« Important d’utiliser ce temps pour construire un meilleur futur » - Thomas Debierre, champion du monde juniors 2016

Depuis plus d'une semaine, nous publions les témoignages de nos surfeurs afin de savoir comment ils s'organisent, comment ils vivent le confinement, et quel message ils veulent envoyer durant cette crise sanitaire.
Aujourd'hui : Thomas Debierre, champion du monde juniors 2016


« Je suis en Guadeloupe pour vivre le confinement. J’ai décidé d’habiter seul dans un bungalow à côté de la maison de mes grands-parents. Je n'ai pas de contact avec eux mais je peux aller faire leurs courses et ainsi leur éviter de sortir et prendre des risques. Même si, ici, on a encore très peu de cas.
Ce confinement est assez frustrant car on a l’habitude de voyager énormément, d’être toujours très actifs et de découvrir pleins de choses. Là, d’un coup, tout s’est arrêté pour nous. On se retrouve sur un repos forcé. Qui fait du bien au final mais il faut essayer de pas trop se ramollir.
Pour m’occuper, je joue de la musique, je dessine, je lis, j’essaie de faire au moins 1 heure de sport par jour et, bien sûr, il y a Netflix et les réseaux sociaux qui prennent pas mal de mon temps. Ce qui est le plus dur c’est de se réveiller tout les matins et d’avoir la mer juste en face sans pouvoir y aller. Et de ne pas savoir exactement pendant combien de temps ça va encore durer…
Ce qui me surprend le plus ? La mentalité des gens, pas tous évidemment. Dans des situations difficiles comme celle là beaucoup sont égoïstes et ne pensent vraiment qu’à eux. Je trouve ça désespérant alors que l'on devrait être solidaire et franchir cette étape en s’aidant les uns et les autres. L’être humain préfère se prendre la tête, toujours exprimer son opinion en dégradant celui des autres, je pense notamment à Facebook où on en voit vraiment de toutes les couleurs, et je me dis que l'on va pas vraiment avancer avec cette mentalité.
Je pense qu’il est important d’utiliser ce temps que l’on a pour réfléchir à comment on pourrait changer nos habitudes pour construire un meilleur futur. La terre n’en est pas à son premier message d’alerte et je pense qu’il est encore temps de faire quelque chose pour permettre un futur viable aux prochaines générations. Tout dépend de nous et de comment nos dirigeants réagiront à la fin de cette crise. J’espère que cela fera changer les mentalités sur la manière dont nous vivons ! J’ai par exemple choisi d’essayer d’arrêter de consommer de la viande et je compte m’y tenir. »

Déjà parus
Vincent Duvignac, champion du monde par équipes de surf 2017
Amandine Chazot, championne du monde par équipes de Stand Up Paddle 2019
Eric Dargent, vice-champion du monde de Para Surf 2020
Jérémy Florès, n.10 mondial
Antoine Delpero, champion du monde de longboard
Michel Bourez, n.13 mondial
Justine Dupont, surfeuse de grosses vagues

Caroline Angibaud, vice-championne du monde Sup surf
Maud Le Car et Joan Duru, surfeurs pros

 

 

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