Un an après – « Cette crise sanitaire a été terrible pour la vie du club »

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Il y a un an le pays connaissait un premier et long confinement de deux mois. De nombreux clubs avaient alors témoigné de leur inquiétude.  Comment ont-ils finalement traversé l’année 2020, comment fonctionnent-ils aujourd’hui et comment voient-ils l’avenir ?
 

Aujourd’hui : Cotentin Surf Club


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Vous souvenez-vous des premiers jours du confinement de mars 2020 ? 
Oui, on ne savait vraiment pas à quoi s’attendre. L’interdiction de surfer a été comme un coup de massue. La grande majorité de nos adhérents devait reprendre les entraînements fin mars.

Comment avez-vous traversé les 8 semaines de confinement l'an dernier ? 
On a pris notre mal en patience. On a essayé de garder un lien surtout avec les compétiteurs pour l’entretien physique. Mais ce n’était pas simple. Dès que nous entrevu la possibilité d’une réouverture, plage et club, nous nous sommes rapprochés de la Mairie et nous nous sommes mis au boulot pour être prêt le jour J.

Le confinement a t-il eu un sérieux impact sur votre club durant ces deux mois ? 
Tous les activités club et école ont été annulées sur avril. Les salariés à l’année ont été mis au chômage partiel en avril, et nous avons décalé l’embauche des trois saisonniers. C’était aussi compliqué pour nos deux apprentis en formation BPJEPS. Nous avons pu ouvrir le 18 mai avec pas mal de changement sur le fonctionnement à mettre en place. Tous les scolaires et groupes ont été annulés sur le printemps et l’été. Nous avons pu reprendre l’activité club fin mai. Nous avons essayé d’organiser le championnat de Normandie mais l’absence de vagues ne l’a pas permis. Nous étions totalement dans le flou sur la saison estivale. C’était très inconfortable, notamment pour les salariés, avec, fin mai, une réservation proche de zéro et aucune visibilité sur le reste de la saison. Tout s’est accéléré à partir de la mi-juin et la saison a finalement été très intense.

Avez-vous craint pour la pérennité de votre club ? 
C’était difficile pour nos saisonniers qui ne savaient pas quand ils allaient être embauchés. Pour les CDI et le club en général, nous étions plutôt confiants puisque nous ne pensions pas que la crise sanitaire aller durer.

Vous êtes-vous senti soutenu ? 
Nous avons bénéficié du chômage partiel. En termes de soutien, c’était assez limité et il a fallu se débrouiller. Mais tout le monde était dans le même cas dans cette situation vraiment inédite. Il a fallu décrypter les protocoles et les mettre en place. Avec du recul, il y a du bon dans cette grande remise en question.

Qu'avez-vous entrepris au sortir du confinement en mai ? 
La priorité était la remise en route des entraînements pour les adhérents. Avec deux mois de perdu, nous avons pris la décision de poursuivre les entraînements sur l’été parallèlement à l’école de surf. Pour les évènements, c’était plus compliqué : déclaration préfecture, nouveau protocole, etc… Pour l’activité école, nous avons communiqué sur la réouverture, mais les gens avaient tellement besoin de profiter d’activités extérieures, et notamment de la mer, que ce n'était finalement pas nécessaire.

Comment vous êtes-vous adapté aux restrictions sanitaires mises en place et qui sont toujours en vigueur ? 
Nous avons mis en place tout un système de circulation et d’horaires en fonction des activités. Fermeture des vestiaires, accueil en extérieur, désinfection matos, etc…Nous avons eu la chance d’avoir la météo avec nous. Encore une fois, cela a été riche d’enseignements et nous garderons des organisations, même sans crise sanitaire.

Avez-vous finalement passé une bonne saison estivale ? 
Les scolaires n’ont pas pu surfer au printemps. Beaucoup d’élèves attendent ça et c’est donc décevant pour eux. La saison estivale a été incroyable. L’activité a augmenté de 25% malgré l’absence des groupes. C’était très rassurant économiquement, mais cela a aussi apporté quelques problèmes autant dans l’eau qu’à terre. Notre territoire n’est pas habitué et pas équipé pour recevoir autant de monde. Le spot était surchargé et il y a eu des tensions entre activités nautiques et baignade. Nous avons trop vu de comportements inadaptés liés à une mauvaise connaissance de l’environnement marin. Par contre, cette crise sanitaire a été terrible pour la vie du club. La limitation des rassemblements est dure à encaisser pour un club.

Le confinement du mois de novembre vous a t-il affecté et replongé dans les doutes ? 
Cela a mis un nouveau coup d’arrêt aux entraînements. La saison 2020 n’a donc compté que 5 mois. Pour l’école, c’était moins grave, novembre est le début de la saison creuse.

La situation actuelle vous inquiète-t-elle encore pour votre club ?
On ne peut toujours pas organiser de compétition et ça commence à faire très long. Le couvre-feu nous impose de modifier nos créneaux d’entraînements, nous sommes inquiets pour nos stages club prévus sur les vacances de Pâques. Pour l’école, il n’y a pas vraiment d’inquiétudes, nous avons déjà bien travaillé sur février, ce qui est une première pour l’école. Il ne faudrait pas que la situation dégénère et que nous soyons reconfinés. Ce serait très dur pour le moral. Mais nous sommes assez confiants pour la saison estivale et la suite.

Comment fonctionnez-vous aujourd'hui ? 
Il s’agit plus d’adaptation. Il nous manque juste ces moments de rassemblement et de convivialité autour de notre passion.

Quel est l'état d'esprit général de vos licenciés, dirigeants, moniteurs, salariés ? 
Nous sommes plutôt confiants pour l’avenir. Même si nous nous posons la question de cette vague massive de nouveaux pratiquants. Va-t-elle continuer ou va-t-elle se tasser avec la sortie de crise ? Une chose est certaine, l’impatience de reprendre une vie de club normale avec des évènements, apéros, BBQ, compets, stages, etc... grandit chaque jour.

 

 

Dernière modification le : 23 mars 2021
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