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L'ASP prend tous les droits

Photographe du tour ASP à son compte depuis plus de 20 ans, Peter "Joli" Wilson s'insurge : « On me dit que je vais passer dix heures par jour à travailler sur la plage et qu'en fin de journée, quelqu'un de l'ASP peut venir me demander mes cartes mémoires pour récupérer toutes mes images sans aucune compensation. » Photographe du tour ASP à son compte depuis plus de 20 ans, Peter "Joli" Wilson s'insurge : « On me dit que je vais passer dix heures par jour à travailler sur la plage et qu'en fin de journée, quelqu'un de l'ASP peut venir me demander mes cartes mémoires pour récupérer toutes mes images sans aucune compensation. »

Dans le nouveau monde de l'ASP, photographes et vidéastes n'ont plus aucun droit sur leurs images. C'est le nouveau règlement qui fait grincer les dents. A commencer par le vétéran du world tour : Peter « Joli » Wilson. Edifiant.

 

Facebook, YouTube, Samsung, GoPro, Jeffrey's Bay, etc. L'ASP multiplie les annonces depuis quelques semaines. Annonces qui semblent aller dans le bon sens, celui d'une plus grande exposition du surf professionnel. Pourtant, et comme l'écrit le site swellnet.com, tout est dans le détail et il faut souvent lire ce qui est écrit en tout petit.

« Votre travail n'est plus votre propriété »

Il y a quelques jours, l'ASP a envoyé un mailing à ses contacts presse concernant l'accréditation médiatique au Quiksilver Pro (1-12 mars), première étape du WCT désormais dirigé par ZoSea. Les journalistes, photographes, cameramen… qui n'ont pas lu toutes les conditions générales sont passés à côté de cette mention très importante : « Je consens par la présente céder tous les droits audiovisuels et photographiques que je produis sur l'évènement à l'ASP. En choisissant ' je suis d'accord ' vous êtes d'accord avec les conditions générales mentionnées ci-dessus. » Autrement dit : si vous avez un cordon autour du cou (ou un bracelet media), tout ce que vous allez produire sur une compétition ASP ne sera pas votre propriété mais vous devrez la donner à l'ASP…

Dans sa version en ligne du jour, swellnet.com est allé à la rencontre de Peter Joli Wilson, plus de 20 ans de présence sur le tour mondial et véritable mémoire du surf pro, présenté comme « une personne qui 'n'est pas d'accord' avec les nouvelles conditions générales. » Approché par l'ASP en octobre pour travailler au sein de la nouvelle équipe, Joli n'a plus eu de nouvelles et ne sait pas comment il va suivre le Quik Pro de Snappers, qui débute ce samedi. 

La presse australienne a déjà boycotté un évènement 

Avec ces nouvelles règles d'accréditation médiatiques et en obtenant un pass média « vous cédez par écrit la propriété de toutes vos créations (photos, vidéo, interview…) à l'ASP contre aucune rémunération monétaire… » s'étonne Peter Wilson. Lequel confie que l'ASP lui a expliqué « baser son modèle médiatique sur des ligues sportives américaines. » Et "Joli" d'ajouter : « On m'a dit que l'ASP ne va plus permettre à quiconque, individualité ou entreprise, de faire de l'argent sur la marque ASP. »

Si cela va affecter les maisons de productions ou les sponsors des athlètes, qui ne pourront plus utiliser les images des compétitions ASP, cela va aussi toucher les journalistes indépendants qui vendent leur travail aux médias. "Joli" de rappeler un précédent avec le Criket Indien que « la presse australienne avait boycotté pour des raisons similaires il y a quelques années. Au final, les grands perdants avaient été le cricket et les fans… »

« Je peux aller sur la plage et faire des photos sans accréditation »

A la veille du Quik Pro de Snappers, Peter Wilson est dans l'expectative et déclare ainsi « ne pas savoir » ce qu'il va faire sur cette compétition. « J'ai passé plus de 20 ans de ma vie à constituer des archives uniques au monde et soudainement je ne sais pas si je vais pouvoir continuer à le faire… »

Il existe pourtant un alternative que nombre de professionnels, en Australie comme ailleurs, choisiront sans doute et que livre "Joli" : « Selon ma compréhension de la loi australienne, je peux prendre une photo de quelqu'un que je connais si je suis dans un endroit public. Je n'ai donc pas forcément besoin d'une accréditation média pour faire mes photos. Ce qui me permettra de conserver tous mes droits sur mes images tant que je me trouve sur une partie publique du site de compétition. »

« Kelly Slater approuve ces dispositions »

Peter "Joli" Wilson de conclure son interview avec swellnet.com en confiant qu'il avait lu que « Kelly Slater approuvait les nouvelles dispositions » de l'ASP et de ZoSea et qu'avec celles-ci « certaines personnes allaient être tenues à l'écart. » Et de se poser la question : « Est-ce que j'en fais partie ? »

En conclusion : il va être très intéressant d'observer la position des journalistes, photographes et cameramen durant le Quik Pro de Snappers et celle de l'ASP. Rappelons que dans sept mois la caravane WCT se posera en France pour le Roxy et le Quik Pro… Pas sûr que la presse française accepte de « travailler » dans les conditions imposées par l'organisation qui gère le tour professionnel. Pas sur que le surf en sorte gagnant sur la scène médiatique française qui commence seulement à en faire écho.

 

Article complet à lire en cliquant ici

 

Dernière modification le : 27 février 2014
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