Pauline Ado : « Mon rêve est de gagner pas de faire 3e ! »

Pauline Ado a passé un cap technique, tactique et mental lors de l'US Open. La N.1 Française sait qu'elle peut aujourd'hui dominer n'importe quelle adversaire en compétition. Pauline Ado a passé un cap technique, tactique et mental lors de l'US Open. La N.1 Française sait qu'elle peut aujourd'hui dominer n'importe quelle adversaire en compétition.  © Photo ASP/Rowland

Demi-finaliste malheureuse de l'US Open, sixième manche du championnat du monde féminin ASP dimanche dernier en Californie, la Française se dit « contente de sa semaine » où elle affirme avoir été « rarement aussi régulière ». Désormais 10e mondiale, Pauline Ado veut conserver son rang mais se focalise avant tout sur son surf. Confidences.

 

Demi-finaliste sur l'US Open, tu en avais sans doute rêvé, tu l'as fait. Qu'as-tu ressenti en prenant cette 3e place ?
C'est un peu exagéré de dire que c'était mon rêve d'accrocher une demi-finale à l'US Open... Je veux donner le meilleur de moi-même et aller le plus loin possible à chaque compétition. Mais quand je rêve d'un gros résultat, je le vois plutôt en France ou sur une vague prestigieuse... Et mon rêve, c'est d'en gagner une pas de faire une demi-finale ! Mais c'est vrai que 3e sur un WCT est le meilleur résultat de ma carrière jusqu'à présent. J'étais plutôt contente de ma semaine. J'ai rarement été aussi régulière sur une compétition de cette envergure !

Es-tu partagée entre la joie d'un tel résultat et la déception de ne pas être allée jusqu'en finale ?
Je suis plutôt déçue de ma performance en demi-finale. Je n'ai pas réussi à montrer le niveau que j'avais affiché dans mes autres séries... C'est plus ça qui m'a déçue. Étrangement, je ne suis jamais tombée dans l'euphorie ou trop d'excitation durant la semaine. Même une fois éliminée. Je pense que mon entourage était beaucoup plus euphorique que moi ! Je suis restée concentrée sur mon surf. Et je sais que tout reste encore à faire d'ici la fin de saison. C'est pour cela, je pense, que j'ai du mal à décompresser, à apprécier ce résultat à sa juste valeur.

Y avait-il la place pour battre Carissa Moore et aller en finale ?
Oui il y a toujours de la place. En faisant les bon choix, en étant bien placée. Elle n'était pas inaccessible dans ces conditions aléatoires. Mais voilà, Carissa fait rarement d'erreurs. C'est pour cela qu'elle est si dure à battre.

Que retiens-tu de ta semaine à Huntington Beach ?
Que je suis capable de sortir de grosses séries quand il le faut. Que, même mal commencée, une série n'est jamais perdue !

Comment expliques-tu ce superbe parcours ? Y'a-t-il eu une pression du résultat positive ?
Pas vraiment. Je ne me suis pas pris la tête avec le résultat, les points... Je ne me projetais pas trop loin dans la compétition. Je veux dire par là que je ne mettais pas la charrue avant les boeufs ! J'étais concentrée sur mes objectifs immédiats, c'est-à-dire passer ma prochaine série, être en forme, prendre les bonnes vagues, ne pas me mettre trop la pression.

Tu as souvent parlé de prendre du « fun » dans tes interviews durant ta semaine californienne. Cette «positive attitude» est-elle un changement d'approche de la compétition de Pauline Ado ?
Oui cela a été surtout vrai pendant la série contre Sally (Fitzgibbons). Elle commençait à prendre le large avec quelques bons scores. Je me suis dit : « Oublie les scores et surfe ! Amuse-toi ! » C'est en fait assez difficile de penser de cette manière et de faire abstraction du reste... Mais il faut que j'arrive à aborder toutes mes séries comme ça, sans pour autant oublier le côté stratégique d'une série.

Avec le Prime messieurs en parallèle, beaucoup de surfeurs français étaient à Huntington. Sont-ils venus t'encourager, te conseiller, parler avec toi ? 
Les Français présents sur Huntington ont été super avec moi. Ils ont vu toutes mes séries, il me semble. Marc (Lacomare), Vincent (Duvignac), Charly (Martin), Alain (Riou), Ramzi (Boukhiam), Romain (Cloître), Maxime (Huscenot), Micky (Picon), Yann Martin... ils m'ont tous félicité et encouragé pendant la semaine. Ils me donnaient même souvent des conseils avant mes séries. J'ai beaucoup apprécié et cela m'a aidé. Merci à eux !

Il reste deux compétitions dont la prochaine en France, tu es Top 10 aujourd'hui. Avec quelle ambition vas-tu attaquer la fin de saison ?
Mon but est de rester dans le top 10. Il faudra donc assurer sur les deux dernières épreuves car le classement est très serré. Mais je préfère me donner comme objectif d'afficher de bons scores, élever mon niveau en série et le reste suivra j'espère.

Comment vas-tu occuper les deux mois de break à venir avant le Roxy Pro France ?
Je n'ai pas vraiment deux mois de break... Je participe à 3 WQS 6 stars (SuperGirlPro d'Oceanside, 2-4 août ; Swatch Girls Pro France, 21-25 août ; Pantin Classic, 27 aout-1er septembre), qui devraient bien m'occuper pendant ces deux mois. Le reste du temps, je vais continuer à m'entraîner mais aussi passer du temps avec mes proches. C'est important, pour prendre un peu de recul sur les choses.

 

CLASSEMENT MONDIAL 

1. Carissa Moore (HAW) 48200 pts
2. Tyler Wright (AUS) 46500 pts
3. Courtney Conlogue (USA) 40100 pts
4. Sally Fitzgibbons (AUS) 39400 pts
5. Stephanie Gilmore (AUS) 30450 pts
6. Lakey Peterson (USA) 28900 pts
7. Coco Ho (HAW) 28150 pts
8. Bianca Buitendag (AFS) 26650 pts
9. Laura Enever (AUS) 24150 pts
10. Pauline Ado (FRA) 23200 pts

CALENDRIER

24 - 30 septembre : Roxy Pro France, Hossegor
3 - 7 octobre : EDP Cascais Girls Pro, Portugal 

 

Vidéo associée

La dernière journée de l'US Open avec la demi-finale de Pauline Ado vs Carissa Moore. © ASP
Dernière modification le : 31 juillet 2013
Évaluer cet élément
(1 Vote)
Retour en haut

Les Partenaires Officiels  de la Fédération

BPdacia