/uploads/2021/06/wsg_2021_sunday_6_day_8.pdf


LES SÉRIES DES FRANÇAIS - 6 JUIN
Horaire de passage ce dimanche (heures françaises)

9e tour repêchages dames
15h30 : Sally Fitzgibbons (Aus), Alyssa Spencer (USA), Pauline Ado (Fra), Mahina Maeda (Jap)

7e tour messieurs
16h50 : Joan Duru, Jérémy Florès, Kanoa Igarashi (Jap), Shun Murakami (Jap)

10e tour repêchages dames
17h20 : Pauline Ado si 1 ou 2 du 9e tour

12e tour repêchages messieurs
17h45 : Joan Duru et Jérémy Florès, si 3 ou 4 du 7e tour

Finale dames
18h15

Finale messieurs
18h50


LIVE
La compétition est à suivre en live vidéo sur https://isasurf.org



L'EQUIPE DE FRANCE
Messieurs : Jérémy Florès, Michel Bourez, Joan Duru
Dames : Vahiné Fierro, Pauline Ado, Cannelle Bulard
Staff : Stéphane Corbinien, Patrick Florès, Frédéric Robin, Hira Teriinatoofa, Thierry Durantel (médecin), Thibaut Paraillous (kiné)

- Qualifiés pour les Jeux Olympiques
Johanne Defay, Pauline Ado, Jérémy Florès, Michel Bourez


LE FORMAT
Chaque sélection nationale compte 6 athlètes : 3 messieurs et 3 dames. Le format est de 4 surfeurs par série. Le système de double élimination est appliqué sur tous les tours jusqu’à la finale. Il faut donc « perdre » deux fois pour être définitivement éliminé.
Le classement final des nations sera établi grâce aux points que les surfeurs gagneront selon leur classement individuel (ex : 1000 pts pour la première place, 860 pour la deuxième place, etc…).



 ph Ben Reed ph.ARW 167

17 pays aux jeux Olympiques


Les ISA World Surfing Games 2021 devaient attribuer les 12 dernières places pour les JO 2021 (5 hommes et 7 femmes éligibles les mieux classés).
11 ont été décernées samedi, la dernière le sera aujourd'hui. Au final, 17 nations issues des 5 continents seront aux Jeux.


Les 7 places mises en jeu pour les femmes ont été remportées par les Portugaises Teresa Bonvalot et Yolanda Sequeira, la Costaricaine Leilani McGonagle, la Péruvienne Daniella Rosas, les Japonaises Mahina Maeda et Amuro Tsuzuki, et la Française Pauline Ado.

Chez les hommes, 4 des 5 places ont été remportées par l'Allemand Leon Glatzer, les Péruviens Lucca Mesinas et Miguel Tudela, et le Chilien Manuel Selman.

La seule place restante chez les hommes sera attribuée à un des deux surfeurs suivants : les Japonais Hiroto Ohhara et Shun Murakami. Tous deux sont allés assez loin pour se qualifier pour la finale - Murakami dans l'épreuve principale et Ohhara dans le repêchage.

JPN ath HIroto Ohara ath ph Sean Evans ph 3Le remaniement des qualifications de samedi a entraîné la réattribution à d'autres surfeurs des places qui avaient été provisoirement gagnées lors des précédentes épreuves de qualification.

Étant donné que les deux médaillés d'or des Jeux panaméricains de Lima 2019, les Péruviens Mesinas et Rosas, se sont tous deux qualifiés aux World Surfing Games de 2021, une épreuve plus prioritaire, les deux places pour les Jeux panaméricains ont été réattribuées aux médaillés d'argent de l'épreuve.

Ainsi, l'Argentin Leandro Usuna s'est vu attribuer le ticket masculin des Jeux panaméricains, tandis que l'Équatorienne Dominic Barona s'est vu attribuer le ticket féminin.

Étant donné que les deux Japonais, Murakami et Ohhara, sont en compétition pour remplir la dernière place masculine du Japon, cela signifie que la place continentale 2019 gagnée par Murakami aux World Surfing Games 2019 a été réattribuée au prochain surfeur asiatique éligible, qui est l'Indonésien Rio Waida.

La médaillée d'or des ISA World Surfing Games 2019, Sofia Mulanovich (Pérou), éliminée prématurément au Salvador, est finalement qualifiée pour les Jeux. Étant donné que le Japon a qualifié deux femmes aux World Surfing Games de 2021, la place provisoire obtenue par la Japonaise Shino Matsuda aux World Surfing Games de 2019 a dû être réattribuée également à la prochaine surfeuse éligible dans l'épreuve. Et parce qu'il n'y avait pas de surfeuse asiatique éligible parmi les 30 premiers surfeurs du classement pour répondre à la norme de contrôle de qualité du système de qualification olympique, la place a alors été attribuée à la surfeuse suivante du classement de tous les continents : Mulanovich.



LES 40 QUALIFIÉS POUR LES JEUX OLYMPIQUES DE TOKYO 2021
(20 hommes et 20 femmes)

DAMES
Championship Tour 2019 WSL
Carissa Moore (USA)
Caroline Marks (USA)
Tatiana Weston-Webb (BRÉ)
Silvana Lima (BRÉ)
Brisa Hennessy (CRC)
Sally Fitzgibbons (AUS)
Stephanie Gilmore (AUS)
Johanne Defay (FRA)

2021 World Surfing Games
Yolanda Sequeria (POR)
Teresa Bonvalot (POR)
Daniella Rosas (PER)
Leilani McGonagle (CRC)
Mahina Maeda (JAP)
Amuro Tsuzuki (JAP)
Pauline Ado (FRA)

2019 World Surfing Games
Anat Lelior (ISR)
Bianca Buitendag (AFS)
Ella Williams (NZL)
Sofia Mulanovich (PER)

2019 Pan Am Games
Dominic Barona (ECU)

CRC ath Leilani McGonagle ath ph Sean Evans ph 6

MESSIEURS

Championship Tour 2019 WSL
Gabriel Medina (BRÉ)
Italo Ferreira (BRÉ)
Kolohe Andino (USA)
John John Florence (USA)
Owen Wright (AUS)
Julian Wilson (AUS)
Jeremy Flores (FRA)
Michel Bourez (FRA)
Kanoa Igarashi (JAP)
Jordy Smith (AFS)

2021 World Surfing Games
Leon Glatzer (ALL)
Miguel Tudela (PER)
Lucca Mesinas (PER)
Manuel Selman (CHI)
1 place à déterminer entre Shun Murakami (JAP) and Hiroto Ohhara (JAP)

2019 World Surfing Games
Rio Waida (IND)
Frederico Morais (POR)
Billy Stairmand (NZL)
Ramzi Boukhiam (MAR)

2019 Pan Am Games
Leandro Usuna (ARG)

 

 

Dernière modification le : 06 juin 2021
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